21.10.2020 - Oubadah Nouktah: Prix du Public (catégorie Accessoires de mode) - 35e Festival international de mode, de photographie et d’accessoires de mode - Hyères
DI, PH
EXECAL, Association - Expires 30.04.2021

Bravo à Oubadah Nouktah, diplômé du MAS in Design for Luxury & Craftsmanship en 2018, qui a remporté le Prix du Public dans la catégorie Accessoires de mode à l'occasion du 35e festival international de mode, de photographie et d’accessoires de mode - Hyères à la Villa Noailles, Hyères !
https://villanoailles-hyeres.com/festivals/35e-festival-international-de-mode-de-photographie-et-daccessoires-de-mode/contest:accessories

L'ECAL comptait également trois autres anciens diplômé-e-s qui étaient finalistes dans cette catégorie (Joanne Guiraud – Jil Jander – Giulia Chéhab) ainsi que deux dans la catégorie Photographie (Laurence Kubski - Alina Frieske).
https://villanoailles-hyeres.com/festivals/35e-festival-international-de-mode-de-photographie-et-daccessoires-de-mode/contest:photography

Concours d'accessoires de mode
Le jury accessoires de mode est présidé, par Hubert Barrère.
Il s’est réuni à Paris, au showroom des Métiers d’art de CHANEL, le 22 janvier 2020 pour choisir les dix finalistes de la compétition (plus de 150 dossiers ont été reçus de 32 nationalités, 36 dossiers pré-sélectionnés).

Concours de photographie
Le jury photographie est présidé cette année par Paolo Roversi.
Il s’est réuni à Paris, au studio Luce, le 22 janvier 2020 pour choisir les dix finalistes de la compétition (près de 700 dossiers ont été reçus de 50 nationalités, 38 dossiers pré-sélectionnés).Le jury a sélectionné dix jeunes photographes de 8 nationalités différentes. Leurs photographies seront présentées dans deux expositions collectives à la villa Noailles et à la Tour des Templiers, ouvertes jusqu’au 24 mai 2020.

Image : Philippe Jarrigeon

18.10.2020 - La machine à écrire, outil d'émancipation ('Rock me Baby' de Sébastien Mettraux)
AV, CI, DG, DI, Other
EXECAL, Association - Expires 30.04.2021

RTS Culture consacre un grand format à la machine à écrire, en lien avec l'exposition à Yverdon-les-Bains :
https://www.rts.ch/info/culture/11670132-la-machine-a-ecrire-outil-demancipation.html

Objet mythique du XXe siècle, quatre institutions culturelles d'Yverdon-les-Bains redonnent vie à la machine à écrire, plus spécifiquement à l'Hermès baby, fleuron de l’industrie du Nord vaudois. En un peu plus d'un siècle, la machine à écrire aura accompagné la révolution industrielle et permis aux femmes d'entrer dans le monde du travail de bureau. Sans compter le cinéma, né peu après elle, qui en a fait un accessoire récurrent.

VOIR AUSSI le reportage diffusé sur la RTS au 19h30 (20.10.2020) :
https://bit.ly/3kmKuwb
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ROCK ME BABY
Un regard croisé sur la machine à écrire et le paysage industriel vaudois
Prix du Patrimoine vaudois 2019 remis par Retraites Populaires
Une proposition de Sébastien Mettraux
[diplômé ECAL, BA-AV 2006]
L'exposition est visible dès maintenant au Centre d'art contemporain Yverdon les Bains et au Musée d'Yverdon et région.
Et prochainement aussi à la Maison d'Ailleurs et à la Bibliothèque publique et scolaire.
Plus d'infos : https://rockmebaby.ch

Photo: Jean-Christophe Bott - Keystone

14.10.2020 - Carmen Jaquier: coups de «Foudre» dans le Binntal
CI
EXECAL, Association - Expires 14.11.2020

La cinéaste genevoise Carmen Jaquier [diplômée BA-CI 2011 + MA-CI 2016] vient d’achever le tournage de son premier long métrage, «Foudre», dans le Haut-Valais. Reportage en immersion sur un plateau où s’activent des figurants et comédiens en costumes et des techniciens masqués

Ce matin-là, alors que les rives du Léman sont encore enrobées d’une douceur estivale, la température est à Ernen plutôt fraîche. Le village haut-valaisan, perché à 1200 mètres d’altitude, dans le district de Conches, semble encore endormi. Devant l’historique Tellenhaus, «maison de Guillaume Tell» datant du XVIe siècle et célèbre pour sa fresque du héros à l’arbalète considérée comme la plus ancienne de Suisse, quelques villageois discutent tranquillement. Robes épaisses et élégants tabliers pour les femmes, vestons noirs rugueux un peu trop larges et chemises blanches pour les hommes. Ils semblent apprêtés pour la messe, même si on est vendredi.

En approchant, on se sent soudain comme le personnage de Michel Voïta dans Jenatsch, de Daniel Schmid, projeté au détour d’une ruelle dans un village grison du XVIIe siècle. Plus tard dans la journée, de nombreux promeneurs se poseront la même question. Mais que font ces gens habillés comme des paysans d’un autre siècle? La réponse est simple: ils participent au tournage de Foudre, premier long métrage de la Genevoise Carmen Jaquier. Et ce jour-là, la séquence qui doit être mise en boîte avant la nuit se déroule à l’extérieur d’une chapelle située un peu plus haut, dans une verte forêt de la vallée de Binn.

Bonne ambiance et cohésion
A notre tour de pénétrer dans la Tellenhaus, où s’affairent plusieurs costumières. Des figurants arrivent les uns les après autres et s’emparent de leurs habits, essayés deux semaines auparavant puis soigneusement lavés et qu’ils sont dorénavant les seuls à pouvoir toucher, Covid-19 oblige. De même, dès que la distance sociale ne peut pas être respectée, le masque est obligatoire. Nous voici bientôt «déguisé» nous aussi en villageois ayant sorti ses habits du dimanche. Quitte à assister à un tournage, autant le vivre de l’intérieur en tant que figurant plutôt qu’en observateur jamais là où il faut.

«Vous êtes un figurant de la région?» Dans la petite salle qui sert autant de bureau que de cafétéria, la jeune Diana Gervalla, qui incarne une des sœurs cadettes d’Elisabeth, le personnage central du film, entame d’emblée la conversation. «Non, je suis un journaliste en reportage», lui répond-on. Noah Watzlavick, qui joue Pierrot, un des trois garçons troublés par Elisabeth, se montre curieux. On lui retourne vite ses questions. Etudiant en design à l’ECAL (Ecole cantonale d’art de Lausanne), il vit sa première expérience de comédien.

Intéressé par le cinéma, guère étonnant lorsqu’on apprendra qu’il est le fils du cinéaste Romed Wyder, il a tout simplement répondu à une annonce puis passé un casting, pour voir. «Afin d’avoir plus de cohésion avec les autres personnages masculins, on vit à trois dans un appartement. C’est très sympa», explique-t-il. «Sympa» et «cohésion», ces mots reviendront souvent. Si un tournage n’est jamais un long fleuve tranquille, celui de Foudre semble se dérouler d’une manière extrêmement organique, avec des équipes artistiques et techniques soudées, portées par l’enthousiasme d’une réalisatrice qui sait exactement ce qu’elle veut.

Filmer, c’est tricher
Une vingtaine de figurants ont enfilé leurs costumes, prêts à s’engouffrer dans les voitures qui vont les emmener vers l’église servant de décor du jour. La séquence qui va être tournée est cruciale. Il s’agit de la rencontre entre Elisabeth, Pierrot, Joseph et Emile, qui durant la messe vont s’échanger des regards troublés. L’histoire se déroule durant l’été 1900. Alors qu’elle s’apprêtait à prononcer ses vœux, après plusieurs années passées au couvent, Elisabeth se voit obligée de rentrer dans son village natal, suite au décès de sa sœur aînée. Elle doit aider ses parents et s’occuper de ses deux cadettes. Là-haut sur la montagne, elle va tenter de retrouver l’innocence de son enfance aux côtés des trois garçons, devenus de solides jeunes hommes. Alors qu’elle se croyait guidée par la foi, voici qu’elle va être animée d’une autre forme de désir.

Après avoir été accueillis et briefés par Natalia Ducrey, deuxième assistante réalisation, les figurants sont maintenant massés sur le perron de la chapelle et aux alentours. L’intérieur de la petite église est quasiment vide. La caméra étant placée à l’extérieur, il faut donner l’impression qu’elle est remplie, que les gens ne peuvent plus rentrer. Le cinéma, c’est aussi l’art de la tricherie. On se retrouve entre Noah Watzlawick, Benjamin Python (Emile) et Mermoz Melchior (Joseph). Lilith Grasmug (Elisabeth) se tient un peu plus loin, en bas des marches, entourée de François Revaclier et Sabine Timoteo, qui jouent ses parents.

Caroline Ronzon, première assistante réalisation, semble jouer au Tetris, déplaçant de quelques centimètres les figurants et comédiens. Des places sont échangées, des chapeaux enlevés et portés à la main, afin que l’ensemble soit homogène. «Quoi qu’il se passe, ne regardez jamais la caméra, c’est comme si elle n’existait pas.» La règle est répétée une fois de plus. Plusieurs figurants viennent de la région et n’ont jamais mis les pieds sur un plateau de cinéma. Vivien habite à Sion, Pierre est venu d’Ayens. Ils sont impressionnés par la minutie de la mise en place et l’atmosphère relativement calme qui règne malgré une pression bien palpable. Même si Carmen Jaquier bénéficie de huit semaines de tournage, chaque minute compte.

Messe en latin
«Foudre, séquence 32, première. Moteur, ça tourne… action!» A l’intérieur de la chapelle, Marco Calamandrei entonne une messe en latin. Le comédien lausannois s’est glissé dans la soutane d’un prêtre. L’assistance est suspendue à ses lèvres. Car il s’agit de répondre à ses incantations: «Memento», à prononcer «meeee-men-toooo» – les raccords son seront faits en fin de journée. «Coupez!» Les prises se succèdent. A chaque fois, quelques menus ajustements sont faits. La caméra est ensuite déplacée. Il s’agit maintenant de capter les regards que s’échangent furtivement Elisabeth et les garçons. Carmen Jaquier affine le jeu des acteurs, leur demande de faire passer d’autres émotions.

Marco Calamandrei va passer un total de sept jours – non consécutifs – sur le tournage, nous expliquera-t-il lors de la pause-café. Il va notamment tourner des scènes d’exorcisme et d’accouchement. «Apprendre une messe en latin? Oui, c’est compliqué», rigole-t-il. Mais il parle italien, et c’est un atout. «Silence demandé!» Il nous faut déjà reprendre notre place. Le planning est tenu. Les figurants et comédiens sont libérés les uns après les autres. Retour à Ernen, dont la place centrale accueille la cantine. L’occasion, autour d’une assiette de lasagnes végétariennes, de converser avec Carmen Jaquier et sa productrice Flavia Zanon, de la société genevois Close Up Films.

La réalisatrice est soulagée. La séquence, qui est à la base de l’histoire d’amour et d’amitié qui constitue l’arc narratif central de Foudre, correspond parfaitement à ce qu’elle avait imaginé dans un scénario qui a beaucoup évolué depuis sa première version, écrite en 2011. «Une des inspirations premières vient d’un fait divers que j’avais découvert dans un journal. Il s’agissait d’une nouvelle très brève: «une jeune fille de 14 ans et un jeune homme de 16 ans se sont immolés par le feu dans une banlieue de Berlin». Je me suis demandé ce qui pouvait pousser deux jeunes à en arriver là. La première histoire que j’ai écrite se déroulait dans les années 2000. J’avais envie de parler d’un amour impossible à la Roméo et Juliette.»

Bonne étoile
Le récit a finalement évolué, tout comme son issue tragique. C’est finalement suite à la découverte de cahiers appartenant à sa grand-mère, et dans lesquels elle racontait son enfance dans le Valais du début du XXe siècle, que Carmen Jaquier a décidé de réaliser un film d’époque. Avec sa cheffe opératrice Marine Atlan, elle a passé beaucoup de temps à penser la matière esthétique du film, à parler de peinture et de photographie, de cinéma et de littérature, afin de construire l’atmosphère d’un long métrage qui, au-delà de sa tension dramatique, devrait être visuellement très fort. «Marine m’a notamment suggéré L’Evangile selon saint Matthieu, de Pasolini, qui m’a obsédé au point de devenir une référence centrale.»

Cette aventure ambitieuse n’a miraculeusement pas trop souffert de la pandémie de Covid-19. «On a l’avantage d’être dans une vallée reculée, avec une équipe vivant quasiment en autonomie», explique Flavia Zanon. La productrice se souvient de sa première rencontre avec Carmen Jaquier, lorsque celle-ci, après un bachelor en réalisation, achevait son master en écriture à la HEAD (Haute Ecole d’art et de design de Genève) et à l’ECAL. «J’ai immédiatement eu envie de travailler avec elle. Elle a une identité très forte, elle a vraiment des choses à raconter, comme on peut le voir dans ses courts métrages.»

Trois heures plus tard, nous revoici sur le plateau afin de tourner la sortie d’église. On se retrouve alors à devoir descendre solennellement quelques marches tout en adressant un signe de tête à Sabine Timoteo. Devoir interagir avec l’actrice bernoise, qui a remporté deux fois le Quartz de la meilleure interprétation, procure un indicible frisson. Et nous conforte dans cette idée que, décidément, Foudre semble être guidé par une bonne étoile. Benjamin Python ne dira pas le contraire. Malgré des journées parfois longues et un inévitable épuisement émotionnel, il n’en revient pas des «super belles rencontres» qu’il a pu faire.

Le cinéma est une aventure collective, de sa fabrication à sa consommation. Mais pour l’heure, Carmen Jaquier a retrouvé la solitude de la salle de montage. Le film devrait être achevé début mai. Il sera alors temps pour Flavia Zanon de lui trouver la meilleure des premières. Dans un grand festival? A suivre, comme on dit.

Article de Stéphane Gobbo paru dans Le Temps (11.10.2020) :
https://www.letemps.ch/culture/coups-foudre-binntal

13.10.2020 - Laurence Kubski 'Crickets' (photobook) published by Simonett & Baer
PH
EXECAL, Association - Expires 31.03.2021
Crickets
Stories of Chinese Insect Pets
Laurence Kubski

This project deals with a thousand-year-old tradition that lives on in China: raising crickets to hear them sing or see them fight.

Laurence Kubski spent weeks in the country to make this series of images, starting in the largest insect market in Shanghai. She followed cricket hunters in the shadows of remote cornfields in Shandong Province and met mafia members buying millions of yuans’ worth of crickets for illegal fighting. Immersing herself in this tradition, she learned the symbolism of flowers in traditional Chinese painting to compose her still life photographs.

With a text by Laurence Kubski.

Published by Simonett & Baer
ORDER: https://www.simonettbaer.com/books/crickets-laurence-kubski

https://www.laurence-kubski.com
https://swissdesignawardsblog.ch/participants/photography/laurence-kubski
Laurence graduated at ECAL (Bachelor Graphic Design 2010 + Master Art Direction 2015)

09.10.2020 - Votez pour Mélodie Mousset - OPLINEPRIZE Online Art Prize > 10 nov.
AV
EXECAL, Association - Expires 30.11.2020
Bienvenue dans l’univers du PRIX OPLINEPRIZE 2020 pour la 12ème édition dédiée à la WOMAN CREATOR
du 3 octobre au 10 novembre 2020.

Votez pour votre artiste préférée !
http://www.oplineprize.com

> Juliette Delecour, sélectionnée par Yoyo Maeght
Une vue d’ensemble du diplôme, une heure n’est pas une heure

> Justine Emard, sélectionnée par Alain Thibault
Co(Al)xistence

> Alia Farid sélectionnée par Dominique Jakob (Invité d’honneur)
At the time of the Ebb

> Olga Kisseleva, sélectionnée par Maurice Benayoun
EDEN Ethics - Durability - Ecology - Nature

> Eva L’Hoest, sélectionnée par ORLAN
Vestibules

> Mélodie Mousset*, sélectionnée par Michael Swierczynski
HanaHana
http://www.hanahana.world

> Beatriz Helena Ramos, sélectionnée par Primavera De Filippi
Art exploration

> Brigitte Zieger, sélectionnée par Boris Grebille
Women are different

Remise des prix le 12 novembre 2020 au Centre Culturel Wallonie-Bruxelles de Paris.

* Mélodie Mousset a obtenu son diplôme en Arts visuels en 2004 à l'ECAL.
Mélodie Mousset (née en 1981 à Abu Dhabi, vit à Zurich) utilise son propre corps pour cartographier, indexer et narrer un «soi» qui semble en métamorphose permanente, lui échappant dès qu’elle cherche à en prendre possession. Elle s’intéresse aux processus d’individuation biologiques, techniques, culturels, individuels et collectifs qui forment le corps. Ces questions anthropologiques et philosophiques prennent forme dans des vidéos, sculptures, installations, performances ou de la réalité virtuelle.

Dans le film Intra Aura Mélodie Mousset entreprend une recherche intense et de longue durée pour approfondir cet intérêt pour le corps, son intériorité phsychique et organique. Elle s’approprie des technologies de visualisation médicales (IRM, impression 3D), les met en rapport avec des rites chamaniques des « curanderos » Mazatèques qu’elle rencontre au cours d’un voyage au Mexique et les combine avec un travail plastique et filmographique.

Avec HanaHana, Mélodie Mousset prolonge cet intérêt pour une narration onirique, une curiosité pour la perméabilité des limites corporelles et un détournement artistique des technologies de pointe. En empruntant la forme du jeu interactif et collaboratif, cette œuvre de réalité virtuelle constitue un environnement fantastique immersif. Chacun.e peut générer des formes et laisser des traces de son passage dans ce désert habité par des sculptures archaïques où fleurissent des mains humaines de toutes tailles et couleurs. Les joueuses et joueurs peuvent se téléporter et multiplier leurs corps à l’extérieur d’eux mêmes et, en version connectée, interagir avec des joueurs qui se trouvent à d’autres endroits. L’espace d’exposition devient ainsi un espace partagé, à la frontière de l’intime et du public, virtuel tout autant que réel.
La combinaison de la musique envoûtante avec l’audio interactif, généré en temps réel par les activités et gestes des joueuses et des joueurs, est également une composante essentielle de cet environnement multi-sensoriel. Dernièrement, Mélodie Mousset fouille particulièrement l’aspect interactif et musical de la réalité virtuelle et cherche à développer un nouveau langage de programmation et d’expérience musicale.

La pratique de Mélodie Mousset s’inscrit profondément dans l’expérience d’un monde contemporain déroutant, défini par ce contraste entre le numérique et le corporel. Avec ses œuvres nous sommes amenés à nous questionner comment se positionnent, dans cet environnement de plus en plus dirigé par les technologies numériques, les corps humains physiques, réels, opaques, vivants, remplis d’organes, porteurs d’une intériorité mentale et psychique, avec des recoins riches d’imagination. Comme le dit l’écrivain et vidéaste américaine Chris Kraus : « Mousset’s associative process is so rich. She fully believes in her own imagination and the logical or alogical digressions that shape an inner life. » (424 mots)

– Claire Hoffmann

08.10.2020 - Hélène Becquelin '1979' (Bandes dessinées)
DG
EXECAL, Association - Expires 28.02.2021
1979
Hélène Becquelin
Ed. Antipodes, 2020
159 pages
22€ / 25CHF

Dans une ambiance de fin des seventies, Hélène Becquelin [diplômée ECBA, Design graphique en 1987] démarre une nouvelle série de bandes dessinées et raconte son adolescence solitaire et décalée par rapport à son entourage. La découverte du punk rock va bouleverser sa vie : c'est le début d’autres horizons culturels et géographiques qui vont «accessoirement» lui sauver la vie !
Avec son point de vue féminin et distancé du milieu rock en Suisse romande de cette époque, l’auteure nous propulse vers son adolescence explosive dans le Lausanne de la fin des 70’s et nous montre comment une jeune provinciale arrive dans la « grande » ville, découvre le Sapri Shop, le Centre autonome, les punks de la Dolce Vita…

"Brigitte se la pète parce qu’un mec de plus de 18 ans vient la chercher à l’école. Mais ce type a la répute d’être tellement crétin qu’il ne peut se taper que des filles bien plus jeunes que lui. Se faire tringler par un bofiaud sur la banquette arrière d’une Opel Manta, bof, bof…" (Extrait de "1979")
https://www.antipodes.ch/librairie/1979-detail

Playlist de la BD compilée par Hélène et disponible sur https://www.1979labd.com

VOIR le reportage diffusé sur la RTS, Téléjournal 19h30 (03.10.2020):
https://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/le-monde-tres-masculin-de-la-bd-souvre-peu-a-peu-aux-autrices-et-dessinatrices--rencontre-avec-j--bischoff-et-h--becquelin?urn=urn:rts:video:11650293

ECOUTER l'entretien diffusé sur la RTS (émission QWERTZ, 16.09.2020):
https://www.rts.ch/info/culture/livres/11608184-helene-becquelin-la-musique-punk-ma-sauvee.html

04.10.2020 - Hansel & Bastien Schloupt: Piks - OPPI Toys (Montpellier, FR)
DI
EXECAL, Association - Expires 30.04.2021
FR
En 2018, Hansel Schloupt (diplômé à l'ECAL en Master Design de produit, 2015) et son frère Bastien décident d’unir leurs forces pour créer OPPI ® et de se lancer dans l’aventure avec Piks.
Depuis, ils cartonnent et ont remporté de nombreuses récompenses, dont un Red Dot Award 2020 et le Grand Prix du Jouet tout récemment.

Piks est un jouet créatif conçu pour le développement de l’attention et de la concentration des enfants.
Le but du jeu est simple : créer la structure la plus originale et impressionnante sans laisser tomber aucune pièce !
La prise de décision, la motricité fine et l’imagination transformeront les joueurs en de véritables artistes en pleine performance de concentration.
https://www.oppitoys.com
https://www.schloupt.com

EN
In 2018, Hansel Schloupt (ECAL graduate in Master Product Design, 2015) and his brother Bastien decided to join forces to create OPPI ® and to embark on an adventure with Piks.
Since then, they are successful and have won numerous awards, including a Red Dot Award 2020 and the Grand Prix du Jouet [Toy Award] recently.

Piks is a creative toy designed to develop the attention and concentration of children.
The goal of the game is simple: create the most original and impressive structure without dropping any parts!
Decision-making, fine motor skills and imagination will transform players into real artists in full performance of concentration.
https://www.oppitoys.com/en/
https://www.schloupt.com

04.10.2020 - Yeşim Eröktem, one of the juror of iF Design Talent Award 2020_02
DI
EXECAL, Association - Expires 30.04.2021
The iF DESIGN TALENT AWARD is one of the most important design prizes for students from all over the world, with about 10,000 submissions each year.

This time, the iF DESIGN TALENT AWARD grew in support and new features for young design talents! We happily welcomed new sponsors: GROHE and Compal Electronics, next to Samsung Electronics, Wonderland, Haier and Dongguan South China Design Innovation Institute.

The competition categories correspond to the Sustainable Development Goals of the United Nations. That’s the reason why we are looking for submissions that address the most pressing challenges facing our society.

Once winners have been chosen and the prize money awarded, all winning entries are published here in the iF WORLD DESIGN GUIDE.

The best entries win a share of prize money of EUR 50,000 (in total in 2020).
The registration for the second round is now closed! Stay tuned for the next round.
https://ifworlddesignguide.com/awards/participate/if-design-talent-award-2020-02

Say hello to this year's jury of the second round of the iF DESIGN TALENT AWARD 😍🏆 30 experts are going to judge the student concepts of which the best will be awarded in October. Last – but not least – we present:

1. Tak Lee, Chief Advisor at the Dongguan South China Design Innovation Institute in Dongguan City as well as Group Chairman and CEO of the Contact Design Group in Hong Kong (both China), and
2. Yeşim Eröktem, product designer and co-founder of DAY Studio in Istanbul (Turkey).

https://ifworlddesignguide.com/juror/10205-yesim-eroktem
http://day-studio.com

04.10.2020 - Sandrine Pelletier, Fabrice Aragno: Lauréats des Prix de la Fondation vaudoise pour la culture
CI, DG
EXECAL, Association - Expires 28.02.2021
Sandrine Pelletier, diplômée de l'ECAL en BA Design Graphique en 2002, a été récompensée du Grand Prix de la Fondation vaudoise pour la culture, doté de CHF 50'000.- et qui honore une personnalité du monde culturel vaudois qui a enrichi le pays par une oeuvre forte et une approche neuve.
https://www.fvpc.ch/laureat/2020/sandrine-pelletier
http://www.sandrinepelletier.com

A cette occasion, Fabrice Aragno, diplômé de l'ECAL en Cinéma en 1998, a été récompensé par le Prix du rayonnement d’un montant de CHF 20'000.- qui distingue une personnalité du monde culturel vaudois dont la renommée dépasse les frontières du canton de Vaud et de la Suisse.
https://www.fvpc.ch/laureat/2020/fabrice-aragno
https://casa-azul.ch

La cérémonie de remise des prix retransmise en direct vendredi 2 octobre à 18h30 est visible sur : https://www.fvpc.ch/ceremonie

LIRE l'article paru dans 24 Heures (09.09.2020) : https://www.24heures.ch/le-grand-prix-decerne-a-la-plasticienne-sandrine-pelletier-910647214934

Photos: Younès Klouche [ECAL alumnus, BA-PH 2015]

03.10.2020 - MEET, an experimental initiative by Holly Roussell and Alma Cecilia Suarez
PH
EXECAL, Association - Expires 31.01.2021
THE CONCEPT
MEET is an experimental initiative that aims to connect artists and cultural professionals using technology to identify shared interests. Under the umbrella of the Asia Photography Project, a Swiss non-profit association, this platform is both addressed to non‐commercial and commercial actors in the field of photography. It is for photographers of all career stages that are looking to present their work and seek mentorship, support and collaboration from experts from fields such as museums, festivals, publishing, galleries, agencies or media. It is for cultural workers, curators, editors, gallerists and publishers to discover new work and practitioners with similar interests and objectives from a range of career stages and geographies.
MEET expects participants to show creativity, professionalism and originality in the projects they submit.
MEET is an idea by Holly Roussell, independent curator, and Alma Cecilia Suarez, photographer [ECAL graduate, BA-PH 2014].

HOW TO PARTICIPATE
Artists working in photography of all career stages can upload work from an ongoing project to MEET for free. Individuals and collectives are welcome to apply. Artists should select and enter between 10-25 photographs from one particular project/series or body of work on Picter's Open Call website.

There is no theme or fee to participate in MEET.

TIMELINE
Open call closed
October 18, 2020

Selected artists contacted
October 31, 2020

MEET-ings
November 2020 (exact dates TBC)

https://www.meet-photo.com
https://www.instagram.com/meet_for_photo/

PHOTOGRAPHERS, APPLY HERE: https://contests.picter.com/2020-meet-open-submission

MEET Design Concept: Jacopo Atzori [ECAL graduate, MA-AD 2017]
MEET Graphic Design: Alma Cecilia Suarez
MEET Typeface © Jacopo Atzori

01.10.2020 - Pierrick Brégeon, Clément Rouzaud, Simon Paccaud, Julien Gremaud, Milo Keller, Charlotte Krieger [et al.]: Revelo n° 1 (Amaretto édition)
AV, DG, PH
EXECAL, Association - Expires 28.02.2021
REVELO N° 1

Chroniques de chantier, transformation de la gare de Vevey
Construction site chronicles, transformation of the Railway Station Vevey

Concept & Editorial Direction
Pierrick Brégeon*, Clément Rouzaud*
Maurizio Tempesta, Antonino Tramparulo

Authors
Olivia Fahmy
Rémy Gindroz
Julien Gremaud*
Matthieu Jaccard
Milo Keller*
Charlotte Krieger*
Olivier Lovey
Nicolas Meier
Céline Michel
Simon Paccaud*
Tempesta Tramparulo
Matthias Urban
Eurostandard*

* ECAL Alumni

FR
REVELO  –  dévoiler, mettre à nu en latin   –  propose une im­mersion sur le terrain d’un chantier en développant un processus collaboratif visant à valoriser ses acteurs et leurs oeuvres. À travers diverses chroniques, les contributeurs de cette édition offrent une vision singulière du lieu. Ce premier numéro, Transformation de la Gare CH – 1800 Vevey,interroge les multiples usages d’un tel édifice public. Entre documentation, recherches historiques, valeurs patrimoniales, détails techniques, visions locales, actes artistiques, anecdotes et fictions, le contenu s’étend sur 6 journaux thé­matiques réunis dans un ouvrage exclusif.

EN
REVELO – to unveil, to lay bare in Latin – proposes an immersion on the field of a building site by developing a collaborative process which aims to valorize its ­actors and their works. Through various chronicles, the contributors of this edition present a singular ­vision of the place. This first issue, Transformation of the Railway Station CH – 1800 Vevey, interrogates the multiple uses of this kind of public building. ­Between documentation, historical research, patrimonial ­importance, technical detailsa, local visions, artistic acts, anecdotes and fictions, the content extends over 6 thematic journals gathered in an exclusive work.

Pré-commande / Pre-order:
https://amaretto.online/#command

01.10.2020 - L’objectif de Laurence Rasti sonde les méandres de l’identité
PH
EXECAL, Association - Expires 28.02.2021
La jeune artiste genevoise vient de se voir décerner une bourse de la Ville de Genève pour un travail pertinent et sensible sur la féminité.

Elle arrive rayonnante dans un manteau camel qui dissimule un petit bedon plein de promesses. Lorsqu’on lui demande si elle est enceinte d’une fille ou d’un garçon, Laurence Rasti, 30 ans, éclate d’un rire malicieux: «Surprise! Je ne peux pas travailler sur les questions de genre et vouloir connaître d’avance le sexe de mon enfant.» Née à Genève de parents iraniens, la photographe se lance très tôt dans le décryptage de la notion d’identité. Son double héritage culturel la pousse à confronter le pouvoir des sexes, à détricoter les concepts de masculinité et de féminité et à dénoncer les inégalités qui la révoltent.

Après avoir notamment consacré un très beau travail aux homosexuels iraniens exilés en Turquie («There are no homosexuels in Iran»), l’artiste a soumis à son objectif deux de ses amies durant deux ans, afin d’interroger le féminin, son ressenti et ses expressions. Intitulé «Venuses», ce projet au long cours mêlant portraits et entretiens vient de se voir attribuer une des bourses Berthoud, Lissignol-Chevalier et Galland pour la jeune création contemporaine décernées chaque année par la Ville de Genève, et dont les nominés et les lauréats sont actuellement exposés au Centre d’art contemporain.

Transformation des corps
L’accrochage présente donc deux femmes dans l’intimité de leur chambre à coucher ou à la faveur d’un bain. Une même mélancolie semble voiler leur jeunesse et leur beauté, mises en dialogue par la grâce photographique. C’est en Turquie que Laurence Rasti se lie d’amitié avec Shaya, une femme trans iranienne, alors qu’elle fait la connaissance de Lena, sa voisine, sur son palier genevois.

En 2018, l’artiste décide de mener, avec la complicité de Shaya, une recherche sur les notions de féminin et de féminité: «L’idée était d’explorer ce que signifie d’être une femme, pour elle comme pour moi, dans une société binaire qui vous enseigne à être soit femme, soit homme», explique celle qui enseigne aujourd’hui à l’EDHEA (École de design et haute école d’art du Valais). Au même moment, Lena découvre qu’elle est atteinte d’un cancer du sein: «On a décidé de documenter sa bataille contre la maladie.» Par l’image et la parole: clichés et extraits de textes nourrissent le fil de la narration.

Au bout de quelques mois, Laurence Rasti réalise combien ces deux projets éclos séparément entrent en résonance. À la transformation du corps et à la lutte pour son acceptation de celle qui change de sexe répondent les modifications que les traitements infligent à l’organisme de la malade. Pendant que l’une prend des hormones, l’autre s’en retrouve dépourvue. «Ce qui réunissait Shaya et Lena, c’est qu’elles ne se sont jamais départies de ce sentiment profond d’être une femme, malgré, pour la première, le fait d’être née avec des organes sexuels masculins, et, pour la seconde, la perte d’attributs sexuels secondaires ou des cheveux.»

Combats forts et actuels
Endossant le rôle de médiatrice, la photographe instaure une conversation à trois, qui met en lumière avec délicatesse les affinités des combats forts et actuels d’un duo de femmes dont l’enveloppe physique mue. Le procédé, bien qu’irrigué par la lecture de nombreux textes théoriques, s’appuie sur l’autodéfinition de soi et démontre que la représentation du genre féminin s’avère éminemment plurielle.

Si l’art photographique constitue aujourd’hui le médium de prédilection de Laurence Rasti, il n’était en rien une vocation: «Depuis toute petite, je voulais faire du droit. Mes fréquents séjours familiaux en Iran, où les codes sociaux ne sont pas les mêmes, me donnaient envie de me battre pour l’égalité, l’émancipation et la liberté d’expression.» Finalement, son don pour le dessin l’oriente vers un CFC de graphisme, puis à l’ECAL (École cantonale d’art de Lausanne), où un professeur lui met un appareil entre les mains. «Au début, c’était très compliqué, ça ne m’intéressait pas! Mais j’ai rapidement compris la force de communication de l’image.»

Force dont la jeune artiste, qui a complété sa formation à la HEAD (Haute École d’art et de design de Genève), use depuis pour exprimer ses indignations. Alors qu’elle met la dernière main à l’enquête photographique genevoise 2019 sur la mobilité – «un travail engagé en lien avec les permis de séjour et l’immigration» –, Laurence Rasti développe aussi des projets personnels sur la pauvreté en Suisse et les inégalités de classe et de genre. «Aujourd’hui, je ne fais pas de droit mais je travaille sur des sujets politiques. J’utilise la photo comme langage universel pour parler de thématiques liées aux droits humains et fondamentaux.»

Bourses de la Ville pour la jeune création contemporaine, jusqu’au 11 octobre au Centre d’art contemporain, 10, rue des Vieux-Grenadiers, ma-di 11 h-18 h.
https://centre.ch/fr/

https://laurencerasti.ch

Article d'Irène Languin paru dans la Tribune de Genève (29.09.2020) :
https://www.tdg.ch/lobjectif-de-laurence-rasti-sonde-les-meandres-de-lidentite-463692808063

24.09.2020 - Matthieu Girel : Système d'étagère = Shelving system - Wogg70
DI
EXECAL, Association - Expires 31.03.2021
Matthieu Girel est un designer de produit indépendant basé à Renens/VD Suisse. Né en France, il a étudié les Arts Appliqués et travaillé pendant deux ans dans une agence d'architecture à Marseille. Il s'est installé en Suisse en 2009 et a terminé sa formation en Design Industriel à l’ECAL en 2012. Il travaille aujourd’hui sur des projets de mobilier et scénographies pour des des entreprises, des maisons d’édition, des galeries ou des particuliers. Il collabore avec l’EPFL/ECAL Lab depuis 7 ans en tant que chargé de cours pour la section SHS en design industriel.

https://wogg.ch/en/products/collection/shelving/wogg-70-shelving-system/
https://wogg.ch/fr/sur-wogg/designer/matthieu-girel/
https://www.matthieugirel.com

Matthieu Girel is an independent product designer based in Renens/VD Switzerland. Born in France, he studied Applied Arts and worked for two years in an architecture firm in Marseille. He moved to Switzerland in 2009 and completed his Industrial Design training at ECAL in 2012. He currently works on furniture and scenography projects for companies, publishing houses, galleries and individuals. He has been working with EPFL/ECAL Lab for 7 years as a lecturer for the SHS section in industrial design.

Photo: Wogg

20.09.2020 - Paula Cermeño, moderator - Congreso Académico de Diseño CADi (Lima / México / Bogota / Quito)
DI
EXECAL, Association - Expires 28.02.2021
Saturday September 19th at 4 pm (Lima / CDMX / Quito / Bogota Time) for the third day of the Latin American Design and Development Panels CADI 2020 via Facebook Live, Paula was moderating the Panel 8: Design and Nature.
The relationships of design with nature and natural resources, as input and also as concept discourse, and their potential in the specificities of the Latin American context.

A few years ago Paula took an interest in plants and have since wondered how we can address them from our practice and most recently from the academy. What is nature? Is it our resource, our input? Our colleague, our collaborator? Our role model? How can we address this from [bio] Latin American diversity?
.
She was beyond happy to have the following panelists, who have addressed this issue in very different ways:
1. Lucía Monge https://www.instagram.com/plantonmovil/ : Forestry Megaphone Project DISBOSQUE by https://www.instagram.com/fibracolectivo/
2. Ana Celia Martinez Martínez https://www.instagram.com/anart288/: Izote leaf wash for fiber
3. Mariana Leguía, Director of PUCP Genomics Lab: Project Synthetic Aesthetic Sound from Synthetic Biology, Mariana Leguía and Chris Chafe
4. Jorge Cajacuri, co-founder of https://www.instagram.com/eveaecofashion/: Hevea Brasiliensis Natural Tree Rubber
5. Tomás Vivanco https://www.instagram.com/tomas.vivanco/: Bi-dimensional 3 D Printing
6. Rafael Freyre https://www.instagram.com/estudioraffreyre/: Circular / Circular landscapes for https://www.instagram.com/centralrest/
7. UC Biofabrication Lab, represented by director Francisco Chateau https://www.instagram.com/biofab.uc/: Project Micotextil

WATCH the record of the livestream (in Spanish): https://www.facebook.com/cadi.latam/videos/333380951261414/

CADI Congreso Académico de Diseño, 17-26 setiembre 2020
https://cadilatam.org

20.09.2020 - Giliane Cachin, Shirin Yousefi, Jean-Stéphane Bron : Bourses + Prix culturels 2020 - Fondation Feenaards
AV, CI, DG
EXECAL, Association - Expires 28.02.2021
Jeudi soir 17 septembre à l'ECAL, la Fondation Leenaards a remis ses bourses culturelles 2020.
https://www.leenaards.ch/culture/bourses-culturelles/

L'ECAL était doublement à l'honneur avec deux bourses sur les huit attribuées à deux de ses alumni:
Shirin Yousefi, diplômée du Bachelor et du Master Arts Visuels, ainsi que Giliane Cachin, diplômée du Bachelor Design Graphique, ont donc reçu chacune une bourse de CHF 50'000.-.

Film de présentation de Shirin Yousefi: https://vimeo.com/457549177
Film de présentation de Giliane Cachin: https://vimeo.com/457544234

Par ailleurs, Jean-Stéphane Bron, diplômé du Bachelor Cinéma, a été récompensé par le Prix culturel 2020 doté de CHF 30'000.-
Autoportrait de Jean-Stéphane Bron: https://vimeo.com/457538853

Photo: ECAL/Jimmy Rachez

13.09.2020 - Yevgeniy Anfalov: LL Heymland typeface - Lineto
DG
EXECAL, Association - Expires 28.02.2021
Born in Kyiv (Ukraine) in 1986, Yevgeniy Anfalov moved to Germany in 2003. He studied Visual Communication at Hannover University of Applied Sciences and Arts, and he launched his own design practice in 2010, two years before graduation.

From 2015 to 2017, he completed the MA Art Direction at ECAL/University of Art and Design Lausanne, with a major in Type Design. He obtained an award of excellence for his graduation book project on the history of electronic music, ROTARY. Geschichte des Studios für elektronische Musik WDR Köln 1951–81.

Yevgeniy is working primarily in the fields of editorial design, visual identities, bespoke typefaces and online projects. With a practice rooted in thorough research and the traditions of graphic design, his approach combines the domains of typography, photography and information design. He recently set up Kyiv Type Foundry, which aims to offer new perspectives on the Russian and Ukrainian heritage of type design.

Since completing his first typeface for Lineto, LL Heymland (2020), Yevgeniy has been working on a reappraisal of Stephan Müller’s Chernobyl, a graphic stencil font designed in the late 1990s, to which he is adding a Cyrillic counterpart.

https://lineto.com/typefaces/heymland

10.09.2020 - Pablo Briones : «Baracoa», au revoir les enfants
CI
EXECAL, Association - Expires 28.02.2021
Cinéaste argentin installé à Genève, Pablo Briones a tourné à Cuba un beau film aux marges du documentaire et de la fiction.

Antuan et Leonel ont respectivement 13 et 9 ans. Malgré leur différence d’âge, qui à ce moment de la vie peut être un fossé, ils sont les meilleurs amis et passent leurs journées ensemble. Ils vivent dans un petit village de la campagne cubaine, c’est l’été, les journées sont interminables et les nuits chaudes. La première partie de Baracoa nous montre le quotidien des deux gamins, leurs discussions pas toujours anodines, leurs errances, leurs jeux parfois violents lorsque Antuan décide de montrer à Leonel qu’il est le plus fort.

«Leonel, garçon réservé, voit le monde de son enfance disparaître quand Antuan, son ami plus âgé, quitte leur petit village cubain pour s’installer à La Havane.» C’est ainsi que le film est officiellement résumé. Une phrase pour dire tout ce qui sous-tend Baracoa, ce passage de l’enfance à l’adolescence, ce moment où l’on perçoit que retrouver une certaine forme d’insouciance ne sera plus possible, que la vie ne sera désormais plus un long fleuve tranquille. La seconde partie du film prend alors une teinte plus mélancolique.

Cinéma direct
Baracoa est le premier long métrage de Pablo Briones. D’origine argentine, installé à Genève, ce réalisateur de 37 ans a commencé ses études de cinéma à l’Université nationale de Cordoba, avant de venir en Suisse suivre le master commun à l’ECAL (Ecole cantonale d’art de Lausanne) et à la HEAD (Haute Ecole d’art et de design de Genève). En 2016, participant à Cuba à un atelier animé par Abbas Kiarostami, il y rencontre Antuan et Leonel et décide aussitôt de les filmer. En résultera Pezcal, un court métrage notamment montré au Locarno Festival. A Cuba, le Genevois d’adoption a également croisé la route de deux documentaristes américains, Jace Freeman et Sean Clark, qui travaillent en duo sous le nom de The Moving Pictures Boys, et se revendiquent du cinéma direct. Ils ont collaboré avec lui sur Pezcal et cosignent aujourd’hui Baracoa.

«Tandis que Pablo «dirigeait» Leonel et Antuan, en leur proposant des situations et des thèmes d’improvisation dans une langue qui nous est étrangère, nous nous en remettions à notre instinct de documentaristes pour «rendre le spectacle visible», expliquent Freeman et Clark. De cette démarche est né un long métrage organique magnifiquement photographié, surtout dans ses séquences nocturnes, où ce qui compte finalement, au-delà de savoir ce qui est vrai ou fictionnel, c’est l’ambiance. Dévoilé dans la section Generation de la Berlinale 2019, Baracoa est un film fragile et précieux.

«Baracoa», de Pablo Briones & The Moving Picture Boys (Suisse, Etats-Unis, Espagne, 2019), 1h30.

Article de Stéphane Gobbo paru dans Le Temps (9.9.2020) :
https://www.letemps.ch/culture/baracoa-revoir-enfants

https://pablobriones.ch [diplômé ECAL/HEAD MA-CI 2014]
http://www.baracoa.film
https://c-sideprod.ch/production/baracoa/

VOIR AUSSI :
https://j-mag.ch/baracoa-le-premier-long-metrage-du-cineaste-suisse-argentin-pablo-briones-enfin-sur-les-ecrans-romands/
https://www.daily-movies.ch/interview-de-pablo-briones-pour-son-film-baracoa
https://www.locarnofestival.ch/fr/pardo/program/archive/2019/film?fid=1110439&eid=72&

04.09.2020 - Jean-Stéphane Bron reçoit le Prix culturel de la Fondation Leenards
CI
EXECAL, Association - Expires 28.02.2021
Le prix, doté de 30’000 francs, salue une personnalité culturelle au parcours d'exception. Un prix posthume est également décerné à Pierre Keller.

La Fondation Leenaards a remis son Prix culturel 2020 au réalisateur vaudois Jean-Stéphane Bron. A titre exceptionnel, elle décerne aussi un Prix culturel Leenaards posthume à l’artiste et ancien directeur de l’ECAL Pierre Keller. Huit bourses sont également attribuées à des artistes à l’aube de leur carrière.

Pour le jury, «l’acuité du regard de Jean-Stéphane Bron – qui interroge et éclaire les réalités les plus complexes – est particulièrement nécessaire en ces temps où l’image brouille plus souvent qu’elle ne révèle», a indiqué jeudi la Fondation Leenaards dans un communiqué. Le prix, doté de 30’000 francs, salue une personnalité culturelle au parcours d'exception.

Le jury salue aussi le «sens exceptionnel du récit» du réalisateur du «Génie helvétique» (2003), de «Cleveland contre Wall Street» (2010), de «L’Expérience Blocher» (2013) ou encore de «L’Opéra» (2018).

Création d’un «Prix Pierre Keller»
Le prix posthume à Pierre Keller lui est décerné pour «son rôle d’activateur de la culture ainsi que pour son goût et son talent mis au service des autres». Les 30’000 francs octroyés à cette occasion seront dévolus au soutien à la jeune création, par l'intermédiaire de la Fondation ECAL+.

Grâce à cette somme, cette dernière mettra en place un nouveau «Prix Pierre Keller». Il sera remis chaque année à de jeunes artistes et designers, étudiants ou diplômés de l’Ecole cantonale d’art de Lausanne (ECAL), institution dont M. Keller fut le directeur de 1995 à 2011.

Les Bourses culturelles Leenaards sont, elles, dotées de 50’000 francs chacune. Elles ont été attribuées à l’écrivaine Marina Skalova, aux metteurs en scène Jean-Daniel Piguet et Joël Maillard (aussi comédien et auteur), aux musiciens Louis Schild (instrumentiste), Julie Campiche (harpiste) et Vincent Casagrande (baryton) ainsi qu'à la plasticienne Shirin Yousefi et à la graphiste Giliane Cachin.

«En cette période où le secteur culturel est durement touché par les conséquences de la crise sanitaire, la diversité et la richesse des formats artistiques explorés par ces huit boursiers participent pleinement à cet élan créatif si essentiel à notre présent comme à notre futur», explique Catherine Othenin-Girard, présidente du jury.

Les différents prix et bourses seront remis le 17 septembre prochain à l’Ecole cantonale d’art de Lausanne (ECAL).

Article paru dans 24 Heures (3.9.2020) :
https://www.24heures.ch/jean-stephane-bron-recoit-le-prix-culturel-de-la-fondation-leenards-353662221790

https://www.rts.ch/info/culture/11577176-jeanstephane-bron-laureat-du-prix-culturel-2020-de-la-fondation-leenaards.html

https://www.leenaards.ch/bourse/jean-stephane-bron/

02.09.2020 - Urs Steiner in conversation with Elise Lammer - Istituto Svizzero (Roma)
AV
EXECAL, Association - Expires 28.02.2021
I venerdì pomeriggio
The Friday afternoons at Istituto Svizzero are dedicated to our residents. It is an opportunity for the public to learn more about the projects they are working on during this year’s residency.

S01E06 Fornever Forget. What traces do we leave?

An installation exploring notions of memory, time and legacy.

S01E05 Fornever Forget was the initial title of an event cancelled due to the pandemic in March. Exactly four months later, artist Urs August Steiner, currently fellow at Istituto Svizzero, Roma (2019/2020), invites the public to an evening which has an almost identical name S01E06 Fornever Forget: an installation with live performers and a new video work at Istituto Svizzero.

During the lockdown, he developed the concept further, which revolves around ideas of collective memory and personal legacy, creating a narrative that unfolds through the rooms of the historic Villa Maraini’s and its protected garden.

At a later date, Steiner will record a conversation with Swiss curator, artist and educator, Elise Lammer. In 2018, Lammer wrote an essay about atomic waste management. Titled Merry Oblivion: Empathy vs. Curiosity (ed. NERO), the text suggests that a paradoxical relationship between some of the humans’ evolutionary traits rules over our craving for a universal sign system.

Performers:
Nexus & Chiara Lucisano

Video:
Camera, Tommaso Cassinis
Sound Design, Bit-Tuner

The recorded conversation will be supplemented with visual material from the evening and will be available on the Istituto Svizzero’s website.

WATCH THE CONVERSATION UNTIL 13 SEPTEMBER

https://www.istitutosvizzero.it/it/installazione/s01e05-fornever-forget

URS AUGUST STEINER (lives and works in Zurich) studied at the Zürcher Hochschule der Künste (ZHdK) (Zurich), at the California College of the Arts (San Francisco) and completed an MA degree in Fine Arts at the ECAL École cantonale d’art de Lausanne in 2011. He has exhibited at Splatterpool (New York), Lokal-int (Biel), Grand Palais (Bern), Museum of Contemporary Art – MoCA (Shanghai), Despacio (San José, Costa Rica), Kunsthaus Glarus, Dienstgebäude (Zurich), Nextex (St. Gallen), Bombay Beach Biennale (California), Last Tango (Zurich). He was artist in residence in 2015 in Shanghai (Pro Helvetia) and in 2012 in New York (Residency Unlimited). In 2018 he won the Werkbeitrag Pro Helvetia, in 2018 and 2016 the Werkbeitrag Kanton St. Gallen, and in 2014 the Fokus-Preis Kunsthaus Glarus.

ELISE LAMMER (born in Lausanne, lives and works in Basel) was trained as a fine artist in Barcelona and holds an MFA in Curating from Goldsmiths College, London.
Since 2015, she is director of Alpina Huus, a research platform exploring performance and domestic space currently in residence at Arsenic, Contemporary Performing Arts Centre in Lausanne. Through a 3-year research project she is developing since 2018 a garden and performance programme in homage to Derek Jarman at La Becque | Artist Residency in La Tour-de-Peilz.
As an artist, curator and writer, Elise Lammer has participated in exhibitions in institutions and galleries internationally, including: Centre Culturel Suisse, Paris; Garage Museum of Contemporary Art, Moscow; Istituto Svizzero, Rome; MAMCO, Geneva; The Schinkel Pavillon, Berlin; The Goethe Institut, Beijing, Hong Kong; MCBA, Lausanne; among others. She is a contributor to CURA and Mousse Magazine.

24.08.2020 - Adrien Rovero : «La durabilité est une valeur intrinsèque au bon design»
DI
EXECAL, Association - Expires 28.02.2021
Le designer lausannois a imaginé pour la marque Miele des décalcomanies à repasser sur ses vêtements, pour leur redonner une seconde vie, dans une logique de surcyclage. La quête de durabilité traverse toute sa démarche créative.

Quels liens voyez-vous entre design et «surcyclage»?
Adrien Rovero: Chaque idée de design fait partie d’une histoire: on ne va pas réinventer totalement la chaise, quand on en conçoit une, mais on va l’améliorer et l’adapter à notre mode de vie. Chaque design est donc une forme de recyclage. L’upcycling ou «surcylage» fait partie de nombre de démarches créatives aujourd’hui. A différencier du simple «ready-made», qui ne consiste qu’à prendre une chose toute faite et la déplacer dans un autre contexte. Enfin, aujourd’hui, pour tous les concepteurs, réfléchir au cycle de vie de l’objet est une évidence, c’est pratiquement aussi important que la fonction de l’objet en elle-même.

L’écologie est-elle davantage présente lorsque vous concevez des produits aujourd’hui?
Il existe toute une série de critères de création: la fonction, la longévité, l’ergonomie, l’impact culturel et l’écologie. Je pense qu’il est fondamental de placer ce critère en premier aujourd’hui. A l’école de design, on essaie de transmettre que, puisqu’on crée des objets qui, par définition, consomment de l’énergie, il est d’autant plus important d’y apporter de la qualité, de dépasser l’aspect marketing pour concevoir un bon design. Celui-ci est forcément durable. La durabilité est une valeur intrinsèque au bon design.

Vous avez notamment collaboré avec la maison Hermès, réputée pour sa durabilité, qu’en avez-vous retiré?
Hermès a fondé un secteur, «Petit H», où les chutes issues de la fabrication des produits sont réutilisées. Pour moi, ces valeurs sont importantes. Si l’on conçoit un matériau de qualité, un cuir par exemple, il est finalement logique de ne pas le gâcher. Hermès est une maison issue de l’artisanat, et dans ce secteur, il a toujours été logique de réutiliser les matériaux issus de la fabrication. Finalement, on revient vers cette tendance.

En quoi avez-vous retrouvé ces valeurs en collaborant avec Miele?
Ce qui est intéressant chez Miele, c’est que leur modèle d’affaires combat structurellement l’obsolescence programmée: si une pièce d’une de leurs machines est défectueuse ou manquante, on peut la commander chez eux jusqu’à quinze ans plus tard! [Les pièces de rechange sont disponibles chez Miele pendant environ quinze ans, moins selon certains produits, mais parfois jusqu’à vingt ans. La Suisse contrairement à ses voisins ne compte pas de loi contre l’obsolescence programmée, ndlr.]

Avez-vous déjà renoncé à utiliser un matériau pour certaines de vos créations, par souci pour l’environnement?
Oui, pour l’une de mes créations, je souhaitais des pièces de métal brillantes, chromées, un procédé qui est peu écologique, j’y ai donc renoncé. Et j’essaie d’éviter le plastique. Mais il faut éviter les raccourcis: sur le bilan énergétique complet d’un objet, le plastique peut parfois avoir un réel intérêt par rapport au bois. A mon sens, il faut viser la justesse: le bon matériau, au bon endroit pour le bon usage. J’observe une explosion du greenwashing aujourd’hui…

Par exemple?
Des tubes de dentifrice au capuchon en bambou, où s’intègre un pas de vis en plastique. Il ne faut pas négliger ces détails. L’impact environnemental d’un objet est quelque chose de très complexe.

Qu’est-ce qui vous inspire pour aller vers la durabilité?
C’est le quotidien, nos usages et ce qu’on rêverait d’avoir. Je n’entame pas ma réflexion par la thématique écologique, mais elle s’intègre dans tout mon travail. Cela suppose par exemple de pouvoir faire un pas de côté: pourquoi a-t-on besoin d’une lampe? Pour avoir plus de lumière. Mais est-ce que placer un miroir dans une pièce ne pourrait pas apporter de la luminosité sans consommer d’énergie? Je crois à ce regard décalé et global, qui permet beaucoup d’innovations.

Souvent, le style «intemporel» est aussi vu comme un gage de durée dans le temps…
L’aspect esthétique est une vraie question. Si on veut garantir qu’un objet sera encore utilisé dans dix ans, on risque de concevoir quelque chose de très consensuel, qui trouve très vite ses limites. Je crois qu’il est plus important, au contraire, de prendre un vrai risque. La chaise Chair one de Konstantin Grcic est un bijou technologique et une innovation radicale sur le plan du design… et elle est toujours plébiscitée aujourd’hui.

La tendance du moment n’est donc pas à la simplicité?
Je dirais plutôt à la «simplexité»: un objet doit avoir l’air simple, mais intégrer beaucoup de complexité. L’époque est à la conception holistique: on veut qu’un produit soit à la fois recyclable, beau et réponde à tous les besoins. A la fin, il inclut peut-être des matériaux de seconde main, très complexes, pleins d’irrégularités comme les plastiques recyclés. Ce qui a un impact extraordinaire sur les nouvelles esthétiques contemporaines! On n’est plus à l’époque du «less is more», mais à l’ère où les équipes de marketing et de développement de produit doivent collaborer pour créer.

Quel impact pour vous, en tant que designer?
Lorsqu’on développe un produit, il est toujours hyper-agréable de savoir qui va le fabriquer, ce qui ne coule pas toujours de source pour les personnes qui nous mandatent. Or c’est en échangeant avec les fabricants que peuvent naître de réelles innovations, je l’ai vécu plusieurs fois. Cette conception de manière collaborative est vraiment belle.

Le «surcyclage»
Cette pratique ancienne théorisée par l’ingénieur allemand Reiner Pilz en 1994 qualifie le recyclage «par le haut», qui consiste à récupérer des matériaux ou des produits dont on n’a plus l’utilité et de les transformer en produits ou matériaux de qualité supérieure.

Né en 1981, Adrien Rovero est titulaire d’un master en design industriel de l’ECAL/Université d’art et de design de Lausanne, en Suisse. Il a travaillé dans les domaines de l’ameublement, de l’éclairage et de la conception d’expositions. En 2006, il a ouvert son studio à Renens. Il compte parmi ses clients Hermès, l’Atelier Pfister et le Centre Pompidou.

Miele donne un coup de jeune à sa politique environnementale
Outre Adrien Rovero, l’artiste de rue Céline Quadri et le créateur de mode Julian Zigerli ont conçu pour Miele des décalcomanies permettant de customiser de vieux vêtements. Ces motifs inspirés par la durabilité s’impriment sur textile au moyen d’un simple fer à repasser et seront disponibles en édition limitée dans la boutique en ligne de Miele Suisse.

L’opération est une première pour le groupe aux 20 100 employés, leader mondial sur le marché des appareils ménagers haut de gamme.

L’entreprise familiale est associée depuis longtemps à la durabilité en raison de la qualité et la longévité de ses produits. Miele a cependant développé bien d’autres manières de limiter l’impact environnemental de son activité et de ses produits. Sa production est entièrement européenne, et ses lave-linge, produits phares, comptent une teneur élevée en métaux recyclables (fonte, inox), contrairement au plastique, plus difficile à revaloriser, notamment les plastiques dits mélangés.

Au siège de Gütersloh (Allemagne, Rhénanie du Nord-Westphalie), les ingénieurs de l’entreprise conçoivent en permanence des solutions pour réduire la consommation d’eau et d’énergie de ses appareils. «Nous avons également constaté que nos clients utilisent trop de lessive dans leur lave-linge et avons développé récemment une solution pour réduire cette consommation jusqu’à 30%», détaille Andreas Oehrli, responsable Marketing et Communications de la marque. Des efforts clairs pour la durabilité, que Miele aimerait faire mieux connaître dans un contexte de préoccupation croissante des consommateurs envers ce sujet.

Article de Fanny Grad paru dans Le Temps (22.08.2020) : https://www.letemps.ch/lifestyle/adrien-rovero-durabilite-une-valeur-intrinseque-design

23.08.2020 - Raphaël Lutz : Designer’s Table
DI
EXECAL, Association - Expires 31.01.2021
Découvrez le portrait de Raphaël Lutz designer, fondateur d’HyperAktiv et des Designer’s Table. Sponsors des Designer’s Table depuis 2018, Piguet Galland soutient ce projet audacieux qui mêle design et art de la table.

« Pour moi, le design c’est l’interaction entre un humain et un objet. Ce qui nous intéresse véritablement, c’est l’émotion qu’un objet va procurer. C’est vraiment ce qui nous a amené vers le design d’objets gastronomiques. » Raphaël Lutz

https://www.piguetgalland.ch/fr/designers-table-piguet-galland/

Discover the portrait of Raphaël Lutz designer, founder of HyperAktiv and Designer's Table. Sponsor of the Designer's Table since 2018, Piguet Galland supports this audacious project which mixes design and table art.

"For me, design is the interaction between a human and an object. What really interests us is the emotion that an object will bring. This is really what led us to the design of gastronomic objects. "Raphaël Lutz

https://designerstable.ch
https://www.hyperaktiv.li

23.08.2020 - Leo Fabrizio : La photographie et l'environnement
PH
EXECAL, Association - Expires 31.01.2021
Découvrez l’univers de Leo Fabrizio, photographe-artiste vaudois et son regard sur l’environnement naturel et construit qui nous entoure. Son travail se base sur la technique de la chambre photographique.

https://www.piguetgalland.ch/fr/la-photographie-et-lenvironnement/

Discover the world of Leo Fabrizio, photographer-artist from the Canton of Vaud and his view of the natural and built environment that surrounds us. His work is based on the technique of the photographic chamber.

https://www.leofabrizio.com

Leo Fabrizio est né le 17 novembre 1976 à Moudon, en Suisse. De nationalité suisse et italienne, il accomplit ses études à l’Ecole Cantonale d’Art de Lausanne, où il obtient en 2002 son diplôme (Bachelor) de designer HES en communication visuelle, avec une spécialisation en photographie. Il travaillera ensuite comme assistant, photographe et auteur, ayant à cœur de se confronter et d’expérimenter les fondements de ce travail d’artisan.

Reprenant des études poste-grade, il publiera en 2004 son premier livre monographique BUNKERS. Ce travail lui apportera une reconnaissance internationale, avec de nombreuses expositions, notamment à la 9ème biennale d’architecture de Venise.

En 2005, il obtient un diplôme d'études postgrades en photographie.
Puis en 2010 il publie sa deuxième monographie, DREAMWORLD, et se consacre à un ambitieux projet, nommé ARCHETYPAL LANDSCAPE.

Leo Fabrizio se définit comme un artisan intellectuel, pratique une photographie engagée et se réclame dans la continuité et d’une filiation.
Il donne des conférences sur son travail, participe à plusieurs travaux de recherches en architecture (notamment sur le béton préfabriqué avec le Phd Arch. Thierry Vollinger), et enseigne régulièrement.

23.08.2020 - A. Borioli, S. Brasey, C. Leutenegger, C. Porchet, G. Ruiz, M. F. Schorro, P. Simon-Vermot : Format, expo en plein air - Mont-Soleil (vers St-Imier)
PH
EXECAL, Association - Expires 31.01.2021
Format est une exposition de photographie en plein air qui s'est déroulée pour sa deuxième édition à Mont-Soleil du 13 juin au 16 août 2020.

Les visiteurs et randonneurs ont pu découvrir onze propositions photographiques de grand format disséminés dans le splendide décor naturel de Mont-Soleil.

Avec notamment les alumni ECAL suivant.es :
- Aladin Borioli
- Sophie Brasey
- Catherine Leutenegger
- Cyril Porchet
- Guadalupe Ruiz
- Michal Florence Schorro
- Prune Simon-Vermot

VOIR la vidéo officielle, les reportages et la revue de presse : https://www.exposition-format.ch/actualites

15.08.2020 - Raphaël Dubach, Tristan Aymon, Andreas Fontana : Awards - Locarno Film Festival 2020
CI
EXECAL, Association - Expires 31.01.2021
A l'issue du Locarno Film Festival, qui a proposé cette année une édition hybride avec aussi bien des contenus en salle qu'en ligne, les diplômés de l'ECAL ont connu un succès retentissant avec quatre récompenses :

SRG SSR Award : une campagne de promotion télévisée pour un projet suisse, d’une valeur de 100'000 CHF, qui garantit une campagne publicitaire sur les ondes nationales à l’occasion de la sortie en salles en Suisse
LUX de Raphaël Dubach (diplômé BA Cinéma) et Mateo Ybarra, Suisse

Pardino d’argent Swiss Life pour un court métrage suisse (5’000 CHF)
TROU NOIR (Black Hole) de Tristan Aymon (diplômé BA Cinéma), Suisse

Cinema&Gioventù – Prix au meilleur projet suisse (3’000 CHF)
AZOR de Andreas Fontana (diplômé MA Cinéma ECAL/HEAD), Suisse/France/Argentine

Cinema&Gioventù – Prix du meilleur court métrage suisse (1’500 CHF)
TROU NOIR (Black Hole) de Tristan Aymon (diplômé BA Cinéma), Suisse

https://www.locarnofestival.ch/LFF/locarno-2020/palmares.html

At the end of the Locarno Film Festival, which this year offered a hybrid edition with both in-theatre and online content, ECAL graduates enjoyed great success with four awards:

SRG SSR Award: a television promotion campaign for a Swiss project worth CHF 100,000 that guarantees a nationwide advertising campaign on the occasion of the theatrical release in Switzerland
LUX by Raphaël Dubach (BA Cinema graduate) and Mateo Ybarra, Switzerland

Pardino d'argent Swiss Life for a Swiss short film (CHF 5,000)
TROU NOIR (Black Hole) by Tristan Aymon (BA Cinema graduate), Switzerland

Cinema&Gioventù - Prize for the best Swiss project (3'000 CHF)
AZOR by Andreas Fontana (MA Cinema ECAL/HEAD graduate), Switzerland/France/Argentina

Cinema&Gioventù - Prize for the best Swiss short film (1'500 CHF)
TROU NOIR (Black Hole) by Tristan Aymon (BA Cinema graduate), Switzerland

12.08.2020 - Sandrine Pelletier lauréate du Prix Gustave Buchet 2021
AV
EXECAL, Association - Expires 31.01.2021
Le 8e Prix Gustave Buchet a été attribué à l’artiste lausannoise Sandrine Pelletier (*1976), saluant son expérimentation avec les matériaux, la recherche constante de solutions plastiques et la qualité de ses récentes grandes installations. Il lui sera remis à l’occasion de son exposition à l’Espace Projet du MCBA en 2021, exposition pour laquelle elle concevra une installation in situ.

Créée en 1987, la Fondation Gustave Buchet a pour but d’entretenir vivant le souvenir du peintre Gustave Buchet (1888-1963), artiste vaudois actif à Paris durant l’entre-deux-guerres, notamment en attribuant un prix depuis 1996.

Le jury du Prix Gustave Buchet 2021
– Stéphanie Guex, conservatrice du Cabinet cantonal des estampes et membre du Conseil de fondation
– Alain Huck, artiste
– Laurent Langer, conservateur au Musée d’art de Pully et membre du Conseil de fondation
– Laurence Schmidlin, conservatrice au MCBA et membre du Conseil de fondation

https://www.mcba.ch/2020/08/sandrine-pelletier-laureate-du-prix-gustave-buchet-2021/

Photo : ©François Gailland, 2018

11.08.2020 - On dreamlike and shiny scenes: An interview with Margaux Corda
AV, PH
Corda, Margaux - Expires 30.04.2021
On dreamlike and shiny scenes: An interview with Margaux Corda

Tell us a bit about yourself, body of work and influences :
I’m a 25 year-old artist/photographer from Lausanne in Switzerland from a Spanish mother and a Swiss-Italian father. My artistic work focuses on the themes of identity, beauty and heritage. As a woman, I am constantly interested in the symbols and representations of gender today as well as the heritage and family baggage that we "receive" as humans. I try to deconstruct these notions in order to better understand them and in my turn be able to reclaim them. All these themes are closely linked for me and I try to make them resonate with each other in each of my works.

How do you use the idea of gender in your work? :
Gender is a commun idea that I use as a reference in my work. In “Blade For Babes” the main subject is in mixing and breaking the gender stereotypes by taking certain symbols and clichés to create a satirical criticism. I would like to talk about the superficiality of certain injunctions that continue to feed taboos, and the psychological ill-being that threatens every young person, behind the violence that society imposes on us. The taboos that I, myself lived and still live in hides a lot of unclear messages. My work is based on the body, stereotypes and the physical and psychological pain that these impose. And it is this violence, which I would like to reverse, by showing that resistance is possible, and that it is already coming to life. It is finally starting to come to life through feminist movements around the world as well as strikes, demonstrations and other acts of force in the face of our patriarchal society. I work with everyday objects whose symbolic meaning is no longer questioned. Whether it's the kitchen knife, or the gloss, up to certain commercial children's products.

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https://www.creamathens.com/margaux-corda

10.08.2020 - Avec "Flora Neocomensis" Olga Cafiero met en photos les plantes neuchâteloises
PH
EXECAL, Association - Expires 31.01.2021
L'artiste a bénéficié de la troisième mission photographique du Canton. Ses images sont présentées au Musée d'art et d'histoire. Il en est de très spectaculaires.

Il y a longtemps qu’existent les enquêtes photographiques. Il suffit de rappeler ici la «Mission héliographique» française de 1851, qui ordonnait aux plus grands maîtres d’un art alors vieux de douze ans d’apposer sur papier salé les 175 premiers monuments historiques classés du pays. Dans un tout autre genre, durant la Grande Dépression d’après1929, la Farm Security Administration a demandé à différents artistes de montrer les effets de la crise sur les paysans américains. Il en est sorti des images inoubliables, comme celles de Dorothea Lange.

Sur un plan plus modeste et plus régional, Neuchâtel en arrive aujourd’hui à sa troisième enquête. Olga Cafiero s’est vu demander de recenser en images la flore du Canton. La lauréate a eu un an pour travailler. Basée à Lausanne, où elle s’est formée à l’ECAL, la jeune femme a mis en images 160 des quelque 2300 plantes actuellement recensées par les botanistes entre Boudry et Le Locle. Il y a là aussi bien des herbes envahissantes que des fleurs rares. L’idée n’était pas seulement d’en assurer une iconographie, mais de se livrer à divers jeux plastiques, comme celui de remonter aux origines de la photographie en posant simplement des spécimens sur du papier bleu sensibilisé.

La beauté du noir et blanc
Aujourd’hui présenté dans une grande salle au premier étage du Musée d’art et d’histoire de Neuchâtel, le résultat se révèle par moments impressionnant. Il est bien sûr permis d’y voir parfois des coquetteries. Les simples «portraits» de fleurs souffrent aussi naturellement de l’existence précédente de ceux d’un homme comme Irving Penn. Mais Olga Cafiero a réussi de superbes panneaux en noir et blanc, au piqué impressionnant. Enormes, ils tirent chaque plante de sa réalité matérielle pour en faire des peintures presque abstraites.

Il faut évidemment, comme souvent, regretter l’existence de tout le verbiage allant autour. «Dans une démarche de représentation de sa pratique usuelle, Olga Cafiero a développé un projet à l’ancrage historique fort, effectuant des va-et-vient avec le passé, ses figures et ses objets, dont elle acquiert une connaissance solide….» Mais tout cela, mes petits lapins, cela ne veut rien dire! Arrêtez donc votre charabia! Et retroussez vos manches afin de sortir le Musée d’art et d’histoire de Neuchâtel de son ornière actuelle. Cela dit, l’institution nous mitonne un «Suchard et la publicité» pour le 5 septembre. J’espère que nous ne resterons pas chocolat!

Pratique
«Olga Cafiero, Flora Neocomensis»
Musée d'art et d'histoire, 1, esplanade Léopold-Robert, Neuchâtel, jusqu’au 27 septembre.
Tél. 032 71779 20, site www.mahn.ch Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h.
https://www.mahn.ch/expositions/flora-neocomensis/exposition/flora-neocomensis-03-07-2020/#panel-2915-0

Article d'Etienne Dumont paru dans Bilan (06.08.2020) :
https://www.bilan.ch/opinions/etienne-dumont/avec-flora-neocomensis-olga-cafiero-met-en-photos-les-plantes-neuchateloises

https://olgacafiero.com

10.08.2020 - Vinh Nguyen: Residents selected for 2020 - TADA Residency
DI
EXECAL, Association - Expires 31.01.2021
Each year, six to eight candidates, coming from Switzerland and abroad, have the opportunity to work with textile companies in Eastern Switzerland, use a local studio and extend their own individual networks over a period of three months. At the public event “TaDA Spinnerei”, which is also attended by international lecturers, they can present their projects to an interested public and at the same time discuss them with experts.

Due to Covid-19 the start of the programme had to be postponed. The residents will start working in Eastern Switzerland as soon as this becomes possible again.

- Stéphanie Baechler
- Alexandra Hopf
- Quang Vinh Nguyen (ECAL graduate)
- Selina Reiterer and Oliver Maklott
- Chun Shao
- Andrea Winkler

https://tada-residency.ch/page/residenz#residents-selected-for-2020-28960

01.08.2020 - Miguel Menezes : «J’ai ramené d’Italie des palettes de couleurs qu’on ne voit pas ailleurs» - Heidi.news
AV
EXECAL, Association - Expires 31.01.2021
Si 2020 restera une année entre parenthèses pour l’ensemble de l’humanité, elle gardera une saveur particulière pour Miguel Menezes. Au retour de sa résidence d’artiste à Gênes fin février, le peintre de 36 ans prend une longueur d’avance sur l’insouciance de ses amis qu’il s’apprête à retrouver à Lausanne. Il se souvient de l’ambiance apocalyptique en gare de Milan: «En Italie, le coronavirus était précoce. On voyait peu de masques à Gênes, mais on parlait déjà beaucoup de Venise et de Milan. Au moment où je suis rentré, j’ai compris l’ampleur de ce que nous allions traverser. L’état d’urgence était décrété en Lombardie. Dans le train, les haut-parleurs diffusaient des messages de prévention. A Milan, j’ai vu les files d’attente devant les pharmacies en manque de masques et de gel. Les gens se protégeaient le visage avec des écharpes et les vigiles patrouillaient dans les gares avec des pistolets pour prendre la température des voyageurs. Une semaine après, les frontières fermaient.»

En repensant au printemps, son récit a aujourd’hui une résonance prémonitoire. Avec une issue heureuse: le 21 juin, premier jour de l’été et plus longue journée de l’année, Miguel Menezes vernit sa toute première exposition post-confinement «Structurer les éclats». Le Tout-Lausanne s’y presse dans un élan de retrouvailles et l’envie de voir des œuvres, en vrai sur des murs, et non sur des écrans de téléphone. L’énergie positive est contagieuse, on partage les coups de cœur parmi les douze tableaux et quatre dessins accrochés. C’est un peu la revanche de l’art sur le virus: «Le vernissage a pu se faire grâce à l’assouplissement des mesures avec une liste exhaustive des présences, des masques et du gel sur place tout en profitant du jardin à l’extérieur. C’était très beau de voir les gens heureux de se retrouver.»

Lors de la soirée, plusieurs personnes remarquent la couleur dans ses tableaux. Une nouvelle gamme chromatique pour l’artiste qui avait l’habitude de travailler essentiellement le noir, le blanc et le gris jusqu’alors. «Je suis tombé sous le charme du village Sestri Levante en Ligurie et l’architecture sur la côte qui va de Gênes à la Toscane, observe-t-il. J’y ai découvert des palettes de tons pastels et des compositions qu’on n’a pas l’habitude de voir ailleurs: des roses avec des jaunes, du vert pistache avec du bleu ciel, ça m’a nourri. J’ai aussi aimé ce rapport que l’Italie entretient avec la pierre, le marbre, le granit mais aussi avec le trompe-l’œil.» Les murs, c’est d’ailleurs là que tout commence pour lui. Très exactement ceux de Neuchâtel où adolescent, il se passionne de culture hip-hop et se lance dans le graffiti. Inspiré par la matérialité et les couleurs de la péninsule Italienne, il ressent dès son arrivée en décembre 2019 un avant-goût de l’isolement des premiers mois de l’année 2020. «Il y a quelque chose d’assez étrange de se retrouver hors saison dans un pays touristique, mais ça n’est pas désagréable du tout. Il y avait cet aspect fantomatique dans Gênes et ses places vides. On est loin de l’image qu’on se fait des terrasses en Italie! En hiver, la lumière est également très différente, elle est plus froide mais pas moins belle.»

Lors de sa résidence, il consacre son temps à la recherche pour son travail. Il lit, il dessine. Il apprécie la temporalité plus lente de la peinture, comme un contre-pied dans un monde saturé d’images. «Ma pratique prend parfois d’autres formes, comme des collages ou des sculptures, qui donnent lieu à des idées à développer plus tard sur toile. Le moment entre le début du tableau et le résultat final est ponctué de différentes phases de réalisations, il s’agit pour moi d’une pratique sur la durée qui débute dès la fabrication du châssis. Ce processus complet jusqu’à l’aboutissement d’une image me plait beaucoup.»
https://miguelmenezes84.tumblr.com

Trêve d’Instagram pendant un été où l’on goûte au farniente en Suisse, le moment est propice à la découverte de l’exposition «Structurer les éclats» de Miguel Menezes, à voir au Valentin 61 Cabinet Marie-Christine Gailloud-Matthieu jusqu’au 15 août à Lausanne.
https://valentin61.ch/exhibition/structurer-les-eclats/

Puis à l’Espace Arlaud, toujours à Lausanne, où il participe à la quatrième édition de l’exposition «Des Seins à Dessein» réunissant 45 artistes contemporains en faveur de la Fondation Francine Delacrétaz pour les personnes atteintes du cancer du sein, à voir du 4 septembre au 8 novembre.
https://fondationfrancinedelacretaz.ch/desseins-a-dessein/

Article paru dans la newsletter de heidi.news du vendredi 31 juillet 2020 :
https://www.heidi.news/articles/j-ai-ramene-d-italie-des-palettes-de-couleurs-qu-on-ne-voit-pas-ailleurs
Photo : Alexandre Lanz

30.07.2020 - T. Schifferli + O. Wünsche, M. Clottu, A. Mollard, G. Chuard, A. Hamon, P. Chaumont + A. Zaerpour, R. Brandon + D. Keshavjee: The most beautiful swiss books 2019
DG
EXECAL, Association - Expires 31.01.2021
The 19 awarded books and the jury reports are online https://www.bak.admin.ch/beautifulbooks, as well as the exhibition tour in Switzerland and abroad.

The following ECAL alumni have designed at least one of the awarded books:
- Teo Schifferli, with Olivia Wünsche
- Mathias Clottu
- Guillaume Chuard
- Amaury Hamon
- Philippine Chaumont, Agathe Zaerpour
- Rémi Brandon, David Keshajvee, Teo Schifferli

http://www.themostbeautifulswissbooks.ch

A competition organised annually by the Swiss Federal Office of Culture since 1944.
Opening exhibition: Helmhaus Zürich, 4-6 September 2020.

Image : Clément Lambelet

24.07.2020 - Julietta Korbel: 'Still Working' - Palm Springs International Film Festival (Shortfest) 2020
CI
EXECAL, Association - Expires 31.01.2021
Félicitations à Julietta Korbel, qui a remporté le Best Student International Short au très prestigieux Palm Springs International Film Festival (Shortfest) 2020. Avec son film de diplôme en Bachelor Cinéma, Julietta avait déjà remporté le Quartz du meilleur film de diplôme 2020 à l'occasion des Prix du Cinéma Suisse.

Ce film, produit par Thera Production et l'ECAL, raconte la routine de Pavel, le gardien d'une usine abandonné promise à la démolition, qui est perturbée par l’arrivée d’un jeune ingénieur qui découvre une machine inexplicablement restée en marche. Pavel va être confronté à la disparition prochaine de l’usine et à la fin de son univers…
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Congratulations to Julietta Korbel, who won the Best Student International Short at the prestigious Palm Springs International Film Festival (Shortfest) 2020. With her Bachelor's degree in Films Studies, Julietta had already won the Quartz for Best Diploma Film 2020 at the Swiss Film Awards.

The film, produced by Thera Production and ECAL, tells the story of Pavel, the caretaker of an abandoned factory slated for demolition, who is disrupted by the arrival of a young engineer who discovers a machine that inexplicably remained in operation. Pavel will be confronted with the imminent disappearance of the factory and the end of his world...

www.thera-production.ch/still-working
www.psfilmfest.org/2020-shortfest

24.07.2020 - ECAL Graduates - Swiss Art Awards 2020
AV
EXECAL, Association - Expires 31.01.2021
On the occasion of the Swiss Art Awards competition, ECAL was also very successful with 10 awards (out of 66) among its graduates:

ECAL Graduates (10/66)
- Anouk Tschanz - BA Fine Arts (Kiefer Hablitzel Prize)
- Axelle Stiefel - BA Photography
- David Weishaar - BA AV & MA Fine Arts
- Loucia Carlier - BA & MA Flne Arts
- Louisa Gagliardi - BA Graphic Design
- Matheline Marmy - BA Photography (Kiefer Hablitzel Prize)
- Natacha Donzé - BA Fine Arts
- Stefania Carlotti - MA Fine Arts (Kiefer Hablitzel Prize)
- Tiphanie Kim Mall - BA Photography
- zqm (Eric Emery) - BA Fine Arts (Mediation)

Due to the current pandemic, the 2020 Swiss Art Awards competition and exhibition will not take place in its usual form this year. The finalists for the Swiss Art Awards will each receive 10,000 Swiss francs as recognition for being selected to the second round of the competition. Between August and October, the finalists will present their work in various formats, online and locally. In December, all these activities will be presented in a publication distributed with Kunstbulletin.
https://swissartawards.ch/

Photo credits: Bundesamt für Kultur / Roman Keller⁠

24.07.2020 - ECAL graduates - SWISS DESIGN AWARDS 2020
CV, DG, DI, MID, PH
EXECAL, Association - Expires 31.01.2021
Big success for the ECAL graduates on the occasion of the 2020 Swiss Design Awards with 14 winners.

Graphic Design (6/11)
- Adeline Mollard – BA Graphic Design
- Eurostandard (Pierrick Brégeon & Clément Rouzaud & Ali-Eddine Abdelkhalek) – BA Graphic Design & BA Media & Interaction Design
- Clio Hadjigeorgiou – BA Graphic Design
- David Massara – BA Graphic Design
- Julien Mercier – BA Graphic Design
- Nicolas Polli – MA Art Direction

Product + Object (4/5)
- AATB (Andrea Anner & Thibault Brevet) – MA Art Direction & BA Graphic Design
- Stéphane Barbier Bouvet – BA Industrial Design
- Michel Charlot – BA Industrial Design
- Crisp-id (with Jerôme Rütsche from ECAL) – BA Industrial Design

Photography (4/9)
- Mathilde Agius - BA Photography
- Sabina Bösch - MA Photography
- Laurence Kubski - BA Graphic Design & MA Art Direction
- Clément Lambelet - BA Photography

Due to the current pandemic, the Swiss Design Awards 2020 competition and exhibition will not take place in their usual form this year. The finalists in the Swiss Design Awards will each receive 10,000 Swiss francs as recognition for being selected for the second round of the competition. In the week of 14 September, the Swiss Design Awards will produce various formats which will be made available digitally during that week and in a publication later in the year.
https://www.swissdesignawardsblog.ch

Photo credits: Bundesamt für Kultur / Roman Keller⁠

24.07.2020 - YEN-HAO CHU: Interview with Taiwan Designer - Home Journal (Taiwan)
DI
EXECAL, Association - Expires 31.01.2021
Inheriting Oriental Aesthetics and Reimagining Wooden Furnishings with Simplicity.

Inspired by the seasonal seasons and Chinese food philosophy, the multi-functional wooden sideboard decorates the dining space with elegance and warmth, from preparing to putting away the dinner plate, as if with its companion, mealtime has become an important ritual in life, making furniture no longer just a stiff object.

Yen-Hao Chu studied industrial design at National Cheng Kung University in Taiwan. After graduation, she began working as a product designer, and as her experience grew and she wanted to expand her design capabilities, she went to Switzerland to study for a master's degree at ECAL. During her studies, she started to work with many famous brands such as Vitra, e15 and Victorinox. As a result of her passion for furniture design and the influence of her father, who is a collector of antique furniture, she has a deep understanding of oriental elements, "It's a pity that most furniture nowadays tends to be westernized or Europeanized, which seems to have lost some of the traditional oriental culture. In view of this, Yen-Hao Chu joined Home Furnishings by chance and has a creative stage to realize her dream and develop freely.

Using the concept of "zero-shed" as a design concept, Yen-Hao Chu touched upon the simplicity and elegance of the furniture silhouette with a new oriental aesthetic, taking inspiration from his daily life and travels, and simplifying and reorganizing them to create a series of oriental works. For example, the initial design of the fan chandelier was inspired by paper art, and then associated with the Chinese Han dynasty fan, through the transformation of the shape and position, combined with exquisite craftsmanship, and shaped into a warm and soft glass shade, which can be hung anywhere in the space to outline the classic romantic charm.

The process of making a model, working on the ground, and translating the design concept into a physical product is an important step in the process of understanding the properties of the materials used, and making it possible to translate the design concept into a mass-produced, practical product. From design, to production, to the finished product, Chu visits the factory to learn about the process and procedures, so that she can understand the structure and material science of each piece and ensure that each piece can be used in real life.

From chandeliers, cabinets, tables and chairs, table lamps, sofas, TV stands, etc., she is already realizing her dreams and will continue to develop other related living areas in the future, hoping to incorporate traditional oriental aesthetics into her modern and daily life.

Original article published on July 18, 2020: https://www.homejournal.com/zh/article/3015/homes/

16.07.2020 - Urs Steiner : Au cœur des choses - Arts et sciences en Italie (le blog de l'Istituto svizzero)
AV
EXECAL, Association - Expires 31.01.2021
Ces derniers mois ont été incroyablement intenses. D’abord, le monde s’est arrêté de tourner. Puis, alors qu’il reprenait rapidement sa ronde, le mouvement «Black Lives Matter» s’est accéléré. Quand en février la pandémie approchait, nous pensions que des gestes d’hygiène élémentaire et le maintien d’une certaine distanciation sociale nous permettraient de traverser la crise. Mais des mesures de confinement (beaucoup plus strictes en Italie qu’en Suisse puisqu’elles n’autorisaient que de rares sorties) se sont imposées. Qui a déjà visité l’Institut suisse de Rome et connaît la Villa Maraini et son magnifique jardin protégé aura toutefois du mal à nous prendre en pitié. Par rapport aux conditions avec lesquelles de nombreux Italiens ont dû composer, les nôtres constituaient un privilège absolu.

La vie à l’Institut s’apparente à une colocation. La plupart des résidents logent au cinquième étage de la villa et partagent une cuisine commune. Dans des circonstances ordinaires, il s’y noue des liens étroits qui, avec le confinement, n’en sont devenus que plus solides. Les choses ont-elles toujours été faciles pour autant? Non.

Un épisode m’a particulièrement marqué. Réunis sur la terrasse, nous avions commandé nos pizzas préférées par le compte WhatsApp d’un restaurant voisin. La photo de profil du compte montrait une jeune femme d’une vingtaine d’année, en robe de soirée à épaules dénudées, attablée devant une assiette vide. Dans le courant de la conversation, j’avais alors demandé aux résidents présents si l’utilisation de cette photo pour promouvoir une activité commerciale leur paraissait appropriée. Pour ma part, je la trouvais trop intime et je soupçonnais la pizzeria d’exploiter l’image de la femme pour doper ses ventes. Mes colocataires féminines m’avaient alors rétorqué que ma question pouvait être perçue comme misogyne, car il s’agissait peut-être d’une photo de la patronne, qu’elle avait choisi elle-même d’utiliser. Une remarque qui m’était apparue tout à fait fondée et à laquelle je souscrivais pleinement. Mais alors que j’essayais tout de même d’argumenter mon point de vue, les esprits se sont échauffés.

Comment l’homme cis progressiste que je pense être avait-t-il pu se retrouver pris dans une telle tourmente? Sur le moment, je n’arrivais pas à voir en quoi ma question pouvait apparaître sexiste et mon égo se mit à trembler sur place comme l’image d’un vieux lecteur VHS dont la bande s’est coincée. Je ne saisissais pas alors que le problème ne tenait plus à la manière dont les images sont construites et interprétées, mais au déroulement même de la conversation.

Le mouvement Black Lives Matter a offert une plateforme à de nombreuses voix ces dernières semaines. Je suis les comptes Instagram, les posts et les live streams de certains de ses représentants. Une vidéo en particulier m’a laissé une très forte impression. On y voit Haile Thomas, afro-Américaine, relater en pleurant une expérience vécue la veille avec sa voisine blanche progressiste qui, bien que favorable au mouvement, condamnait les émeutes avec la plus grande virulence. Insensible aux arguments avancés par son interlocutrice pour expliquer les actes de violence, la voisine ne comprenait pas que son récit puisse être perçu comme préjudiciable. Elle était même allée jusqu’à retourner la situation et se poser en victime en reprochant à Haile de n’écouter que ce qu’elle voulait bien entendre, ce qui, à ses yeux, était insultant, puisqu’elle soutenait le mouvement. Pour Haile, il ne s’agissait pas de légitimer les violences, mais de lui faire comprendre que le problème tenait à la façon dont elle, en tant que femme blanche, se comportait dans sa conversation avec une femme noire.

Au lendemain de notre discussion houleuse, j’ai demandé à mes deux amies si nous pouvions reparler; non pas pour les faire adhérer à mon point de vue, mais pour les écouter.

Notre différend s’est alors dissipé. Il est devenu clair pour moi que j’aurais dû rester en retrait durant la discussion de la veille, car dans certaines situations, réagir avec son égo s’apparente à un privilège. Je ne peux tout simplement pas imaginer les discriminations dont les femmes font l’objet et ce qu’elles ressentent dans ces moments-là. J’espère que la voisine blanche progressiste d’Haile aura elle aussi eu l’occasion de réfléchir après coup.

Cette expérience et les événements de portée mondiale auxquels nous avons récemment été confrontés m’ont fait comprendre qu’il est primordial pour chacun d’entre nous d’identifier les situations dans lesquelles, en raison de nos conditionnements, nous soutenons inconsciemment des structures comme le racisme, la misogynie ou d’autres discriminations institutionnalisées. En pareilles situations, une attitude non défensive aide à aller au cœur des choses.

Dans quelques jours, cette résidence prendra fin et tout le monde retournera chez soi. L’heure est donc venue de nous dire au revoir et de nous remercier les uns les autres des expériences intenses que nous avons vécues au cours de cette année si particulière passée à l’Institut suisse de Rome.

Urs August Steiner (1980, Uznach SG/Zurich) – Art visuels

A étudié à Zurich à la Zürcher Hochschule der Künste (ZHdK), au California College of the Arts (San Francisco) et a obtenu un MA in Fine Arts à l’ECAL École cantonale d’art de Lausanne en 2011. Il a exposé à Splatterpool (New York); Lokal-int (Bienne); Grand Palais (Berne); MoCA Pavilion; Museum für Zeitgenösische Kunst (Shanghai); Des Pacio (San José, Costa Rica); Kunsthaus Glarus; Dienstgebäude (Zurich); Nextex (St-Gall); Bombay Beach Biennale (California); Last Tango (Zurich). Il a été en résidence en 2015 à Shanghai (Pro Helvetia) et en 2012 à New York (Residency Unlimited). En 2018, il a obtenu le Werkbeitrag Pro Helvetia; en 2018 et 2016 le Werkbeitrag Kanton Saint-Gall et en 2014 le Fokus-Preis Kunsthaus Glarus.

Article paru dans le Temps (15.07.2020) :

https://blogs.letemps.ch/istituto-svizzero/2020/07/15/au-coeur-des-choses-police-24/

03.07.2020 - Romain Roucoules : co-gagnant du prix de photographie de la fondation Act on your future
PH
EXECAL, Association - Expires 31.01.2021
La fondation Act on your future désigne deux lauréats pour la 5e édition de son prix de photo. Exposition à Genève cet automne.

Deux gagnants remportent cette année le prix de photographie de la fondation Act on your future et se partagent sa dotation de 10’000 francs. Pour sa 5e édition, l’organisme qui milite en faveur de la sensibilisation aux droits humains des jeunes générations par l’art, plus spécialement par la photo, avait choisi de faire concourir les élèves de six écoles d’art suisses et européennes sur le thème «No Planet B: les droits humains en temps de crise écologique». Un sujet jugé difficile par l’artiste genevois Christian Lutz, membre du jury, qui explique par cette complexité la décision de désigner deux vainqueurs.

Lowena Poole, 24 ans, étudie au Royal College of Art de Londres. Avec «Stop Time By Smashing Clocks», elle porte un regard scientifique sur la faculté que possède la nature à se régénérer, notamment à travers les champignons. Son travail aux filtres à infrarouge donne naissance à des images où les paysages deviennent presque abstraits. Dans la vidéo de présentation de son projet, elle souligne son désir de «rendre visible l’invisible» et mettre en évidence l’action résiliente des végétaux après les déprédations commises par l’homme.

La vision de Romain Roucoules dans «Global Solutions» est davantage politique. Le jeune diplômé de l’École cantonale d’art de Lausanne (ECAL) prend la forêt amazonienne comme base de son propos. Tombée dans l’oubli médiatique durant vingt ans, sa destruction redevient un sujet d’inquiétude depuis l’accession de Jair Bolsonaro à la tête du Brésil. Le photographe, 28 ans, navigue «entre mémoire collective et oubli collectif» en explorant dans son installation différents outils technologiques d’aujourd’hui.

Les images de Lowena Poole et de Romain Roucoules seront exposées au Centre de la photographie de Genève du 27 octobre au 15 novembre 2020. Associés à ceux des trois autres finalistes de cette année, leurs travaux seront également inclus dans le livre rétrospective que la fondation publiera pour marquer les cinq ans d’existence du concours.

Article de Pascale Zimmermann Corpataux paru dans la Tribune de Genève (02.07.2020) :
https://www.tdg.ch/ecologie-et-droits-humains-deux-jeunes-photographes-vainqueurs-158040218767

Photos et vidéos de présentation des finalistes sur https://www.actonyourfuture.org

03.07.2020 - Anoush Abrar, l’humain avant tout, pour que chacun se sente beau
PH
EXECAL, Association - Expires 31.01.2021
Aussi à l’aise face à une star que face à des anonymes, le photographe et portraitiste vaudois est toujours à l’affût d’une image surprenante

Un peu d’huile de massage et quelques gouttes d’eau négligemment vaporisées. Sur un des portraits récemment publiés dans T, le magazine proposé vingt fois l’an dans l’édition week-end du Temps, Joël Dicker apparaît légèrement en sueur. Dans le long entretien proposé à l’occasion de la sortie de son cinquième roman, l’écrivain genevois évoque son rapport à l’exercice physique. Le shooting a été réalisé dans la salle de sport qu’il fréquente. Mais pas question pour Anoush Abrar de lui faire lever des poids afin qu’il transpire. «Il aurait eu le visage rouge», explique le photographe. D’où le truc de l’huile de massage et de l’eau.

Pour réaliser un beau portrait, il faut de l’empathie, il est nécessaire d’aimer les gens, dit Anoush Abrar. Inutile de bousculer un modèle, de le pousser dans ses derniers retranchements ou d’être à l’opposé totalement froid et distant. Il est de ceux qui pensent que le facteur humain doit être le moteur de tout travail artistique. «J’essaie très vite de casser le rapport formel, de me rapprocher de la personne, d’établir un rapport de confiance, de déconner. Je provoque aussi cela par le toucher.» Souvent, une simple main sur l’épaule suffit pour obtenir une collaboration totale.

Le goût de l’inédit
Anoush Abrar a aussi bien photographié des stars que des anonymes. Face à une Isabelle Adjani anxieuse, il a dû se faire rassurant. Dans les coulisses d’un bar VIP du Montreux Jazz, il a demandé à Quincy Jones de cacher sa main avec son visage. Interloqué, le producteur a fini par éclater de rire, moment propice à un portrait inédit. «Je n’aime pas que les gens fassent ce qu’ils ont l’habitude de faire. J’aime tester des choses inhabituelles.» Parfois, le Lausannois n’a besoin que de trente secondes pour provoquer quelque chose.

A l’occasion des 125 ans de la Vaudoise Assurances, le diplômé de l’Ecole cantonale d’art de Lausanne (ECAL), où il enseigne depuis 2003, a réalisé pour une publication 125 portraits en noir et blanc d’employés de tous horizons. Pas de légendes, aucune hiérarchie. Que des visages, des femmes et des hommes ordinaires, qu’ils soient stagiaires ou membres de la direction.

Chaque personne doit se sentir belle. Tout le monde mérite d’être photographié, il n’y a pas de mauvais modèle, affirme-t-il. Et s’il accepte volontiers de gommer un détail éphémère qui viendrait déranger l’image, comme un bouton impromptu, il refuse par contre de se prêter au jeu des retouches numériques. Enlever des rides, lisser la peau ne fait pas partie de son approche du portrait.

Né à Téhéran, Anoush Abrar est arrivé en Suisse à 5 ans. De sa petite enfance, il se souvient d’une explosion qui a fait trembler les vitres et de l’odeur du milk-shake à la banane que lui préparait sa grand-mère. Il fait partie de ces Iraniens apatrides, sans passeport, qui ne peuvent plus retourner dans leur pays d’origine. «D’une certaine manière, je me sens encore plus Suisse qu’un Suisse», rigole-t-il. Après un cursus en électronique à l’Ecole des métiers de Lausanne, il est promis à des études d’ingénierie. Mais le facteur humain lui manque. Il décide de provoquer le destin et, sans en parler à ses parents, tente de s’inscrire dans des écoles d’art.

«J’ai été refusé partout, mais l’ECAL m’a dit que Pierre Keller prenait une journée pour recevoir les candidats qui n’avaient pas été retenus. Je m’assois face à lui, il ouvre mon portfolio et me lance: «Je vous prends, mais il va falloir bosser, sinon c’est dehors!» Anoush Abrar a un semestre pour prouver ce qu’il vaut. «C’était le génie de Keller: il prenait en conditionnelle des étudiants qui, du coup, travaillaient beaucoup plus que les autres.» Son père est d’abord fâché, ne valide pas ce virage soudain. Jusqu’au jour où il découvre le nom de son fils dans les journaux. Aujourd’hui, dès qu’il trouve un vieil appareil dans une brocante, il le lui offre. Un moyen détourné de dire sa fierté.

Sacre londonien
Très vite, Anoush Abrar se spécialise dans la photo de mode et le portrait. Il est publié, gagne des prix, son travail est montré à Hyères et à Arles, mais aussi aux Etats-Unis et en Asie. En 2005, il fait partie de la première volée du projet reGeneration, proposé tous les cinq ans par le Musée de l’Elysée afin de mettre en lumière la relève de la photographie internationale.

Il a été exposé trois fois à la National Portrait Gallery de Londres dans le cadre d’un grand concours qui voit 50 images sélectionnées sur quelque 5000 propositions. Il figurera à deux reprises parmi les quatre lauréats et vivra un temps entre Londres et Lausanne. «J’ai un côté caméléon. Je suis aussi à l’aise dans les milieux populaires du Kosovo que dans le monde très codifié des geishas japonaises», glisse-t-il, évoquant deux projets personnels qui lui tiennent à cœur.

Sur la couverture de T, Joël Dicker apparaît ténébreux, plus proche d’un Marlon Brando que de l’image du gendre idéal qu’il véhicule. Anoush Abrar est satisfait de ce cliché, qui révèle une autre facette de l’écrivain. Son secret: se focaliser non sur l’image à prendre, mais sur la personne qu’il a en face de lui. «Mon mentor, Pierre Fantys , disait qu’un appareil photo, c’est comme un violon: plus on en joue, moins on le regarde. C’est ce que je fais. Je prends des photos sans qu’on le remarque et les retravaille très vite afin de pouvoir instantanément montrer le résultat final.»

Profil
1976 Naissance à Téhéran.
2003 Nommé professeur à l’ECAL, dont il est diplômé.
2014 Figure parmi les huit nominés du Prix Elysée.
2015 Deuxième place au concours Taylor Wessing, exposé pour la troisième fois à la National Portrait Gallery de Londres.
2020 Portraits de Joël Dicker pour le magazine «T», projet «125 Portraits» pour la Vaudoise Assurances.

Article de Stéphane Gobbo paru dans Le Temps (1er juillet 2020) :
https://www.letemps.ch/culture/anoush-abrar-lhumain-chacun-se-sente-beau

30.06.2020 - Catherine Othenin Girard : Heureuse d’être liée à perpétuité avec l’art
AV
EXECAL, Association - Expires 17.01.2021
Catherine Othenin Girard [Présidente EXECAL] conseille deux enseignes du canton, la BCV et la Vaudoise Assurances. Un lien avec le monde de l’entreprise qui ne fait pas trembler.

Si elle devait mélanger fioles, fragrances et arômes dans le laboratoire d’un parfumeur, on dirait que Catherine Othenin Girard est un nez! Et… sans mauvais jeu de mots ni ressemblance aucune, un nez très pointu. Mais dans son milieu, l’art contemporain, il n’y a pas réellement d’expression consacrée. Elle prospecte, suit, achète pour la Collection d’art de la BCV, conseille la commission artistique de la Vaudoise Assurances comme la banque Piguet Galland et préside la commission et le jury culturels de la Fondation Leenaards. Mais l’historienne de l’art qui sillonne les territoires créatifs du canton et d’ailleurs n’a pas vraiment d’étiquette professionnelle collée sur sa perspicacité. Et derrière un masque sérieux boulonné par un phrasé appuyé, bon chic, bon genre, on la soupçonne d’apprécier cette volatilité!

«On peut avoir l’impression que je fais 1001 choses à la fois, mais c’est un cadeau que de pouvoir les faire. Et comme je n’aime pas être stressée, je fais tout pour ne pas l’être. L’organisation n’étant pas pour moi un tue-créativité.» De là à lui faire avouer un côté plus pétulant, peut-être même plus débridé… Elle rigole. Réfléchit. Rigole encore une fois. «Non, je ne crois pas que je sois quelqu’un comme ça; mais passionnée, oui, je le suis. Par contre, le fait d’accumuler les expériences diverses permet d’agir avec toujours plus de créativité. Et ça, c’est un luxe.»

L’art, son rayon d’action, bannit les cases, fuit les contraintes et les claustrations. Pourquoi la sexagénaire devrait-elle s’en imposer? D’autant qu’en frayant avec les hautes sphères et ceux qui ont le pouvoir de l’argent, elle file des liaisons pouvant parfois sembler dangereuses vu de la base, quand bien même le partenariat public-privé est vieux comme le monde de l’art. Catherine Othenin Girard ne le nie pas, elle aussi a dû lâcher prise sur le sujet, voir les avantages et passer sur certains tabous pour valoriser les interfaces entre art et entreprises. Peut-être même de faux principes! Allez savoir.

La Vaudoise en parle avec le souvenir d’une éducation nimbée dans la réserve protestante et le sourire de ceux qui savent rire tendrement d’eux-mêmes sans rien renier. Leur force étant d’aller de l’avant, qui plus est dans un métier où on ne s’arrête jamais. «Un peu comme avec la maternité, compare-t-elle. Au contact de l’art contemporain, des gens très jeunes qui le définissent et nous nourrissent, on s’inscrit dans le présent. Au contact de l’histoire de l’art, c’est l’éternité qu’on touche. J’ai eu cette sensation à Pompéi sans pouvoir vraiment la définir, j’avais 11  ans. Mais je voyais bien que tout y était figé, témoin d’un moment donné de l’an 79 av. J.-C., à la fois trace de la beauté et de la mort. L’art et l’architecture vous inscrivent dans ce rapport passé-présent avec intensité.»

Une curiosité attisée par l’Amérique
Le choc surviendra outre-Atlantique trouvant un terreau fertile chez une étudiante désargentée mais prête à tout pour faire ses propres expériences. New York, Chicago, Washington, Los Angeles dans les années  80. Le grand tour! «C’était totalement stupéfiant, l’accès à l’art et aux meilleures parmi les pièces de l’art européen y est sans commune mesure, ce qui a encore attisé ma curiosité.» Mais encore fallait-il se construire une trajectoire et trouver où… l’arrimer. Ce sera une volonté farouche d’être indépendante. La Lausannoise l’est par nature et pas dans un esprit disruptif, on reste dans la mesure vaudoise. Et si Catherine Othenin Girard ne le dit pas, une fois encore, son sourire aussi large qu’un paravent le fait à sa place. «J’ai aimé gagner mon indépendance dans la négociation avec mon père sur le cursus que je me suis choisi et qui n’était pas son premier choix. J’ai aussi cultivé cette indépendance de penser et de faire au contact de ma grand-mère maternelle qui n’a jamais, de toute sa vie au milieu de la petite bourgeoisie conservatrice, abandonné son métier de couturière. C’était une figure, une femme entreprenante, un modèle.»

Même en mode admiratif, la confidence ressemble à une entorse à la protection de la sphère intime. On sait qu’il y a deux fils adultes, Guillaume, architecte, et Achille, ingénieur. Ils ont eu une «mamma assez latine» et elle une maternité qui l’a beaucoup «pacifiée». Mais il faut aller chercher la discrète qui ne s’ignore pas… Très adroitement, elle revient toujours au monde du travail, à ses premiers pas cernant déjà le milieu comme autant de fins limiers. Des mandats de correctrice dans l’édition d’art, des fonds à archiver à la Bibliothèque cantonale universitaire, puis un stage non payé au Musée cantonal des beaux-arts sous l’ère Erika Billeter. «C’est là que Jacques Treyvaud, un vrai précurseur en Suisse avec la collection d’art lancée pour la BCV, est venu me chercher pour une petite mission. Il fallait mettre sur pied l’inventaire mais aussi prospecter la jeune génération. Au départ, sans aucun filet critique, j’étais comme un poisson-pilote allant d’atelier en galerie pour obtenir la confiance, mais aussi la conserver. Il fallait aussi apprendre à être respectée.»

Il y aura un deuxième homme dans sa vie d’historienne de l’art: Pierre Keller. Le directeur de l’ECAL, qui, avec «son caractère entrepreneur et novateur», n’avait aucune limite pour inscrire l’art dans la société. Avec les frontières cantonales et nationales pour horizon, celle de Catherine Othenin Girard, conseillère de deux des plus puissantes enseignes vaudoises, est un peu plus restreinte. «Ce n’est pas une limite, plutôt un challenge. Et s’il faut parler franco de la relation entre l’art et l’économie, j’aime ce lien, il implique une prise de risque, que ce soit de la part de l’artiste comme du commanditaire. Mais soyons clairs: sans marché, il n’y a pas de production et je ne le dis pas parce que je joue dans ces hautes sphères. Je ne suis pas dans cette course-là.»

Article de Florence Millioud-Henriques, paru dans 24 Heures (28.06.2020) : https://www.24heures.ch/heureuse-detre-liee-a-perpetuite-avec-lart-221720146087

Photo : Florian Cella

22.06.2020 - Cyril Porchet, Catherine Leutenegger : exposition en plein air Sur le mont-soleil exactement
PH
EXECAL, Association - Expires 31.10.2020
L’exposition en plein air «Format» accroche sur des échafaudages le travail de 11 photographes suisses. A découvrir jusqu’à la mi-août dans le Jura bernois.

(...)
Issue de la série Meeting (2012), qui documente les structures temporaires construites pour accueillir les assemblées générales des grandes sociétés, une image de Cyril Porchet rappelle au contraire la puissance du groupe et des rassemblements. Mais, comme le Lausannois révèle une salle encore vide, se pose cette question: ces grandes réunions d’actionnaires – qui «fonctionnent comme des prismes iconiques du spectaculaire et du pouvoir», dit-il – sont-elles véritablement nécessaires?
https://www.instagram.com/cyrilporchet/
(...)
Alors que la brume s’enroule irrémédiablement autour des sapins et que grondent dans le lointain les pales d’une éolienne, quelques ouvriers s’affairent pour monter un petit échafaudage. En cette fin d’après-midi guère printanier, la centrale solaire qui lui fait face n’a que peu de lumière à absorber. C’est là, dans un champ situé au bout du parcours proposé par l’exposition Format, que Catherine Leutenegger expose Feather, une photographie représentant un fragment d’une plume d’oiseau.
Au premier regard, celle-ci est difficilement reconnaissable. Parée d’une couleur or, elle évoque un petit objet précieux, peut-être une broche. A la légèreté intrinsèque d’une plume s’ajoute alors une sorte de lourdeur induite par cette supposée préciosité. Autant dire que l’image possède une ambivalence la rendant agréablement mystérieuse. Catherine Leutenegger ne sait d’ailleurs pas de quel oiseau provient cette plume. Feather est issue d’une carte blanche proposée par l’EPFL (Ecole polytechnique fédérale de Lausanne) à l’occasion de son 50e anniversaire. Réalisée avec l’appui de la plateforme PIXE, qui permet – grâce à la microtomographie – de reproduire en 3D la structure interne de n’importe quel matériau, l’image est d’abord scientifique; c’est dans un second temps qu’elle a été retravaillée par la photographe afin de devenir artistique.
En début d’année, la diplômée de l’ECAL (Ecole cantonale d’art de Lausanne) a proposé à Dublin un solo show qui lui a permis de montrer deux séries, la première sur l’impression 3D, la seconde sur les poupées de bébés plus vrais que nature qui se vendent sur internet. En 2007, à la faveur d’une résidence de six mois à New York, elle avait travaillé sur la fermeture des usines Kodak de Rochester, tandis que, dans la série Hors-champ, elle documentait entre les Etats-Unis et la Suisse des ateliers de photographes. Accompagnant un jour Henry Leutwyler, elle s’est retrouvée sur un shooting de Beyoncé – un jour, espère-t-elle, elle pourra publier ces images montrant le photographe de mode au travail avec la star. Lors d’un vernissage, c’est face à Cindy Sherman qu’elle s’est par hasard retrouvée. Elle lui a demandé si elle pouvait la photographier, l’Américaine a refusé. Ces anecdotes définissent parfaitement l’approche de Catherine Leutenegger, bien décidée à ne pas se laisser enfermer dans un genre ou un courant.
Lauréate du Prix Manor 2007, elle avait dans la foulée exposé au Musée de l’Elysée. Sélectionnée il y a cinq ans par Circulation(s), festival parisien dédié à la jeune photographie européenne, elle avait, jusqu’à son travail dans les laboratoires de l’EPFL, toujours produit ses propres clichés. Si à travers Kodak City et Hors-champ elle avait en quelque sorte proposé un état des lieux du médium photographique, elle expérimente aujourd’hui, à travers une œuvre comme Feather, la réalisation d’images à l’aide de procédés non photographiques. Pour elle, il s’agit là d’un moyen de déconfiner le huitième art.
https://www.instagram.com/catherineleutenegger/

LIRE l'article complet paru dans Le Temps (21.06.2020) : https://www.letemps.ch/culture/montsoleil-exactement

«Format», exposition de photographie en plein air, Mont-Soleil, jusqu’au 16 août. Entrée libre. Les week-ends des 20-21 et des 27-28 juin, visites guidées à 14h (sur inscription).
https://www.exposition-format.ch

17.06.2020 - Jonas Lacôte : 'Prochain tour'
CI
EXECAL, Association - Expires 31.10.2020
Jonas Lacôte [diplômé en Bachelor Media & Interaction Design, 2015] offre l'accès intégral à son film réalisé en 2017 : https://vimeo.com/267954073

Ce film avait été présenté au NIFF Neuchâtel International Fantastic Film Festival en 2017, dans la catégorie Swiss Shorts World Premiere pour le NIFF.
https://www.nifff.ch/fr/film/prochain-tour/

SYNOPSIS
Une jeune fille se réveille mystérieusement dans la forêt. En fuyant, elle se réfugie dans une caravane dans laquelle elle pense pouvoir y trouver de l’aide.

Un film écrit et réalisé par Valentin Graff & Jonas Lacôte

Avec: Simon Labarrière & Donatienne Amann
Chef décorateur: Michel Imhof
Ingénieur son: Arnaud Cuman
Production: Perrine Brunisso - Ramon&Pedro
Musique: Brian Bendahan - Shiverland Production
Colorimétrie: François Jaquier
Traduction et sous-titres: Marine Ruscio
Making of: Johan Corminboeuf

12.06.2020 - Romain Roucoules: finalist n°4 - Act on your future (27 oct.-15 nov.)
PH
EXECAL, Association - Expires 31.01.2021
La fondation Act On Your Future s’apprête à décerner pour la cinquième fois son prix pour jeunes artistes, en ligne cette année.

Act On Your Future a reçu cette année 32 dossiers, elle en a retenu cinq. Les vidéos de présentation de deux des finalistes sont déjà en ligne: Roei Greenberg, 34 ans, étudiant au Royal College of Art, s’approprie la beauté romantique des paysages de la campagne anglaise et y instille une touche d’ironie: ses clôtures qui barrent la route au promeneur l’amène à réfléchir sur la propriété foncière et la privatisation de la terre.

Élève de la même école, Lowena Poole, 24 ans, parle de la résilience de la nature à travers les champignons: grâce à des filtres à infrarouge, elle «rend visible l’invisible» et met en évidence l’action régénérante de ces organismes après le passage ravageur de l’homme. Les projets de Romain Roucoules (ECAL) et d’Isabelle Ha Eav (École de la photographie d’Arles), ainsi que celui de Joanne Joho et Thomas Lopes (HEAD) seront distillés sur le web chaque lundi jusqu’au 29 juin, date de la proclamation du gagnant du concours.

Puis rendez-vous, donc, le 27 octobre au Centre de la photographie Genève pour l’exposition des clichés du ou de la lauréat·e. Des tables rondes viendront étoffer la réflexion autour du thème «Crise climatique et droits humains», de même qu’un livre, édité en collaboration avec le Centre de la photographie, qui rassemblera les 25 finalistes et les cinq thèmes du prix ces cinq dernières années.

LIRE suite de l'article ici : https://www.tdg.ch/ils-creent-un-echo-entre-crise-climatique-et-droits-humains-397776261965

Né en 1991, Romain Roucoules vit et travaille à Paris. Ancien élève des Gobelins (Paris), il est diplômé de l'ÉCAL (Lausanne) avec mention très bien. Il travaille sur la naturalisation des nouvelles technologies et sur la manière dont elles remettent en cause la façon dont nous concevons et percevons notre environnement. Son travail propose d'actualiser les questions liées au médium photographique en les confrontant aux moyens contemporains de production d'images.

Global Solutions​, 2019
Après les élections présidentielles brésiliennes, la forêt amazonienne, icône environnementale oubliée depuis une vingtaine d'années, revient sur le devant de la scène et cristallise à nouveau les préoccupations de la population.

Ce projet, présenté sous la forme d'une installation, rassemble des simulacres modernes provenant de différents milieux. Conséquences lointaines, causes proches. Entre mémoire collective et oubli collectif, Global Solutions interroge la manière dont nous percevons des réalités lointaines, observées à travers le prisme des outils technologiques.

https://www.actonyourfuture.org/romain-roucoules.html
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Born in 1991, Romain Roucoules lives and works in Paris. Former student of Gobelins (Paris), he graduated from ECAL (Lausanne) with high honours. He is working on the naturalisation of new technologies and how they challenge the way we conceive and perceive our environment. His work proposes to update issues related to the photographic medium by confronting them with contemporary means of image production.

Global Solutions, 2019
Following the Brazilian presidential elections, the Amazonian rainforest, an environmental icon forgotten for some twenty years, is returning to the forefront and once again crystallises the general concerns.

This project, presented in the form of an installation, brings together modern simulacres from different backgrounds. Distant consequences, close causes. Between collective memory and collective forgetfulness, Global Solutions questions the way we perceive distant realities, observed through the prism of technological tools.

https://en.actonyourfuture.org/romain-roucoules.html

https://www.instagram.com/romainroucoules/

05.06.2020 - Thierry Didot : les futurs bancs de la cathédrale de Lausanne
DI
EXECAL, Association - Expires 31.01.2021
Bravo à Thierry Didot qui a remporté le concours de design des nouveaux bancs de la cathédrale de Lausanne.
Le premier prototype est visible en ce moment dans la cathédrale jusqu'à leur production.
Ils verront le jour en printemps 2020.
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Elles ont fait leur temps, les chaises paillées de la cathédrale de Lausanne. Installées dans la nef du vénérables édifice depuis 1912, elles seront remplacées dès Pâques 2022 par de nouveaux bancs dont le design vient d’être dévoilé, après des années d’intense réflexion. Le choix de l’État de Vaud, présenté par les conseillers d’État Pascal Broulis et Christelle Luisier Brodard ce jeudi, s’est porté sur un prototype dont la particularité est d’être doté d’un dossier réversible. Si le concept n’est pas nouveau, puisqu’il existe déjà à l’église Saint-François, à Lausanne, il permettra d’orienter facilement le public, soit en direction du chœur, soit face à l’entrée. La cathédrale, qui a vu passer 475’000 visiteurs en 2019, accueille en effet une diversité d’événements qui va bien au-delà des offices religieux, avec notamment une vingtaine de concerts d’orgue par an.

Fabriqué avec du bois de chêne vaudois, le banc de quatre ou six places a été développé par la société lausannoise GAB Manufacture SA, qui a remporté un appel d’offres lancé en janvier 2020 par le Canton. Elle s’est associée au designer romand Thierry Didot afin d’affiner un préprototype imaginé par le bureau belgo-lausannois Yves Weinand Architectes, en partenariat avec la filière bois de l’EPFL. Il en résulte un banc assemblé sans vis ni colle qui constitue une petite innovation technologique pour ce type de mobilier.
(...)
LIRE la suite de l'article paru dans 24 Heures (28.05.2020) :

https://www.24heures.ch/reversibles-les-futurs-bancs-de-la-cathe-vivront-un-siecle-736422948942

https://www.thierrydidot.ch

24.05.2020 - Le design et les masques, transcender un accessoire anxiogène en objet du désir - Heidi.news
DI
EXECAL, Association - Expires 10.01.2021
Le projet Bring Your Own Mask* a vu le jour en pleine phase de déconfinement. En donnant carte blanche aux designers suisses pour réinterpréter le masque de protection, le laboratoire d’innovation Hyper Aktiv place le design au service de la santé publique.

Pourquoi on en parle. Le retour des transports publics bondés et la réouverture des terrasses ne vont pas sans la question du port du masque, cet objet à priori banal et pourtant effrayant. Un caractère que s’efforcent de sublimer la mode et le design.

De quoi on parle. Les projets de Bring Your Own Mask sont présentés en 3D sur le site BYOM depuis le 11 mai. En septembre, ils feront l’objet d’une exposition dans les locaux du studio, situé dans l’ancienne usine des friteuses Valentine à Renens. Si tout va bien.

Pourquoi c’est important. Le rayonnement international du label «Made in Switzerland» pourrait bien à terme inverser le paradigme de la production et importation massives des masques fabriqués en Chine.
Orienté vers des critères avant tout créatifs et esthétiques, Bring Your Own Mask présente néanmoins des qualités écologiques et locales. Autant d’atouts qui n’ont pas tardé à attirer l’attention de Présence Suisse et Creative HUB, qui souhaitent présenter le projet à Shanghai en fin d’année.

Incursion dans le laboratoire. Sur 120 designers contactés, 41 ont répondu à l’appel. «Comme l’indicatif de la Suisse!», s’enthousiasme Raphaël Lutz, designer industriel et tête pensante du laboratoire. «Le design a toujours été utilisé pour trouver des solutions en temps de crise et améliorer le quotidien des gens, comme un vecteur de solution et d’innovation.»

Totalement libres, les designers proposent des versions tantôt poétiques, tantôt engagées, pour la plupart réutilisables. Un critère important pour l’initiateur qui ne mâche pas ses mots: «Le designer a une responsabilité de ‘sauver le monde’, il doit être engagé. La plupart des masques chirurgicaux sur le marché sont jetables, c’est un désastre écologique annoncé.»

Technologie de pointe. Pour contrer ce désastre, l’Empa, laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche basé à Dübendorf dans le canton de Zürich, a défini les normes textiles Viroblock. Comme son nom l’indique, le tissu bloque littéralement le virus.

Baptisé ReMask (https://www.empa.ch/web/s604/remask), le projet commandité par la «Task Force scientifique nationale COVID-19» de la Confédération vise à une production locale en collaboration avec l’industrie textile.

Raphaël Lutz:
«Il est possible de désinfecter et stériliser les masques en tissu aux rayons UV, avec les lampes utilisées pour faire sécher les ongles, qui fonctionnent très bien et ne coûtent pas cher. Cela permet d’être totalement autonome.»

Miroir, miroir. Style, esthétique et pratique ne sont pas des caractères antinomiques. Ainsi, Man In The Mirror, le prototype de Nadja Stäubli, assure une protection efficace. Pensé telle une armure dans des matérialités fonctionnelles, sa face en miroir reflète son propre ennemi, en l’occurrence le virus. Transformer le caractère anxiogène du masque sanitaire en une allégorie stylistique n’est pas une sinécure. Effectivement, ce nouveau rituel n’est pas anodin. Parfois suffocant, l’objet est fortement empreint de son aura médicale. «Le masque blanc chirurgical fait peur, c’est pour cette raison qu’on a envie de porter un autre type de masque», observe Elizabeth Fischer, historienne de la mode.

L’objet du désir. «Voilà qui change tout, cela donne envie de porter un masque»: à lui seul, ce commentaire en dessous d’une photo postée sur Facebook avec un masque de designer résume tout. Ou presque. En ces temps incertains où les espaces sont redéfinis, l’hygiène des mains et le port du masque déterminent une nouvelle norme.

Contrairement aux apparences, il n’y a rien de futile à transgresser le désir en transformant le rituel en terrain de jeu. Donner envie de porter un masque relève de l’exploit, surtout dans les lieux publics et les supermarchés où les restrictions réinventent les sols en parcours fléchés.

Le salut par le style. «Porter un masque de créateur est un geste de frivolité», affirme Naco Paris. Et ce n’est pas rien en ces temps de gravité omniprésente. Le designer de mode indépendant basé à Paris a vu ses commandes exploser depuis quelques semaines. En 2015, il en avait déjà imaginé une série en cuir argent dans sa collection futuriste. «Designé, stylisé et mis en scène, tout peut devenir un accessoire de mode, même un objet orthopédique», observe-t-il.

Un avis partagé par Elizabeth Fischer: «La mode se nourrit de tout. Comme le piercing et le tatouage, elle s’empare du masque sanitaire en le décontextualisant. En Afrique, on l’accorde à la chemise ou au boubou.» Et Sophie Fontanel de souligner l’importance du geste dans un billet sur L’Obs: «Prenons le sujet à bras-le-corps: que les gens portent de jolis masques, les assortissant à leur tenue du jour, par exemple, est-ce choquant? Un masque prophylactique peut-il être beau? Force est de constater qu’en Asie, où cet objet est utilisé couramment, il le reste en général sous sa forme, comment dire… pharmaceutique.»

Par Alexandre Lanz (publié le 21.05.2020, Heidi.news)
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* Alumni ECAL qui ont participé au projet BYOM (Bring Your Own Mask) initié par Raphaël Lutz, lui aussi un alumnus de l'ECAL :
- Anna Heck
- Atelier I+N [Ismaël + Nathan Studer]
- Béatrice Durandard
- Christian Spiess
- Denis Rouèche
- Dimitri Nassisi, Hanieh Rashid & Laurie Greco
- Egli Studio [Thibault Dussex & Yann Mathys]
- Jeremy Deruaz
- Josefina Muñoz Studio
- JPBD [Jean-Philippe Bonzon]
- Luciano Dell'Orefice design studio
- Noelani Rutz
- Studio Renaud Defrancesco
- Superlife (Cyrille Verdon & Edrris Gaaloul)
- Sybille Stoeckli Studios
- Thierry Didot Studio
- Ulysse Martel
- Vinh Nguyen
- Virage Studio (Benoît Chastenet, Lionel Dalmazzini, Arthur Desmet + Arthur Monnereau)
- XJC - Xavier Perrenoud

https://www.heidi.news/sante/transcender-un-accessoire-anxiogene-en-un-objet-du-desir

https://byom.hyperaktiv.li

20.05.2020 - Anne-Sophie Bazard : clip vidéo pour Timmy Trumpet & Florian Picasso
MID
EXECAL, Association - Expires 31.10.2020
Anne-Sophie Bazard (diplômée en MID, 2015) présente le clip Armageddon pour Timmy Trumpet & Florian Picasso, qu'elle a réalisé en deux petites semaines très intenses de confinement.

https://www.youtube.com/watch?v=fmHB6RHMzwI

19.05.2020 - L’artiste visuel Valentin Carron, lauréat du Prix culturel 2020 du canton du Valais
AV
EXECAL, Association - Expires 31.01.2021
Le natif de Fully se voit décerner le Prix culturel 2020 du canton du Valais comme couronnement à une carrière confirmée. Trois prix d’encouragement et un prix spécial complètent le palmarès.
Il avait représenté la Suisse en 2013 à la 55e Biennale d’art de Venise. L’artiste visuel Valentin Carron, 43 ans, se voit décerner le Prix culturel 2020 du canton. Une distinction assortie de 20 000 francs récompensant une carrière internationale qui l’a vu exposer notamment au Swiss Institute de New York (2006), au Palais de Tokyo à Paris (2010) et plus récemment au Musée des Beaux-Arts de Rennes (2018).

L’artiste visuel né à Fully est attendu cet été à Bagnes sur le barrage de Mauvoisin à l’invitation du directeur de l’édhéa Jean-Paul Felley, précise le communiqué.

Le canton a en outre attribué trois prix d’encouragement: à la chanteuse haut-valaisanne Tanya Barany, à la comédienne Pauline Epiney et au bureau d’architecture GayMenzel. Quant au Prix spécial, il va au galeriste Christian Bidaud qui gère la Galerie Oblique à Saint-Maurice.

La cérémonie officielle se tiendra fin novembre dans le Bas-Valais.

Photo: Annik Wetter

https://www.lenouvelliste.ch/articles/valais/canton/l-artiste-visuel-valentin-carron-laureat-du-prix-culturel-2020-939049

15.05.2020 - Chez Nicolas Party, nouveau maître du pastel
AV
EXECAL, Association - Expires 31.10.2020
Le Vaudois établi à New York est l’un des noms les plus en vue dans le milieu de l’art contemporain actuel. Visite de son atelier, cabinet de curiosités coloré et fantasque.

Nicolas Party se lave les mains sans cesse. Et ce n’est pas en raison du nouveau coronavirus. Quand on travaille le pastel, comme lui, il faut prendre ses précautions. «Si je ne les lave pas, j’en mets sur tout ce que je touche», sourit l’artiste en refermant le robinet de son atelier new-yorkais. Situé à Red Hook, quartier industriel de Brooklyn reconverti en friche artistique, son repaire est un grand cabinet de curiosités, reflet de l’esprit touche-à-tout de ce Vaudois très coté. Ancien élève de l’Ecole cantonale d’art de Lausanne (ECAL), le gamin de Villette est l’un des artistes suisses les plus en vue à l’international. Exposé dans plusieurs grandes galeries et musées européens, asiatiques et américains, il est devenu, en juin 2019, à 39 ans, l’une des plus jeunes recrues de la prestigieuse galerie suisse Hauser & Wirth.

Il l’a rejointe en même temps qu’Amy Sherald – qui a signé le portrait de l’ex-première dame Michelle Obama, exposé à la National Portrait Gallery de Washington – et d’autres artistes internationaux de renom. Celui que la presse et les collectionneurs qualifient d'«étoile montante» fait le modeste: «C’est sûr que ça fait plaisir. Personne n’aime être décrit comme une étoile descendante», plaisante-t-il, assis sur un sofa en survêtement noir. «J’ai beaucoup de chance. Il n’y a pas grand-chose de négatif dans les projets qu’on me propose en ce moment.»

L’exploration de tous les supports
Dès l’entrée de son immense espace, avec vue sur les gratte-ciel de Manhattan et les toits de Brooklyn, les visiteurs sont accueillis par une rangée de six têtes colorées organisées en taille décroissante, à la manière de poupées russes alignées. La plus grande, à l’avant, fait près de trois mètres, et la plus petite dix centimètres. Dans une seconde pièce, où Nicolas Party a accroché quelques-unes de ses peintures et pastels, il pointe une table basse qu’il a décorée, dans la lignée de son arrière-grand-mère qui pratiquait de la peinture sur meubles. Puis il ouvre un tiroir duquel il sort des morceaux de marbre, tout en précisant qu’il a aussi été marqueteur de marbre. «Quand j’étais enfant, j’étais intéressé par la peinture, le bricolage et le dessin. Mais je n’ai jamais eu de plan de carrière. J’ai saisi les opportunités qui se présentaient», raconte-t-il.

De la sculpture au bricolage, en passant par le dessin et la peinture sur pierre, son parcours artistique l’a poussé à explorer tous les supports. Mais s’il y a un fil conducteur, c’est la couleur. Saturée, flashy, vive, insolente: elle est omniprésente dans l’œuvre de Nicolas Party. Un héritage de son adolescence quand, avec un groupe d’amis, il partait taguer les ponts d’autoroute et les trains, la nuit – il mettra dix ans à régler toutes les amendes liées à ses «bêtises» de jeunesse. «Dans le graffiti, on a besoin d’utiliser des couleurs vives et graphiques pour qu’elles puissent être vues rapidement par les passants.»

Des forêts multicolores ici, des portraits là… Les quelques tableaux accrochés dans son studio rappellent ce goût pour la couleur. Une chose le chagrine toutefois: les murs blancs. Seul son bureau, situé à l’arrière de l’atelier, est peint en rose clair, couleur qu’il adore. Cette sainte horreur du blanc (et du noir) n’est pas surprenante de la part d’un artiste connu pour les grandes fresques murales en pastel (robes en mouvement, méduses colorées, forêts…) qu’il crée autour de ses tableaux ou de ceux des autres pour mieux les sublimer. Sa récente exposition à la Flag Art Foundation à New York a ainsi nécessité l’utilisation de 113 litres de peinture pour préparer les murs à recevoir ces fresques hautement instagrammables et colorées. «Le blanc est difficile pour les autres couleurs. L’œil capte moins les nuances de la palette. Quand je vois des murs blancs dans les galeries, je me dis que c’est dommage pour les peintures.» Loin de s’arrêter là, Nicolas Party va aussi jusqu’à installer des arches entre les salles et faire diverses «interventions architecturales» pour créer un univers à part.

Pastelliste exigeant
A côté de son bureau se trouve un endroit très spécial: la pièce où il crée ses pastels. Sur l’un des murs de la petite pièce, pas moins de 1400 «sticks» (bâtonnets) sont placés, par couleurs et dégradés, dans des petits casiers. «Ce n’est pas comme la peinture: on ne peut pas mélanger les couleurs sur une palette. En pastel, il faut avoir toute la gamme.» Il montre les bâtonnets de la marque française Henri Roché, la «Rolls-Royce des pastels», comme il les décrit. Le Français Maurice Quentin de La Tour, «le prince des pastellistes», a également fait partie de la clientèle de l’illustre maison au XVIIIe siècle. «Ils font tous leurs pastels à la main. Ils ne sont ouverts que le jeudi pour pouvoir avoir le temps de fabriquer leurs produits.»

Nicolas Party s’est lancé dans cette technique en 2013 après avoir découvert à Bâle le tableau Tête de femme de Pablo Picasso, une œuvre datant de 1921 montrant un visage féminin avec des jeux d’ombres qui lui donnent une sensation de relief. «C’était exactement ce que je voulais faire», dit-il. Aujourd’hui, ses pastels de natures mortes, de paysages et de portraits lui ont valu d’être reconnu comme l’un des grands praticiens de cette forme d’art qui a connu son heure de gloire à la Renaissance. L’an dernier, l’un de ses paysages s’est vendu 608 000 dollars (577 000 francs suisses) et un portrait plus de 726 000 (689 000 francs suisses), un record pour l’artiste. Le site spécialisé Artnet a noté que son travail avait été mis aux enchères 14 fois ces deux dernières années. Huit ventes ont été réalisées au second semestre de 2019 et ont généré un total de 1,6 million de dollars (1,5 million de francs suisses).

Vif et incisif
«Le pastel est plus rapide que la peinture. Pas la peine de faire plusieurs couches. Il n’a pas besoin de sécher. Ça me convient. Je suis assez speed, dit-il. Je ne suis pas perfectionniste. Par exemple, je ne vais pas essayer 15 hauteurs d’accrochage différentes pour les tableaux. C’est une perte de temps!» Arrivé dans son atelier à 8h, Nicolas Party le quitte d’ordinaire aux alentours de 18h pour regagner son appartement dans le quartier de Chelsea, où il vit avec sa compagne américaine et leur chien.

Débarqué à New York par amour, il y reste aussi pour les opportunités que la ville lui offre. «New York nourrit la créativité des artistes. Ce n’est pas un cliché. J’y ai rencontré beaucoup d’artistes que je respecte, dit-il. Le public est très éveillé. Les artistes font leurs meilleures expositions à New York car d’autres artistes et la critique s’y trouvent.» Pour l’heure, il n’envisage pas de repartir, même s’il garde une résidence en Belgique. «New York reste le centre du monde artistique. Il y a peu de soirs ou l’on reste chez soi.»

Publié dans Le Temps (10.05.2020) - réservé aux abonnés :

https://www.letemps.ch/culture/chez-nicolas-party-nouveau-maitre-pastel

https://www.youtube.com/watch?v=j78gSlqNWQw

14.05.2020 - Giulia Chehab : 4 modèles de sacs en vente en ligne - La Redoute (France + Suisse)
DI
EXECAL, Association - Expires 30.06.2025
Si les enseignes et marques de prêt-à-porter signent généralement des collaborations avec de grands noms de la mode pour un maximum de visibilité, certains partenariats permettent également de découvrir de jeunes talents qui pourraient bien se révéler incontournables dans les années à venir. La Redoute saute sur l'occasion avec Giulia Chéhab, grande gagnante du prix La Redoute x HEAD Genève et finaliste de la 35e édition du Festival international de mode et de photographie.

La jeune créatrice a imaginé une collection de sacs combinant praticité, design, et audace, qui ne devrait pas laisser le public indifférent. Non seulement les créations sont hyper originales et déclinées dans une palette alternant entre tonalités neutres et coloris vibrants, mais en plus elles sont dotées d'une multitude d'éléments offrant rangements et port confortable sans avoir à renoncer à l'esthétisme.

Quatre sacs sont proposés pour cette première collaboration : le Gymbag à Capuche, qui, comme son nom l'indique, se porte sur le dos avec la possibilité de déployer une capuche, le Weekender, un sac assez ample pour y glisser de quoi partir deux ou trois jours, le Tote à Soufflets, qui s'ouvre en accordéon, ou encore la Banane Cuir + Tote Toile, un duo incontournable qui offre la possibilité de séparer ses affaires en fonction de leur utilisation. Le tout est décliné dans des matières résistantes ou légères selon les modèles, avec des effets matelassés et des sangles rembourrées.

Giulia Chehab est diplômée de l'ECAL en Bachelor Design industriel en 2013
https://www.instagram.com/giuliachehab

4 modèles sont en vente sur les sites en ligne de La Redoute en France et en Suisse :

https://bit.ly/363ZMzt

https://bit.ly/2LGnXLf

05.05.2020 - Laure Gremion, Alix Szijarto - Rong Design Library X Pro Helvetia Shanghai Residency program (Hangzhou, China)
DI
EXECAL, Association - Expires 31.12.2020
We are glad to announce the finalists selected for the 2019-2020 Rong Design Library X Pro Helvetia Shanghai Residency Program. Upon joint discussion between Pro Helvetia design department and the library founder Zhang Lei, we chose to award the following four designers, Laure Gremion [ECAL alumna, BA-DI 2012], Joel Hügli, Karin Lorez (WEER), and Alix Szijarto [ECAL alumna, BA-DI 2017] with the residency.

LAURE GREMION
www.lauregremion.ch
Product Design, May 2020

Laure Gremion is a product designer born in Neuchâtel, Switzerland. After her studies at ECAL and Design Academy Eindhoven, she gained professional experience by working for Atelier Oï, designer Hector Serrano in Valencia and Unisto AG in St. Gallen. She currently works between Lausanne and Neuchâtel.

Driven by challenges and discoveries, Laure Gremion likes to stretch her limits by tackling complex and manifold subjects. Collaborations with professionals from technical backgrounds allow her to spice up her creations. Her projects led her to a 4-month residency at Swatch Art Peace Hotel in Shanghai in 2016. In addition, her work has been exhibited at various international events including the Salone del Mobile in Milan, Blickfang Selected and the World Economic Forum. In 2018, she won the Formforum Masterpiece prize for her chandelier «Céleste».

In China, she is eager to explore calligraphy paper in combination with her recent paper cutting project «Cactus», developing products such as curtains, window shades or lighting projects.

ALIX SZIJARTO
www.alix-s.net
Industrial & Product Design, September 2020

Alix Szijartois, born in 1994, is a Swiss designer currently working between London (UK) and Vevey (CH). After a bachelor degree with honour in Industrial & Product Design at ECAL/Ecole Cantonale d‘Art de Lausanne in 2017, she has worked with Doshi Levien and Barber & Osgerby on various light, furniture, textile and scenography projects while continuing to develop her personal projects. She aims at creating innovative objects using the best of man’s hand and machine abilities, challenging the constraints of materials and production processes. Curious and mindful of people’s daily life, she enjoys working on a wide range of projects exploring interactions between behaviour, form and function.

During her residency, she would like to continue to probe the limits between industry and craft, shape and function through studying traditional dyeing techniques and ceramic extrusion. The result of this residency will be a collection of everyday objects, celebrating the plurality of traditional fine craftmanship and innovative contemporary design.


RONG DESIGN LIBRARY RESIDENCY PROGRAM
This Residency Program is co-initiated by Rong Design Library and Pro Helvetia Shanghai, Swiss Arts Council. Rong Design Library is the first traditional material library in China. For the past five years, the library has invited 30 designers from more than 10 countries to avail the residency in a village near Hangzhou, China. The cooperation with Pro Helvetia Shanghai is a special project that falls under the umbrella of this residency program. The objective is to create a critical learning environment to stimulate the discovery and rethinking between traditional crafts and contemporary design. It offers residents opportunities to exchange, experience, devote time to their design practice within a dynamic and vibrant environment by cooperating with local artisans.

Pro Helvetia Shanghai will support these four selected Swiss designers to become Rong Design Library’s resident for the period 2019-2020. The candidates will be able to research and study Chinese traditional handicrafts and materials (bamboo, silk, mud, copper, paper, etc.), and combine the learnt techniques with contemporary design. The designers will benefit from visits to crafts workshops, networking opportunities, database resources from the design library, one local assistant, and advisory support from the co-founders of the library.

https://designswitzerland.ch/2019/10/17/rong-design-library-portraits-of-the-selected-designers/

http://www.designlibrary.cn

05.05.2020 - ➼ Revue de presse ECAL (archives) = ECAL press releases (archives)
All
EXECAL, Association - Expires 30.06.2026
Vous pouvez suivre et trouver les articles de presse consacrés à des alumni, à partir des archives ECAL datant de 2013.
https://www.ecal.ch/fr/1061/news-presse/revue-de-presse

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You can follow and find press articles about alumni from the ECAL archives since 2013.
https://www.ecal.ch/en/1061/news-press/press-releases

03.04.2020 - Le documentaire ‘’Sous la peau’’ de Robin Harsch, une ode à la tolérance
CI
EXECAL, Association - Expires 31.10.2020
Dans son documentaire Sous la peau, Robin Harsch [diplômé ECAL en cinéma, 2003] aborde de manière frontale et profondément intime le sujet encore assez peu évoqué de la transidentité. Cette dernière ne se manifeste pas obligatoirement par un besoin de changer de sexe ; ce qui est en jeu, c’est l’identité de genre, à savoir la façon dont la société perçoit quelqu’un comme masculin ou féminin. Une personne transgenre a été, comme tout le monde, assignée à un des deux genres dès sa naissance, mais se vit comme appartenant à l’autre. La transition leur permet de devenir à part entière un homme quand on est femme, ou une femme quand on est homme, ce qui implique un bouleversement profond et global de son être. Tandis que j’emploie assez naïvement durant notre interview des mots comme ‘désir’ ou ‘envie’ pour décrire ces jeunes, Robin Harsch me reprend très vite en précisant que « ce qu’il faut comprendre et ce que j’ai compris en faisant le film, c’est que ce n’est pas un désir, c’est un besoin. Ils sont nés comme ça, ce n’est pas une lubie, dès 4-5 ans ils ressentaient ça sans mettre de mot dessus. Ce n’est vraiment pas un choix. Ils détestent quand on dit « changement de sexe », parce que ça ne touche pas à l’essentiel, l’essentiel c’est le genre, c’est être un homme ou femme, ce qui est bien plus profond. »

Le cinéaste genevois a suivi trois jeunes durant les mois décisifs de leur transition. C’est au Refuge Genève, un espace d’accueil pour des jeunes LGBTIQ+ dans le besoin, qu’il les a d’abord rencontrés. Ils y reçoivent un soutien affectif, une présence, une écoute, par des personnes qui connaissent, l’ayant elles-mêmes vécues, le chemin tumultueux de la transition de genre.
(...)

https://epic-magazine.ch/sous-la-peau-robin-harsch-se-fond-dans-lintimite-du-genre/

https://www.rts.ch/play/tv/12h45/video/le-documentaire-sous-la-peau-du-realisateur-genevois-robin-harsch-une-ode-a-la-tolerance?id=11160066

https://vimeo.com/369841688

10.03.2020 - ➼ P. Egger, J. Vacheron, L. Archer: Digital Strategies in Genre-Defining Magazines (DSGDM) [Long term reference]
CV
EXECAL, Association - Expires 30.04.2030
Digital Strategies in Genre-Defining Magazines is a research initiated by the Master in Art Direction at ECAL and led by Philippe Egger, Joël Vacheron and Luke Archer. The project took place over a series of workshops, conferences and interviews between the autumn semester of 2013 and the spring semester of 2015.

DSGDM starts out from the observation that magazine production has undergone unprecedented growth since the 2000s, particularly in niche topics. Many of these genre-defining magazines developed their own approaches to a digital counterpart of the printed version, which often vary vastly, sometimes being led by a photographic approach, sometimes a graphic approach or alternatively a user experience approach. DSGDM focuses on these strategies, with the aim of creating an overview of the landscape of digital publishing. It also tries to identify the various roles within this landscape so that students may better place their own practice in this complex field.

Furthermore, leading figures from within the field of digital publishing, each with a specific practice, were invited to work with the students to explore new digital strategies for genre-defining magazines and beyond. At once a research report, an educational tool and an experimental platform, this website highlights these different approaches while offering a range of resources and original strategies.

The context of this project, that of editing and designing magazines, stems from the fact that it best describes the multi-facetted fields explored within the Art Direction master. The term “genre-defining magazines” derives from the exhibition titled "Paper Weight: Genre-defining magazines, 2000 to Now" at Haus der Kunst, which was one of the first comprehensive and defining events to highlight the re-emergence of independent publishing in recent years.

GUEST LECTURERS
Anthon Astrom
Laurenz Brunner
Jason Evans
Marc Kremers
Dan Michaelson
Alan Woo
Lukas Zimmer

PARTICIPANTS
Daniel Aires de Sena, Kim Andenmatten, Leonardo Azzolini, Sylvain Esposito, Maria Guta, Larissa Kasper, Laurence Kubski, Namsa Leuba, Eric Loizzo, Jessica Mantel, Jana Neff, Michaël Teixeira, Kyoungtae Kim, Maria Trofimova, Loris Olivier, Johannes Bauer, Sabina Vera Bösch, Christelle Boulé, Dmitry Bukreev, Ricardo Ferrol, Tobias Holzmann, Simon Mager, Charlotte Marcodini, Nicolas Polli, Jagoda Wisniewska, Heejae Yang

THEMES
The programme is divided into five parts, each focusing on a different aspect of design, image production and user experience. These themes are explored through workshops, interviews and critical tools.

COLOPHON
Researchers:
Philippe Egger
Joël Vacheron
Luke Archer

Header images:
MAAD Team

Portraits and workshop images:
Prune Simon-Vermot

Texts:
Joël Vacheron
Philippe Egger
Luke Archer

Interviews:
Joël Vacheron

Proofreading and translation:
Letizia Monti

Website design:
Philippe Egger
Luke Archer (Omnigroup)

Website programming:
Luke Archer (Omnigroup)

Typeface:
Terrazzo (ecal-typefaces)

Director:
Alexis Georgacopoulos

R&D supervisor:
Luc Bergeron

http://digital-strategies.ma-ad.ch

19.02.2020 - PASTOR/PLACZEK : ENTRE ART DIGITAL ET DESIGN SPÉCULATIF - LE POINT CONTEMPORAIN
AV, MID
Courtinat, Mélanie - Expires 31.01.2022
Lancé fin 2017, le studio Pastor/Placzek fondé par Mélanie Courtinat et Quentin Dubret produit des expériences digitales qui dissèquent les frontières entre virtuel et réel. Qu’il s’agisse de projets artistiques ou commerciaux, leur processus créatif est nourri par une approche du design interactif, de la réalité virtuelle (VR), augmentée (AR) et mixte (XR) super-singulière. En questionnant les particularités techniques et narratives de ces outils, ils participent activement à la médiation et à la pérennisation de ces médiums encore parfois appréhendés et stigmatisés par le milieu institutionnel des arts.

[...]
Vous utilisez principalement la VR, AR et XR. Y a-t-il une raison particulière qui vous a poussé à choisir ces médiums pour créer? Que vous permettent-ils que des médiums plus classiques ne vous permettent pas ?

Quentin: Le choix s’est fait naturellement en raison des libertés qu’offrent ces médiums. On a la chance de pouvoir réfléchir à des expériences qui s’appuient sur des technologies nouvelles et qui nécessitent de repenser les standards en terme de narration, de représentation et tout simplement de perception. On utilise notamment la VR ou l’AR non pas comme des fins en soi, mais comme des moyens d’anticiper leur convergence vers une réalité mixte. Cela explique notre choix délibéré de ne pas privilégier l’usage d’un médium au détriment d’un autre, mais de les exploiter dans une même direction.

Mélanie: La perception de l’espace que procure la VR est assez unique, mais la technologie en tant que telle est « lourde » dans le sens ou elle est fatalement en conflit avec son propre contexte. L’AR permet d’altérer la perception de soi voire de l’environnement, mais la surface employée, en l’occurrence un téléphone, est contradictoire avec la notion d’immersion.

Nous ne cherchons donc pas vraiment à évangéliser une technologie en particulier qui justifierait notre pratique, mais nous essayons au contraire de produire une expérience qui insiste sur le caractère immersif, en tenant compte des différentes faiblesses inhérentes aux médiums.

Quentin: En réalité, notre objectif consiste à tenter d’abolir la physicalité des dispositifs interactifs pour reconsidérer ce que l’on définit aujourd’hui comme surfaces.

[...]

Quel est le plus gros défi quand il s’agit de faire disparaître la physicalité lors de la conception d’une expérience interactive et quel est votre processus créatif dans ce cas là ?

Mélanie: C’est le fait de rendre malgré tout l’interaction perceptible qui constitue le principal enjeu. S’il faut considérer la nécessité du dispositif interactif dans toute expérience immersive, il n’est pas pour autant nécessaire de le placer au centre. Une partie de notre travail consiste à explorer les manières de traiter ce dispositif notamment au travers de choix en terme d’UX ou de gameplay pour faire en sorte qu’il soit le plus « liquide » possible lorsqu’on en fait l’expérience, et ce qu’il s’agisse d’un jeu en VR, d’un filtre AR ou d’une installation.

Ce qui compte, c’est que la personne en contact avec l’expérience perçoive immédiatement sa propre idiosyncrasie, qu’elle développe instinctivement une relation, un engagement, au travers de sa propre interaction plutôt qu’on l’oriente sur sa façon d’interagir, qu’on explicite ce principe par l’ajout d’un dispositif supplémentaire.

http://pointcontemporain.com/pastor-placzek-entre-art-digital-et-design-speculatif/

11.12.2019 - Amélie Demay : Club Savonnettes
DI
EXECAL, Association - Expires 31.01.2025
CLUB SAVONNETTES

Il vous manque un cadeau d'anniversaire ? Le CLUB SAVONNETTES est là !
Offrez un savon, 100% naturel, entièrement fait main, cruelty free (ce sont les potes qui testent).

Au choix :
MARLA, se coince entre les doigts comme une bague, parfaite pour un savon main.
TYLER, se grippe comme un point américain ou un gant, idéal pour une douche rapide.
BOB, se roule sur le corps, il masse, il gomme, de quoi buller dans un bon bain.

Prix sur demande, en fonction des frais de port et en édition limitée.
Commande par message : amedemay@gmail.com
ou via mon site : www.ameliedemay.com

[Amélie Demay a obtenu son Bachelor en Design industriel et de produits à l'ECAL en 2018]

https://www.ameliedemay.com/club-savonnettes

https://www.instagram.com/amelie_demay/

22.11.2019 - ➼ Louise Paradis : TM RSI SGM 1960-90 RESEARCH ARCHIVE [long term reference]
DG
EXECAL, Association - Expires 31.12.2025
TM RSI SGM 1960-90 RESEARCH ARCHIVE
http://www.tm-research-archive.ch
This website is derived from an exhaustive research within ECAL led by Louise Paradis (2012) on the Typographische Monatsblätter (TM) focusing on the issues from 1960 till 1990.

The Typographische Monatsblätter was one of the most important journals to successfully disseminate the phenomenon of ‘Swiss typography’ to an international audience. With more than 70 years in existence, the journal witnessed significant moments in the history of typography and graphic design. Its contributors include some of the most influential designers.

This project was initiated by Louise Paradis, with the guidance of François Rappo and Roland Früh, as part of her Master degree in Art Direction at the ECAL/University of Art and Design Lausanne, Switzerland. The project continued with the financial support from ECAL and the University of Applied Sciences and Arts Western Switzerland (HES-SO).

Book published by Lars Müller Publishers.

https://www.lars-mueller-publishers.com/30-years-swiss-typographic-discourse-typografische-monatsblätter-0

29.09.2019 - ➼ Prix & distinctions décernés aux alumni ECAL = ECAL Alumni Awards & Distinctions
All
EXECAL, Association - Expires 31.12.2025
Vous pouvez suivre et (re)trouver les Prix et distinctions récompensant les alumni, à partir des archives ECAL datant de 2011.
https://www.ecal.ch/fr/1064/news-presse/prix-distinctions
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You can follow and find the Alumni Awards and Distinctions from the ECAL archives since 2011.
https://www.ecal.ch/en/1064/news-press/awards

Photo prétexte : ECAL/Marie Rime