03.07.2020 - Romain Roucoules : co-gagnant du prix de photographie de la fondation Act on your future
EXECAL, Association - Expires 31.01.2021
La fondation Act on your future désigne deux lauréats pour la 5e édition de son prix de photo. Exposition à Genève cet automne.

Deux gagnants remportent cette année le prix de photographie de la fondation Act on your future et se partagent sa dotation de 10’000 francs. Pour sa 5e édition, l’organisme qui milite en faveur de la sensibilisation aux droits humains des jeunes générations par l’art, plus spécialement par la photo, avait choisi de faire concourir les élèves de six écoles d’art suisses et européennes sur le thème «No Planet B: les droits humains en temps de crise écologique». Un sujet jugé difficile par l’artiste genevois Christian Lutz, membre du jury, qui explique par cette complexité la décision de désigner deux vainqueurs.

Lowena Poole, 24 ans, étudie au Royal College of Art de Londres. Avec «Stop Time By Smashing Clocks», elle porte un regard scientifique sur la faculté que possède la nature à se régénérer, notamment à travers les champignons. Son travail aux filtres à infrarouge donne naissance à des images où les paysages deviennent presque abstraits. Dans la vidéo de présentation de son projet, elle souligne son désir de «rendre visible l’invisible» et mettre en évidence l’action résiliente des végétaux après les déprédations commises par l’homme.

La vision de Romain Roucoules dans «Global Solutions» est davantage politique. Le jeune diplômé de l’École cantonale d’art de Lausanne (ECAL) prend la forêt amazonienne comme base de son propos. Tombée dans l’oubli médiatique durant vingt ans, sa destruction redevient un sujet d’inquiétude depuis l’accession de Jair Bolsonaro à la tête du Brésil. Le photographe, 28 ans, navigue «entre mémoire collective et oubli collectif» en explorant dans son installation différents outils technologiques d’aujourd’hui.

Les images de Lowena Poole et de Romain Roucoules seront exposées au Centre de la photographie de Genève du 27 octobre au 15 novembre 2020. Associés à ceux des trois autres finalistes de cette année, leurs travaux seront également inclus dans le livre rétrospective que la fondation publiera pour marquer les cinq ans d’existence du concours.

Article de Pascale Zimmermann Corpataux paru dans la Tribune de Genève (02.07.2020) :
https://www.tdg.ch/ecologie-et-droits-humains-deux-jeunes-photographes-vainqueurs-158040218767

Photos et vidéos de présentation des finalistes sur www.actonyourfuture.org

03.07.2020 - Anoush Abrar, l’humain avant tout, pour que chacun se sente beau
PH
EXECAL, Association - Expires 31.01.2021
Aussi à l’aise face à une star que face à des anonymes, le photographe et portraitiste vaudois est toujours à l’affût d’une image surprenante

Un peu d’huile de massage et quelques gouttes d’eau négligemment vaporisées. Sur un des portraits récemment publiés dans T, le magazine proposé vingt fois l’an dans l’édition week-end du Temps, Joël Dicker apparaît légèrement en sueur. Dans le long entretien proposé à l’occasion de la sortie de son cinquième roman, l’écrivain genevois évoque son rapport à l’exercice physique. Le shooting a été réalisé dans la salle de sport qu’il fréquente. Mais pas question pour Anoush Abrar de lui faire lever des poids afin qu’il transpire. «Il aurait eu le visage rouge», explique le photographe. D’où le truc de l’huile de massage et de l’eau.

Pour réaliser un beau portrait, il faut de l’empathie, il est nécessaire d’aimer les gens, dit Anoush Abrar. Inutile de bousculer un modèle, de le pousser dans ses derniers retranchements ou d’être à l’opposé totalement froid et distant. Il est de ceux qui pensent que le facteur humain doit être le moteur de tout travail artistique. «J’essaie très vite de casser le rapport formel, de me rapprocher de la personne, d’établir un rapport de confiance, de déconner. Je provoque aussi cela par le toucher.» Souvent, une simple main sur l’épaule suffit pour obtenir une collaboration totale.

Le goût de l’inédit
Anoush Abrar a aussi bien photographié des stars que des anonymes. Face à une Isabelle Adjani anxieuse, il a dû se faire rassurant. Dans les coulisses d’un bar VIP du Montreux Jazz, il a demandé à Quincy Jones de cacher sa main avec son visage. Interloqué, le producteur a fini par éclater de rire, moment propice à un portrait inédit. «Je n’aime pas que les gens fassent ce qu’ils ont l’habitude de faire. J’aime tester des choses inhabituelles.» Parfois, le Lausannois n’a besoin que de trente secondes pour provoquer quelque chose.

A l’occasion des 125 ans de la Vaudoise Assurances, le diplômé de l’Ecole cantonale d’art de Lausanne (ECAL), où il enseigne depuis 2003, a réalisé pour une publication 125 portraits en noir et blanc d’employés de tous horizons. Pas de légendes, aucune hiérarchie. Que des visages, des femmes et des hommes ordinaires, qu’ils soient stagiaires ou membres de la direction.

Chaque personne doit se sentir belle. Tout le monde mérite d’être photographié, il n’y a pas de mauvais modèle, affirme-t-il. Et s’il accepte volontiers de gommer un détail éphémère qui viendrait déranger l’image, comme un bouton impromptu, il refuse par contre de se prêter au jeu des retouches numériques. Enlever des rides, lisser la peau ne fait pas partie de son approche du portrait.

Né à Téhéran, Anoush Abrar est arrivé en Suisse à 5 ans. De sa petite enfance, il se souvient d’une explosion qui a fait trembler les vitres et de l’odeur du milk-shake à la banane que lui préparait sa grand-mère. Il fait partie de ces Iraniens apatrides, sans passeport, qui ne peuvent plus retourner dans leur pays d’origine. «D’une certaine manière, je me sens encore plus Suisse qu’un Suisse», rigole-t-il. Après un cursus en électronique à l’Ecole des métiers de Lausanne, il est promis à des études d’ingénierie. Mais le facteur humain lui manque. Il décide de provoquer le destin et, sans en parler à ses parents, tente de s’inscrire dans des écoles d’art.

«J’ai été refusé partout, mais l’ECAL m’a dit que Pierre Keller prenait une journée pour recevoir les candidats qui n’avaient pas été retenus. Je m’assois face à lui, il ouvre mon portfolio et me lance: «Je vous prends, mais il va falloir bosser, sinon c’est dehors!» Anoush Abrar a un semestre pour prouver ce qu’il vaut. «C’était le génie de Keller: il prenait en conditionnelle des étudiants qui, du coup, travaillaient beaucoup plus que les autres.» Son père est d’abord fâché, ne valide pas ce virage soudain. Jusqu’au jour où il découvre le nom de son fils dans les journaux. Aujourd’hui, dès qu’il trouve un vieil appareil dans une brocante, il le lui offre. Un moyen détourné de dire sa fierté.

Sacre londonien
Très vite, Anoush Abrar se spécialise dans la photo de mode et le portrait. Il est publié, gagne des prix, son travail est montré à Hyères et à Arles, mais aussi aux Etats-Unis et en Asie. En 2005, il fait partie de la première volée du projet reGeneration, proposé tous les cinq ans par le Musée de l’Elysée afin de mettre en lumière la relève de la photographie internationale.

Il a été exposé trois fois à la National Portrait Gallery de Londres dans le cadre d’un grand concours qui voit 50 images sélectionnées sur quelque 5000 propositions. Il figurera à deux reprises parmi les quatre lauréats et vivra un temps entre Londres et Lausanne. «J’ai un côté caméléon. Je suis aussi à l’aise dans les milieux populaires du Kosovo que dans le monde très codifié des geishas japonaises», glisse-t-il, évoquant deux projets personnels qui lui tiennent à cœur.

Sur la couverture de T, Joël Dicker apparaît ténébreux, plus proche d’un Marlon Brando que de l’image du gendre idéal qu’il véhicule. Anoush Abrar est satisfait de ce cliché, qui révèle une autre facette de l’écrivain. Son secret: se focaliser non sur l’image à prendre, mais sur la personne qu’il a en face de lui. «Mon mentor, Pierre Fantys , disait qu’un appareil photo, c’est comme un violon: plus on en joue, moins on le regarde. C’est ce que je fais. Je prends des photos sans qu’on le remarque et les retravaille très vite afin de pouvoir instantanément montrer le résultat final.»

Profil
1976 Naissance à Téhéran.
2003 Nommé professeur à l’ECAL, dont il est diplômé.
2014 Figure parmi les huit nominés du Prix Elysée.
2015 Deuxième place au concours Taylor Wessing, exposé pour la troisième fois à la National Portrait Gallery de Londres.
2020 Portraits de Joël Dicker pour le magazine «T», projet «125 Portraits» pour la Vaudoise Assurances.

Article de Stéphane Gobbo paru dans Le Temps (1er juillet 2020) :
https://www.letemps.ch/culture/anoush-abrar-lhumain-chacun-se-sente-beau

30.06.2020 - Catherine Othenin Girard : Heureuse d’être liée à perpétuité avec l’art
AV
EXECAL, Association - Expires 17.01.2021
Catherine Othenin Girard [Présidente EXECAL] conseille deux enseignes du canton, la BCV et la Vaudoise Assurances. Un lien avec le monde de l’entreprise qui ne fait pas trembler.

Si elle devait mélanger fioles, fragrances et arômes dans le laboratoire d’un parfumeur, on dirait que Catherine Othenin Girard est un nez! Et… sans mauvais jeu de mots ni ressemblance aucune, un nez très pointu. Mais dans son milieu, l’art contemporain, il n’y a pas réellement d’expression consacrée. Elle prospecte, suit, achète pour la Collection d’art de la BCV, conseille la commission artistique de la Vaudoise Assurances comme la banque Piguet Galland et préside la commission et le jury culturels de la Fondation Leenaards. Mais l’historienne de l’art qui sillonne les territoires créatifs du canton et d’ailleurs n’a pas vraiment d’étiquette professionnelle collée sur sa perspicacité. Et derrière un masque sérieux boulonné par un phrasé appuyé, bon chic, bon genre, on la soupçonne d’apprécier cette volatilité!

«On peut avoir l’impression que je fais 1001 choses à la fois, mais c’est un cadeau que de pouvoir les faire. Et comme je n’aime pas être stressée, je fais tout pour ne pas l’être. L’organisation n’étant pas pour moi un tue-créativité.» De là à lui faire avouer un côté plus pétulant, peut-être même plus débridé… Elle rigole. Réfléchit. Rigole encore une fois. «Non, je ne crois pas que je sois quelqu’un comme ça; mais passionnée, oui, je le suis. Par contre, le fait d’accumuler les expériences diverses permet d’agir avec toujours plus de créativité. Et ça, c’est un luxe.»

L’art, son rayon d’action, bannit les cases, fuit les contraintes et les claustrations. Pourquoi la sexagénaire devrait-elle s’en imposer? D’autant qu’en frayant avec les hautes sphères et ceux qui ont le pouvoir de l’argent, elle file des liaisons pouvant parfois sembler dangereuses vu de la base, quand bien même le partenariat public-privé est vieux comme le monde de l’art. Catherine Othenin Girard ne le nie pas, elle aussi a dû lâcher prise sur le sujet, voir les avantages et passer sur certains tabous pour valoriser les interfaces entre art et entreprises. Peut-être même de faux principes! Allez savoir.

La Vaudoise en parle avec le souvenir d’une éducation nimbée dans la réserve protestante et le sourire de ceux qui savent rire tendrement d’eux-mêmes sans rien renier. Leur force étant d’aller de l’avant, qui plus est dans un métier où on ne s’arrête jamais. «Un peu comme avec la maternité, compare-t-elle. Au contact de l’art contemporain, des gens très jeunes qui le définissent et nous nourrissent, on s’inscrit dans le présent. Au contact de l’histoire de l’art, c’est l’éternité qu’on touche. J’ai eu cette sensation à Pompéi sans pouvoir vraiment la définir, j’avais 11  ans. Mais je voyais bien que tout y était figé, témoin d’un moment donné de l’an 79 av. J.-C., à la fois trace de la beauté et de la mort. L’art et l’architecture vous inscrivent dans ce rapport passé-présent avec intensité.»

Une curiosité attisée par l’Amérique
Le choc surviendra outre-Atlantique trouvant un terreau fertile chez une étudiante désargentée mais prête à tout pour faire ses propres expériences. New York, Chicago, Washington, Los Angeles dans les années  80. Le grand tour! «C’était totalement stupéfiant, l’accès à l’art et aux meilleures parmi les pièces de l’art européen y est sans commune mesure, ce qui a encore attisé ma curiosité.» Mais encore fallait-il se construire une trajectoire et trouver où… l’arrimer. Ce sera une volonté farouche d’être indépendante. La Lausannoise l’est par nature et pas dans un esprit disruptif, on reste dans la mesure vaudoise. Et si Catherine Othenin Girard ne le dit pas, une fois encore, son sourire aussi large qu’un paravent le fait à sa place. «J’ai aimé gagner mon indépendance dans la négociation avec mon père sur le cursus que je me suis choisi et qui n’était pas son premier choix. J’ai aussi cultivé cette indépendance de penser et de faire au contact de ma grand-mère maternelle qui n’a jamais, de toute sa vie au milieu de la petite bourgeoisie conservatrice, abandonné son métier de couturière. C’était une figure, une femme entreprenante, un modèle.»

Même en mode admiratif, la confidence ressemble à une entorse à la protection de la sphère intime. On sait qu’il y a deux fils adultes, Guillaume, architecte, et Achille, ingénieur. Ils ont eu une «mamma assez latine» et elle une maternité qui l’a beaucoup «pacifiée». Mais il faut aller chercher la discrète qui ne s’ignore pas… Très adroitement, elle revient toujours au monde du travail, à ses premiers pas cernant déjà le milieu comme autant de fins limiers. Des mandats de correctrice dans l’édition d’art, des fonds à archiver à la Bibliothèque cantonale universitaire, puis un stage non payé au Musée cantonal des beaux-arts sous l’ère Erika Billeter. «C’est là que Jacques Treyvaud, un vrai précurseur en Suisse avec la collection d’art lancée pour la BCV, est venu me chercher pour une petite mission. Il fallait mettre sur pied l’inventaire mais aussi prospecter la jeune génération. Au départ, sans aucun filet critique, j’étais comme un poisson-pilote allant d’atelier en galerie pour obtenir la confiance, mais aussi la conserver. Il fallait aussi apprendre à être respectée.»

Il y aura un deuxième homme dans sa vie d’historienne de l’art: Pierre Keller. Le directeur de l’ECAL, qui, avec «son caractère entrepreneur et novateur», n’avait aucune limite pour inscrire l’art dans la société. Avec les frontières cantonales et nationales pour horizon, celle de Catherine Othenin Girard, conseillère de deux des plus puissantes enseignes vaudoises, est un peu plus restreinte. «Ce n’est pas une limite, plutôt un challenge. Et s’il faut parler franco de la relation entre l’art et l’économie, j’aime ce lien, il implique une prise de risque, que ce soit de la part de l’artiste comme du commanditaire. Mais soyons clairs: sans marché, il n’y a pas de production et je ne le dis pas parce que je joue dans ces hautes sphères. Je ne suis pas dans cette course-là.»

Article de Florence Millioud-Henriques, paru dans 24 Heures (28.06.2020) : https://www.24heures.ch/heureuse-detre-liee-a-perpetuite-avec-lart-221720146087

Photo : Florian Cella

22.06.2020 - Benoît rossel : 'In art we trust'
CI
EXECAL, Association - Expires 22.07.2020
Le film fait le portrait, avec une grande bienveillance et une pointe d’ironie, d’un métier mystérieux, aussi souvent sacralisé par les uns que dénigré et considéré comme une imposture par les autres. En questionnant les ambitions, les doutes, les stratégies, les compromis, les vaches maigres et les années fastes d’artistes particuliers mais emblématiques de l’ensemble d’une profession, In Art We Trust raconte le parcours d’un artiste aujourd’hui, de ses débuts à la fin de sa vie professionnelle. C’est une allégorie vivante, ludique et émouvante sur la figure de l’artiste dans la société contemporaine.

Avec les artistes Dennis Adams, Luc Andrié, John Armleder, Ayako David Kawauchi, Esther Ferrer, Gregory Forstner, Laurent Grasso, Liam Gillick, Valérie Jouve, Benoît Maire, Olivier Masmonteil, Mathieu Mercier, Julie Mehretu, Nathalie Perrin, Bridget Polk, Guy Sherwin, Lawrence Weiner et Pharrell Williams.

Une production Joëlle Bertossa, Close Up Films
en coproduction avec Zadig Films (FR) et la RTS

Bande-annonce : https://vimeo.com/208221948

Diffusé sur la RTS 2 le 21 juin 2020 à 21h55.
En replay : https://pages.rts.ch/docs/11316367-in-art-we-trust---les-regles-de-l-art.html

22.06.2020 - Cyril Porchet, Catherine Leutenegger : exposition en plein air Sur le mont-soleil exactement
PH
EXECAL, Association - Expires 31.10.2020
L’exposition en plein air «Format» accroche sur des échafaudages le travail de 11 photographes suisses. A découvrir jusqu’à la mi-août dans le Jura bernois.

(...)
Issue de la série Meeting (2012), qui documente les structures temporaires construites pour accueillir les assemblées générales des grandes sociétés, une image de Cyril Porchet rappelle au contraire la puissance du groupe et des rassemblements. Mais, comme le Lausannois révèle une salle encore vide, se pose cette question: ces grandes réunions d’actionnaires – qui «fonctionnent comme des prismes iconiques du spectaculaire et du pouvoir», dit-il – sont-elles véritablement nécessaires?
https://www.instagram.com/cyrilporchet/
(...)
Alors que la brume s’enroule irrémédiablement autour des sapins et que grondent dans le lointain les pales d’une éolienne, quelques ouvriers s’affairent pour monter un petit échafaudage. En cette fin d’après-midi guère printanier, la centrale solaire qui lui fait face n’a que peu de lumière à absorber. C’est là, dans un champ situé au bout du parcours proposé par l’exposition Format, que Catherine Leutenegger expose Feather, une photographie représentant un fragment d’une plume d’oiseau.
Au premier regard, celle-ci est difficilement reconnaissable. Parée d’une couleur or, elle évoque un petit objet précieux, peut-être une broche. A la légèreté intrinsèque d’une plume s’ajoute alors une sorte de lourdeur induite par cette supposée préciosité. Autant dire que l’image possède une ambivalence la rendant agréablement mystérieuse. Catherine Leutenegger ne sait d’ailleurs pas de quel oiseau provient cette plume. Feather est issue d’une carte blanche proposée par l’EPFL (Ecole polytechnique fédérale de Lausanne) à l’occasion de son 50e anniversaire. Réalisée avec l’appui de la plateforme PIXE, qui permet – grâce à la microtomographie – de reproduire en 3D la structure interne de n’importe quel matériau, l’image est d’abord scientifique; c’est dans un second temps qu’elle a été retravaillée par la photographe afin de devenir artistique.
En début d’année, la diplômée de l’ECAL (Ecole cantonale d’art de Lausanne) a proposé à Dublin un solo show qui lui a permis de montrer deux séries, la première sur l’impression 3D, la seconde sur les poupées de bébés plus vrais que nature qui se vendent sur internet. En 2007, à la faveur d’une résidence de six mois à New York, elle avait travaillé sur la fermeture des usines Kodak de Rochester, tandis que, dans la série Hors-champ, elle documentait entre les Etats-Unis et la Suisse des ateliers de photographes. Accompagnant un jour Henry Leutwyler, elle s’est retrouvée sur un shooting de Beyoncé – un jour, espère-t-elle, elle pourra publier ces images montrant le photographe de mode au travail avec la star. Lors d’un vernissage, c’est face à Cindy Sherman qu’elle s’est par hasard retrouvée. Elle lui a demandé si elle pouvait la photographier, l’Américaine a refusé. Ces anecdotes définissent parfaitement l’approche de Catherine Leutenegger, bien décidée à ne pas se laisser enfermer dans un genre ou un courant.
Lauréate du Prix Manor 2007, elle avait dans la foulée exposé au Musée de l’Elysée. Sélectionnée il y a cinq ans par Circulation(s), festival parisien dédié à la jeune photographie européenne, elle avait, jusqu’à son travail dans les laboratoires de l’EPFL, toujours produit ses propres clichés. Si à travers Kodak City et Hors-champ elle avait en quelque sorte proposé un état des lieux du médium photographique, elle expérimente aujourd’hui, à travers une œuvre comme Feather, la réalisation d’images à l’aide de procédés non photographiques. Pour elle, il s’agit là d’un moyen de déconfiner le huitième art.
https://www.instagram.com/catherineleutenegger/

LIRE l'article complet paru dans Le Temps (21.06.2020) : https://www.letemps.ch/culture/montsoleil-exactement

«Format», exposition de photographie en plein air, Mont-Soleil, jusqu’au 16 août. Entrée libre. Les week-ends des 20-21 et des 27-28 juin, visites guidées à 14h (sur inscription).
https://www.exposition-format.ch

17.06.2020 - Jonas Lacôte : 'Prochain tour'
CI
EXECAL, Association - Expires 31.10.2020
Jonas Lacôte [diplômé en Bachelor Media & Interaction Design, 2015] offre l'accès intégral à son film réalisé en 2017 : https://vimeo.com/267954073

Ce film avait été présenté au NIFF Neuchâtel International Fantastic Film Festival en 2017, dans la catégorie Swiss Shorts World Premiere pour le NIFF.
https://www.nifff.ch/fr/film/prochain-tour/

SYNOPSIS
Une jeune fille se réveille mystérieusement dans la forêt. En fuyant, elle se réfugie dans une caravane dans laquelle elle pense pouvoir y trouver de l’aide.

Un film écrit et réalisé par Valentin Graff & Jonas Lacôte

Avec: Simon Labarrière & Donatienne Amann
Chef décorateur: Michel Imhof
Ingénieur son: Arnaud Cuman
Production: Perrine Brunisso - Ramon&Pedro
Musique: Brian Bendahan - Shiverland Production
Colorimétrie: François Jaquier
Traduction et sous-titres: Marine Ruscio
Making of: Johan Corminboeuf

14.06.2020 - Fisnik Maxhuni : 'fin de partie' (Endgame) - RTS
CI
EXECAL, Association - Expires 30.09.2020
Fin de partie - Bernard Challandes : un portrait
Film documentaire réalisé par Fisnik Maxhuni

Au début 2018, le Neuchâtelois Bernard Challandes, bien connu des téléspectateurs suisses, devient l'entraîneur de l’équipe nationale de football du Kosovo. Cette toute jeune équipe va tenter de se qualifier pour l'Euro 2020. L’occasion de mieux découvrir ce personnage pugnace qui n'a pas sa langue dans sa poche et vit le dernier grand défi de sa longue carrière.

A voir sur la RTS jusqu'au 17 juin 2020 (lien web plus bas)
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"Fin de Partie, Bernard Challandes: un portrait" (”Endgame”) is a documentary project directed by Fisnik Maxhuni.

Description: After an international and successful career as a football manager, Bernard Challandes - from Neuchâtel, Switzerland - embarked at the age of 70 on a new perilous challenge : coach the Kosovo National Football Team, the youngest football national team in the world.
The film will follow his new mission as well as his personal life: the portrait of a man who constantly delays the ineluctable final whistle on his life and his career.

https://www.rts.ch/play/tv/doc-a-la-une/video/fin-de-partie-bernard-challandes-un-portrait?id=11378974

https://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/19h30?id=11390889

12.06.2020 - Lila Ribi : Oasis - RTS (Lockdown collection, Swiss Filmmakers)
CI
EXECAL, Association - Expires 12.07.2020
Oasis
Chapitre 16
Réalisation: Lila Ribi

Avant le confinement, la réalisatrice vivait dans le stress. Le coronavirus a suspendu cette course folle et déclenché d'innombrables réactions. Saoule de toutes ces opinions, elle s'est retirée. Dans cet espace fraîchement libéré un autre monde s'est révélé. Ce film est une offrande à la magie de la nature pour lui exprimer une immense gratitude.

Film réalisé dans le cadre de la collection "Lockdown by Swiss Filmmakers", avec 33 cinéastes suisses.

https://www.rts.ch/docs/11321069-collection-lockdown-by-swiss-filmmakers.html#chap16

https://www.swissfilms.ch/fr/film_search/filmdetails/-/id_person/28770240FBD14395B3B8BF11B941E95B

12.06.2020 - Romain Roucoules: finalist n°4 - Act on your future (27 oct.-15 nov.)
PH
EXECAL, Association - Expires 31.01.2021
La fondation Act On Your Future s’apprête à décerner pour la cinquième fois son prix pour jeunes artistes, en ligne cette année.

Act On Your Future a reçu cette année 32 dossiers, elle en a retenu cinq. Les vidéos de présentation de deux des finalistes sont déjà en ligne: Roei Greenberg, 34 ans, étudiant au Royal College of Art, s’approprie la beauté romantique des paysages de la campagne anglaise et y instille une touche d’ironie: ses clôtures qui barrent la route au promeneur l’amène à réfléchir sur la propriété foncière et la privatisation de la terre.

Élève de la même école, Lowena Poole, 24 ans, parle de la résilience de la nature à travers les champignons: grâce à des filtres à infrarouge, elle «rend visible l’invisible» et met en évidence l’action régénérante de ces organismes après le passage ravageur de l’homme. Les projets de Romain Roucoules (ECAL) et d’Isabelle Ha Eav (École de la photographie d’Arles), ainsi que celui de Joanne Joho et Thomas Lopes (HEAD) seront distillés sur le web chaque lundi jusqu’au 29 juin, date de la proclamation du gagnant du concours.

Puis rendez-vous, donc, le 27 octobre au Centre de la photographie Genève pour l’exposition des clichés du ou de la lauréat·e. Des tables rondes viendront étoffer la réflexion autour du thème «Crise climatique et droits humains», de même qu’un livre, édité en collaboration avec le Centre de la photographie, qui rassemblera les 25 finalistes et les cinq thèmes du prix ces cinq dernières années.

LIRE suite de l'article ici : https://www.tdg.ch/ils-creent-un-echo-entre-crise-climatique-et-droits-humains-397776261965

Né en 1991, Romain Roucoules vit et travaille à Paris. Ancien élève des Gobelins (Paris), il est diplômé de l'ÉCAL (Lausanne) avec mention très bien. Il travaille sur la naturalisation des nouvelles technologies et sur la manière dont elles remettent en cause la façon dont nous concevons et percevons notre environnement. Son travail propose d'actualiser les questions liées au médium photographique en les confrontant aux moyens contemporains de production d'images.

Global Solutions​, 2019
Après les élections présidentielles brésiliennes, la forêt amazonienne, icône environnementale oubliée depuis une vingtaine d'années, revient sur le devant de la scène et cristallise à nouveau les préoccupations de la population.

Ce projet, présenté sous la forme d'une installation, rassemble des simulacres modernes provenant de différents milieux. Conséquences lointaines, causes proches. Entre mémoire collective et oubli collectif, Global Solutions interroge la manière dont nous percevons des réalités lointaines, observées à travers le prisme des outils technologiques.

https://www.actonyourfuture.org/romain-roucoules.html
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Born in 1991, Romain Roucoules lives and works in Paris. Former student of Gobelins (Paris), he graduated from ECAL (Lausanne) with high honours. He is working on the naturalisation of new technologies and how they challenge the way we conceive and perceive our environment. His work proposes to update issues related to the photographic medium by confronting them with contemporary means of image production.

Global Solutions, 2019
Following the Brazilian presidential elections, the Amazonian rainforest, an environmental icon forgotten for some twenty years, is returning to the forefront and once again crystallises the general concerns.

This project, presented in the form of an installation, brings together modern simulacres from different backgrounds. Distant consequences, close causes. Between collective memory and collective forgetfulness, Global Solutions questions the way we perceive distant realities, observed through the prism of technological tools.

https://en.actonyourfuture.org/romain-roucoules.html

https://www.instagram.com/romainroucoules/

12.06.2020 - Nicolas Haeni: A corner of home - Centre de la photographie Genève
PH
EXECAL, Association - Expires 30.09.2020
In the days that have passed and the days that are to come, we'll all be spending more time indoors. A Corner of Home collects photographic studies and new works made by artists in their immediate environments; small snapshots of the impulse to create.

Edited by Trine Stephensen and Joanna Cresswell
1. Where are you living at the moment and how has that environment shaped you creatively? Can you tell us about a favourite detail of this place and why?

I’m staying at my girlfriend’s place in Lausanne. I usually live in Paris but I escaped to Switzerland as soon as the lockdown started in France to be with my family. These days the whole apartment has become my studio. It is a nice, cozy flat, and I'm discovering every one of its corners; looking for objects that inspire me, and for ideas of installations.

2. How have you looked at the materials of home differently in the past weeks? Are there parts of it that have revealed themselves to you in new ways?

I'm looking at materials and objects around me the way I usually do. I've always been obsessed with everyday objects, because they tell stories about human habits. When I'm using an object for a picture, I'm using something that belongs to somebody and that has been eroded by them, so that becomes unique. Basically, I'm talking about people through their own objects. Of course some items are more interesting because of their shape, colour, strangeness and appeal to be a picture. I like to think that by using them for my sculptures, I give them another function or personality.

3. Tell us about how you’ve been using photography lately? What are you making or putting in front of the lens?

https://www.centrephotogeneve.ch/galerie-photographie-que-faites-vous-quand-vous-ne-faites-rien/?type_0=gallery&album_gallery_id_0=3

05.06.2020 - Thierry Didot : les futurs bancs de la cathédrale de Lausanne
DI
EXECAL, Association - Expires 31.01.2021
Bravo à Thierry Didot qui a remporté le concours de design des nouveaux bancs de la cathédrale de Lausanne.
Le premier prototype est visible en ce moment dans la cathédrale jusqu'à leur production.
Ils verront le jour en printemps 2020.
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Elles ont fait leur temps, les chaises paillées de la cathédrale de Lausanne. Installées dans la nef du vénérables édifice depuis 1912, elles seront remplacées dès Pâques 2022 par de nouveaux bancs dont le design vient d’être dévoilé, après des années d’intense réflexion. Le choix de l’État de Vaud, présenté par les conseillers d’État Pascal Broulis et Christelle Luisier Brodard ce jeudi, s’est porté sur un prototype dont la particularité est d’être doté d’un dossier réversible. Si le concept n’est pas nouveau, puisqu’il existe déjà à l’église Saint-François, à Lausanne, il permettra d’orienter facilement le public, soit en direction du chœur, soit face à l’entrée. La cathédrale, qui a vu passer 475’000 visiteurs en 2019, accueille en effet une diversité d’événements qui va bien au-delà des offices religieux, avec notamment une vingtaine de concerts d’orgue par an.

Fabriqué avec du bois de chêne vaudois, le banc de quatre ou six places a été développé par la société lausannoise GAB Manufacture SA, qui a remporté un appel d’offres lancé en janvier 2020 par le Canton. Elle s’est associée au designer romand Thierry Didot afin d’affiner un préprototype imaginé par le bureau belgo-lausannois Yves Weinand Architectes, en partenariat avec la filière bois de l’EPFL. Il en résulte un banc assemblé sans vis ni colle qui constitue une petite innovation technologique pour ce type de mobilier.
(...)
LIRE la suite de l'article paru dans 24 Heures (28.05.2020) :

https://www.24heures.ch/reversibles-les-futurs-bancs-de-la-cathe-vivront-un-siecle-736422948942

https://www.thierrydidot.ch

24.05.2020 - Le design et les masques, transcender un accessoire anxiogène en objet du désir - Heidi.news
DI
EXECAL, Association - Expires 10.01.2021
Le projet Bring Your Own Mask* a vu le jour en pleine phase de déconfinement. En donnant carte blanche aux designers suisses pour réinterpréter le masque de protection, le laboratoire d’innovation Hyper Aktiv place le design au service de la santé publique.

Pourquoi on en parle. Le retour des transports publics bondés et la réouverture des terrasses ne vont pas sans la question du port du masque, cet objet à priori banal et pourtant effrayant. Un caractère que s’efforcent de sublimer la mode et le design.

De quoi on parle. Les projets de Bring Your Own Mask sont présentés en 3D sur le site BYOM depuis le 11 mai. En septembre, ils feront l’objet d’une exposition dans les locaux du studio, situé dans l’ancienne usine des friteuses Valentine à Renens. Si tout va bien.

Pourquoi c’est important. Le rayonnement international du label «Made in Switzerland» pourrait bien à terme inverser le paradigme de la production et importation massives des masques fabriqués en Chine.
Orienté vers des critères avant tout créatifs et esthétiques, Bring Your Own Mask présente néanmoins des qualités écologiques et locales. Autant d’atouts qui n’ont pas tardé à attirer l’attention de Présence Suisse et Creative HUB, qui souhaitent présenter le projet à Shanghai en fin d’année.

Incursion dans le laboratoire. Sur 120 designers contactés, 41 ont répondu à l’appel. «Comme l’indicatif de la Suisse!», s’enthousiasme Raphaël Lutz, designer industriel et tête pensante du laboratoire. «Le design a toujours été utilisé pour trouver des solutions en temps de crise et améliorer le quotidien des gens, comme un vecteur de solution et d’innovation.»

Totalement libres, les designers proposent des versions tantôt poétiques, tantôt engagées, pour la plupart réutilisables. Un critère important pour l’initiateur qui ne mâche pas ses mots: «Le designer a une responsabilité de ‘sauver le monde’, il doit être engagé. La plupart des masques chirurgicaux sur le marché sont jetables, c’est un désastre écologique annoncé.»

Technologie de pointe. Pour contrer ce désastre, l’Empa, laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche basé à Dübendorf dans le canton de Zürich, a défini les normes textiles Viroblock. Comme son nom l’indique, le tissu bloque littéralement le virus.

Baptisé ReMask (https://www.empa.ch/web/s604/remask), le projet commandité par la «Task Force scientifique nationale COVID-19» de la Confédération vise à une production locale en collaboration avec l’industrie textile.

Raphaël Lutz:
«Il est possible de désinfecter et stériliser les masques en tissu aux rayons UV, avec les lampes utilisées pour faire sécher les ongles, qui fonctionnent très bien et ne coûtent pas cher. Cela permet d’être totalement autonome.»

Miroir, miroir. Style, esthétique et pratique ne sont pas des caractères antinomiques. Ainsi, Man In The Mirror, le prototype de Nadja Stäubli, assure une protection efficace. Pensé telle une armure dans des matérialités fonctionnelles, sa face en miroir reflète son propre ennemi, en l’occurrence le virus. Transformer le caractère anxiogène du masque sanitaire en une allégorie stylistique n’est pas une sinécure. Effectivement, ce nouveau rituel n’est pas anodin. Parfois suffocant, l’objet est fortement empreint de son aura médicale. «Le masque blanc chirurgical fait peur, c’est pour cette raison qu’on a envie de porter un autre type de masque», observe Elizabeth Fischer, historienne de la mode.

L’objet du désir. «Voilà qui change tout, cela donne envie de porter un masque»: à lui seul, ce commentaire en dessous d’une photo postée sur Facebook avec un masque de designer résume tout. Ou presque. En ces temps incertains où les espaces sont redéfinis, l’hygiène des mains et le port du masque déterminent une nouvelle norme.

Contrairement aux apparences, il n’y a rien de futile à transgresser le désir en transformant le rituel en terrain de jeu. Donner envie de porter un masque relève de l’exploit, surtout dans les lieux publics et les supermarchés où les restrictions réinventent les sols en parcours fléchés.

Le salut par le style. «Porter un masque de créateur est un geste de frivolité», affirme Naco Paris. Et ce n’est pas rien en ces temps de gravité omniprésente. Le designer de mode indépendant basé à Paris a vu ses commandes exploser depuis quelques semaines. En 2015, il en avait déjà imaginé une série en cuir argent dans sa collection futuriste. «Designé, stylisé et mis en scène, tout peut devenir un accessoire de mode, même un objet orthopédique», observe-t-il.

Un avis partagé par Elizabeth Fischer: «La mode se nourrit de tout. Comme le piercing et le tatouage, elle s’empare du masque sanitaire en le décontextualisant. En Afrique, on l’accorde à la chemise ou au boubou.» Et Sophie Fontanel de souligner l’importance du geste dans un billet sur L’Obs: «Prenons le sujet à bras-le-corps: que les gens portent de jolis masques, les assortissant à leur tenue du jour, par exemple, est-ce choquant? Un masque prophylactique peut-il être beau? Force est de constater qu’en Asie, où cet objet est utilisé couramment, il le reste en général sous sa forme, comment dire… pharmaceutique.»

Par Alexandre Lanz (publié le 21.05.2020, Heidi.news)
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* Alumni ECAL qui ont participé au projet BYOM (Bring Your Own Mask) initié par Raphaël Lutz, lui aussi un alumnus de l'ECAL :
- Anna Heck
- Atelier I+N [Ismaël + Nathan Studer]
- Béatrice Durandard
- Christian Spiess
- Denis Rouèche
- Dimitri Nassisi, Hanieh Rashid & Laurie Greco
- Egli Studio [Thibault Dussex & Yann Mathys]
- Jeremy Deruaz
- Josefina Muñoz Studio
- JPBD [Jean-Philippe Bonzon]
- Luciano Dell'Orefice design studio
- Noelani Rutz
- Studio Renaud Defrancesco
- Superlife (Cyrille Verdon & Edrris Gaaloul)
- Sybille Stoeckli Studios
- Thierry Didot Studio
- Ulysse Martel
- Vinh Nguyen
- Virage Studio (Benoît Chastenet, Lionel Dalmazzini, Arthur Desmet + Arthur Monnereau)
- XJC - Xavier Perrenoud

https://www.heidi.news/sante/transcender-un-accessoire-anxiogene-en-un-objet-du-desir

https://byom.hyperaktiv.li

20.05.2020 - Anne-Sophie Bazard : clip vidéo pour Timmy Trumpet & Florian Picasso
MID
EXECAL, Association - Expires 31.10.2020
Anne-Sophie Bazard (diplômée en MID, 2015) présente le clip Armageddon pour Timmy Trumpet & Florian Picasso, qu'elle a réalisé en deux petites semaines très intenses de confinement.

https://www.youtube.com/watch?v=fmHB6RHMzwI

19.05.2020 - L’artiste visuel Valentin Carron, lauréat du Prix culturel 2020 du canton du Valais
AV
EXECAL, Association - Expires 31.01.2021
Le natif de Fully se voit décerner le Prix culturel 2020 du canton du Valais comme couronnement à une carrière confirmée. Trois prix d’encouragement et un prix spécial complètent le palmarès.
Il avait représenté la Suisse en 2013 à la 55e Biennale d’art de Venise. L’artiste visuel Valentin Carron, 43 ans, se voit décerner le Prix culturel 2020 du canton. Une distinction assortie de 20 000 francs récompensant une carrière internationale qui l’a vu exposer notamment au Swiss Institute de New York (2006), au Palais de Tokyo à Paris (2010) et plus récemment au Musée des Beaux-Arts de Rennes (2018).

L’artiste visuel né à Fully est attendu cet été à Bagnes sur le barrage de Mauvoisin à l’invitation du directeur de l’édhéa Jean-Paul Felley, précise le communiqué.

Le canton a en outre attribué trois prix d’encouragement: à la chanteuse haut-valaisanne Tanya Barany, à la comédienne Pauline Epiney et au bureau d’architecture GayMenzel. Quant au Prix spécial, il va au galeriste Christian Bidaud qui gère la Galerie Oblique à Saint-Maurice.

La cérémonie officielle se tiendra fin novembre dans le Bas-Valais.

Photo: Annik Wetter

https://www.lenouvelliste.ch/articles/valais/canton/l-artiste-visuel-valentin-carron-laureat-du-prix-culturel-2020-939049

18.05.2020 - Léo Maillard : 14 - RTS (Lockdown collection, Swiss Filmmakers)
CI
EXECAL, Association - Expires 30.09.2020
14
Réalisation: Léo Maillard

14 ans, c'est l’éclosion des sens, les questionnements vertigineux sur l'avenir, l'amitié et l'amour. Trouver sa place dans l'Univers, traqué par une communauté pleine de funestes prophéties. 14 ans, c'est l'âge de Samuel, mon fils, avec qui je passe ce confinement à chercher la bonne distance entre intimité et pudeur.

Film réalisé dans le cadre de la collection "Lockdown by Swiss Filmmakers", avec 33 cinéastes suisses.

https://www.rts.ch/docs/11321069-collection-lockdown-by-swiss-filmmakers.html#chap03

https://www.swissfilms.ch/de/film_search/filmdetails/-/id_person/A8BCA9337CB248E5B939E1E954CFC548

15.05.2020 - Juliana Fanjul : Yunfa - RTS (Lockdown collection, Swiss Filmmakers)
CI
EXECAL, Association - Expires 30.09.2020
YUNFA
Réalisation: Juliana Fanjul

Avril, 2020. Les cinémas du monde entier sont fermés. Réalisatrice de films et très inquiète par cette situation, je réalise un hommage à mon cher Maestro Puri, récemment disparu, que je connais de l’école de cinéma. Un récit qui lie une rencontre et la fermeture des cinémas, métaphore de la pandémie.

Film réalisé dans le cadre de la collection "Lockdown by Swiss Filmmakers", avec 33 cinéastes suisses.

https://www.rts.ch/docs/11321069-collection-lockdown-by-swiss-filmmakers.html#chap06

https://www.imdb.com/name/nm2402317/

15.05.2020 - Fisnik Maxhuni : Nagori - RTS (Lockdown collection, Swiss filmmakers)
CI
EXECAL, Association - Expires 30.09.2020
NAGORI
Réalisation: Fisnik Maxhuni

Le confinement provoque un voyage vers le passé. Comme il n’existe aucune photo de moi avant l’exil, les premiers clichés de mon enfance sont en Suisse. En les découvrant, je revisite un nouveau type d’exil : celui de l’intérieur. Un horizon de souvenirs teinté d’oubli.

Film réalisé dans le cadre de la collection "Lockdown by Swiss Filmmakers", avec 33 cinéastes suisses.

"L’exercice de faire un film en confinement m’a conduit à développer un autre type de maladie : le nostalgiavirus. J’ai joué le jeu et me suis mis à nu pendant 6 minutes. C’est peu, et en même temps éternel lorsqu’on doit le faire soi-même." Fisnik

Voir la vidéo :

https://www.rts.ch/docs/11321069-collection-lockdown-by-swiss-filmmakers.html#chap05

https://fisnikmaxhuni.com

15.05.2020 - Nicolas Polli : «Close Distance»: first projects - Pro Helvetia
PH
EXECAL, Association - Expires 30.09.2020
Début avril, Pro Helvetia a lancé l’appel à candidatures « Close Distance» pour trouver de nouveaux formats artistiques qui abordent la mobilité restreinte de manière innovante pendant la crise du Covid-19 et qui permettent de surmonter les distances grâce à de nouvelles stratégies. Les premiers projets ont été sélectionnés et sont issus de disciplines artistiques soutenues par Pro Helvetia. «De nombreux projets nous ont été soumis en peu de temps» déclare Seraina Rohrer, responsable du secteur Innovation & Société de Pro Helvetia. «Nous avons été impressionnés et ravis par la richesse des idées soumises, qui proviennent d’un large éventail de disciplines artistiques et de régions linguistiques de Suisse».

Since the beginning of April, Pro Helvetia has been using the «Close Distance» call for applications to find new art formats that deal innovatively with limited mobility in the age of Covid-19 and use new strategies to overcome distances. The first projects have been selected and come from artistic disciplines that Pro Helvetia supports. «Within a short time, numerous projects have already been submitted to us. We were impressed and delighted by the wealth of ideas submitted from a wide range of artistic disciplines and language regions in Switzerland, » says Seraina Rohrer, Head of Innovation and Society at Pro Helvetia.

Projets soutenus lors de la première sélection :
Supported projects in the first selection:

Matthieu Corpataux – «En attendant, écrivons»
Nicolas Polli – «HomeLife StillLife»
Manuel Burgener – «MOREsites»
Association Insurbordinations – «Projet_8»
ClubCultureCH – «Make Some Room: Electronic Relief in Switzerland»

Nicolas Polli graduated at ECAL from the Master's programme in Art Direction in 2016.

https://prohelvetia.ch/en/2020/04/call-close-distance-first-projects/

https://www.instagram.com/homelife_stilllife/

15.05.2020 - Chez Nicolas Party, nouveau maître du pastel
AV
EXECAL, Association - Expires 31.10.2020
Le Vaudois établi à New York est l’un des noms les plus en vue dans le milieu de l’art contemporain actuel. Visite de son atelier, cabinet de curiosités coloré et fantasque.

Nicolas Party se lave les mains sans cesse. Et ce n’est pas en raison du nouveau coronavirus. Quand on travaille le pastel, comme lui, il faut prendre ses précautions. «Si je ne les lave pas, j’en mets sur tout ce que je touche», sourit l’artiste en refermant le robinet de son atelier new-yorkais. Situé à Red Hook, quartier industriel de Brooklyn reconverti en friche artistique, son repaire est un grand cabinet de curiosités, reflet de l’esprit touche-à-tout de ce Vaudois très coté. Ancien élève de l’Ecole cantonale d’art de Lausanne (ECAL), le gamin de Villette est l’un des artistes suisses les plus en vue à l’international. Exposé dans plusieurs grandes galeries et musées européens, asiatiques et américains, il est devenu, en juin 2019, à 39 ans, l’une des plus jeunes recrues de la prestigieuse galerie suisse Hauser & Wirth.

Il l’a rejointe en même temps qu’Amy Sherald – qui a signé le portrait de l’ex-première dame Michelle Obama, exposé à la National Portrait Gallery de Washington – et d’autres artistes internationaux de renom. Celui que la presse et les collectionneurs qualifient d'«étoile montante» fait le modeste: «C’est sûr que ça fait plaisir. Personne n’aime être décrit comme une étoile descendante», plaisante-t-il, assis sur un sofa en survêtement noir. «J’ai beaucoup de chance. Il n’y a pas grand-chose de négatif dans les projets qu’on me propose en ce moment.»

L’exploration de tous les supports
Dès l’entrée de son immense espace, avec vue sur les gratte-ciel de Manhattan et les toits de Brooklyn, les visiteurs sont accueillis par une rangée de six têtes colorées organisées en taille décroissante, à la manière de poupées russes alignées. La plus grande, à l’avant, fait près de trois mètres, et la plus petite dix centimètres. Dans une seconde pièce, où Nicolas Party a accroché quelques-unes de ses peintures et pastels, il pointe une table basse qu’il a décorée, dans la lignée de son arrière-grand-mère qui pratiquait de la peinture sur meubles. Puis il ouvre un tiroir duquel il sort des morceaux de marbre, tout en précisant qu’il a aussi été marqueteur de marbre. «Quand j’étais enfant, j’étais intéressé par la peinture, le bricolage et le dessin. Mais je n’ai jamais eu de plan de carrière. J’ai saisi les opportunités qui se présentaient», raconte-t-il.

De la sculpture au bricolage, en passant par le dessin et la peinture sur pierre, son parcours artistique l’a poussé à explorer tous les supports. Mais s’il y a un fil conducteur, c’est la couleur. Saturée, flashy, vive, insolente: elle est omniprésente dans l’œuvre de Nicolas Party. Un héritage de son adolescence quand, avec un groupe d’amis, il partait taguer les ponts d’autoroute et les trains, la nuit – il mettra dix ans à régler toutes les amendes liées à ses «bêtises» de jeunesse. «Dans le graffiti, on a besoin d’utiliser des couleurs vives et graphiques pour qu’elles puissent être vues rapidement par les passants.»

Des forêts multicolores ici, des portraits là… Les quelques tableaux accrochés dans son studio rappellent ce goût pour la couleur. Une chose le chagrine toutefois: les murs blancs. Seul son bureau, situé à l’arrière de l’atelier, est peint en rose clair, couleur qu’il adore. Cette sainte horreur du blanc (et du noir) n’est pas surprenante de la part d’un artiste connu pour les grandes fresques murales en pastel (robes en mouvement, méduses colorées, forêts…) qu’il crée autour de ses tableaux ou de ceux des autres pour mieux les sublimer. Sa récente exposition à la Flag Art Foundation à New York a ainsi nécessité l’utilisation de 113 litres de peinture pour préparer les murs à recevoir ces fresques hautement instagrammables et colorées. «Le blanc est difficile pour les autres couleurs. L’œil capte moins les nuances de la palette. Quand je vois des murs blancs dans les galeries, je me dis que c’est dommage pour les peintures.» Loin de s’arrêter là, Nicolas Party va aussi jusqu’à installer des arches entre les salles et faire diverses «interventions architecturales» pour créer un univers à part.

Pastelliste exigeant
A côté de son bureau se trouve un endroit très spécial: la pièce où il crée ses pastels. Sur l’un des murs de la petite pièce, pas moins de 1400 «sticks» (bâtonnets) sont placés, par couleurs et dégradés, dans des petits casiers. «Ce n’est pas comme la peinture: on ne peut pas mélanger les couleurs sur une palette. En pastel, il faut avoir toute la gamme.» Il montre les bâtonnets de la marque française Henri Roché, la «Rolls-Royce des pastels», comme il les décrit. Le Français Maurice Quentin de La Tour, «le prince des pastellistes», a également fait partie de la clientèle de l’illustre maison au XVIIIe siècle. «Ils font tous leurs pastels à la main. Ils ne sont ouverts que le jeudi pour pouvoir avoir le temps de fabriquer leurs produits.»

Nicolas Party s’est lancé dans cette technique en 2013 après avoir découvert à Bâle le tableau Tête de femme de Pablo Picasso, une œuvre datant de 1921 montrant un visage féminin avec des jeux d’ombres qui lui donnent une sensation de relief. «C’était exactement ce que je voulais faire», dit-il. Aujourd’hui, ses pastels de natures mortes, de paysages et de portraits lui ont valu d’être reconnu comme l’un des grands praticiens de cette forme d’art qui a connu son heure de gloire à la Renaissance. L’an dernier, l’un de ses paysages s’est vendu 608 000 dollars (577 000 francs suisses) et un portrait plus de 726 000 (689 000 francs suisses), un record pour l’artiste. Le site spécialisé Artnet a noté que son travail avait été mis aux enchères 14 fois ces deux dernières années. Huit ventes ont été réalisées au second semestre de 2019 et ont généré un total de 1,6 million de dollars (1,5 million de francs suisses).

Vif et incisif
«Le pastel est plus rapide que la peinture. Pas la peine de faire plusieurs couches. Il n’a pas besoin de sécher. Ça me convient. Je suis assez speed, dit-il. Je ne suis pas perfectionniste. Par exemple, je ne vais pas essayer 15 hauteurs d’accrochage différentes pour les tableaux. C’est une perte de temps!» Arrivé dans son atelier à 8h, Nicolas Party le quitte d’ordinaire aux alentours de 18h pour regagner son appartement dans le quartier de Chelsea, où il vit avec sa compagne américaine et leur chien.

Débarqué à New York par amour, il y reste aussi pour les opportunités que la ville lui offre. «New York nourrit la créativité des artistes. Ce n’est pas un cliché. J’y ai rencontré beaucoup d’artistes que je respecte, dit-il. Le public est très éveillé. Les artistes font leurs meilleures expositions à New York car d’autres artistes et la critique s’y trouvent.» Pour l’heure, il n’envisage pas de repartir, même s’il garde une résidence en Belgique. «New York reste le centre du monde artistique. Il y a peu de soirs ou l’on reste chez soi.»

Publié dans Le Temps (10.05.2020) - réservé aux abonnés :

https://www.letemps.ch/culture/chez-nicolas-party-nouveau-maitre-pastel

https://www.youtube.com/watch?v=j78gSlqNWQw

14.05.2020 - Giulia Chehab : 4 modèles de sacs en vente en ligne - La Redoute (France + Suisse)
DI
EXECAL, Association - Expires 30.06.2025
Si les enseignes et marques de prêt-à-porter signent généralement des collaborations avec de grands noms de la mode pour un maximum de visibilité, certains partenariats permettent également de découvrir de jeunes talents qui pourraient bien se révéler incontournables dans les années à venir. La Redoute saute sur l'occasion avec Giulia Chéhab, grande gagnante du prix La Redoute x HEAD Genève et finaliste de la 35e édition du Festival international de mode et de photographie.

La jeune créatrice a imaginé une collection de sacs combinant praticité, design, et audace, qui ne devrait pas laisser le public indifférent. Non seulement les créations sont hyper originales et déclinées dans une palette alternant entre tonalités neutres et coloris vibrants, mais en plus elles sont dotées d'une multitude d'éléments offrant rangements et port confortable sans avoir à renoncer à l'esthétisme.

Quatre sacs sont proposés pour cette première collaboration : le Gymbag à Capuche, qui, comme son nom l'indique, se porte sur le dos avec la possibilité de déployer une capuche, le Weekender, un sac assez ample pour y glisser de quoi partir deux ou trois jours, le Tote à Soufflets, qui s'ouvre en accordéon, ou encore la Banane Cuir + Tote Toile, un duo incontournable qui offre la possibilité de séparer ses affaires en fonction de leur utilisation. Le tout est décliné dans des matières résistantes ou légères selon les modèles, avec des effets matelassés et des sangles rembourrées.

Giulia Chehab est diplômée de l'ECAL en Bachelor Design industriel en 2013
https://www.instagram.com/giuliachehab

4 modèles sont en vente sur les sites en ligne de La Redoute en France et en Suisse :

https://bit.ly/363ZMzt

https://bit.ly/2LGnXLf

05.05.2020 - M. Agius, A. Anner + T. Brevet, Eurostandard, C. Hadjigeorgiou, L. Kubski, D. Massara, A. Mollard - Swiss design awards 2020
CV, DG, DI, MID, PH
EXECAL, Association - Expires 30.09.2020
We’re very happy to announce the names of the participants who made the shortlist of the Swiss Design Awards 2020!

Especially the following ECAL alumni:
- Mathilde AGIUS
- Andrea ANNER & Thibault BREVET
- Eurostandard (Ali-Eddine ABDELKHALEK, Pierrick BREGEON, Clément ROUZAUD)
- Clio HADJIGEORGIOU
- Laurence KUBSKI
- David MASSARA
- Adeline MOLLARD

Find out more on the blog www.swissdesignawardsblog.ch
“HERE, THERE & EVERYWHERE: design in context” is the conceptual framework we create for this year @swissdesignawards identity. All the visuals play with the idea of here and there, close and far, from the reality to the allegory.
Photography: @philippejarrigeon
Art direction: @dualroom Bienne, with @federico_paviani

https://swissdesignawardsblog.ch/everywhere

https://swissdesignawardsblog.ch

05.05.2020 - DUC-QUANG NGUYEN, MATHIEU RUDAZ : 2E PLACE - SWISS PRESS ONLINE 2020
MID
EXECAL, Association - Expires 30.09.2020
Voici comment la Suisse utilise son territoire
Web

2020DUC-QUANG NGUYEN, MATHIEU RUDAZ
2E PLACE SWISS PRESS ONLINE 2020

L’année politique 2019 s’est ouverte sur un thème qui est cher aux Suisses : la sauvegarde du paysage. Avec l’initiative contre le mitage du territoire, refusée en votation le 10 février, quatre autres textes étaient en préparation contre le bétonnage ou pour préserver la biodiversité. Quoi de mieux, pour expliquer l’impact des agglomérations, des infrastructures ou des loisirs, qu’une carte interactive et ludique montrant la part réelle prise sur le territoire national par les différentes catégories d’occupation du sol ? C’est le défi relevé par Duc-Quang Nguyen et Mathieu Rudaz [diplômé ECAL en MID, 2009] pour 24Heures. Sous forme de pixels re-présentant 4 km2, on constate ainsi que les surfaces consacrées à l’habitat et aux infrastructures couvrent un triangle allant de Genève à Vevey et s’étendant jusqu’à La Chaux-de-Fonds. Cela représente 8 % du ter­ri­toire suisse, soit moins que la moy­enne européenne (11 %). Les surfaces agricoles, comme les forêts, re­pré­sentent chacune environ un tiers du territoire national ; les golfes (35 km2) occupent quant à eux plus de place que les parcs publics.

https://swisspressaward.ch/fr/user/c00029407/showcase/cea/

https://interactif.24heures.ch/2018/utilisation-du-territoire/

05.05.2020 - Fisnik Maxhuni vous conseille quatre longs métrages coups de coeur à voir chez vous
CI
EXECAL, Association - Expires 30.09.2020
La rubrique cinéma de «20 minutes» lance une nouvelle série de vidéos. L'idée, c'est de vous proposer des films à regarder chez vous, que vous pourrez trouver facilement sur différentes plateformes de streaming.

Cette semaine, c'est le réalisateur Fisnik Maxhuni qui partage ses coups de coeur :

«Monos», d'Alejandro Landes
Disponible sur Filmingo.

«Bacurau», de Kleber Mendonça Filho
Disponible sur Arte Boutique.

«The Big Lebowski» de Joel et Ethan Coen
Disponible sur Amazon Prime.

«Mulholland Drive», de David Lynch
Disponible sur Youtube et Miscrosoft.

Nous avions rencontré ce jeune homme de 30 ans lors de la dernière Berlinale en date, en février 2020, où il avait été sélectionné pour participer aux Berlinale Talents.

Né au Kosovo, Fisnik Maxhuni est arrivé en Suisse quand il était enfant. Il a grandi à Neuchâtel et après un Master à Londres, il a obtenu un second Master de cinéma entre l'ECAL et la HEAD. Il travaille actuellement sur un long métrage, qu'il espère tourner au Kosovo à la fin de l'année.

L'interview vidéo de Fisnik Maxhuni à Berlin :

https://www.20min.ch/ro/sortir/cinema/story/-C-etait-une-claque-de-me-dire-qu-il-y-a-pire-ailleurs--26715169

https://fisnikmaxhuni.com

05.05.2020 - Graphic designer Eilean Friis-Lund asks you to keep asking and to keep learning
DG
EXECAL, Association - Expires 30.09.2020
Here, Eilean tells us about her investigatory practice, her drive to keep learning and questioning the role of the tool.

After moving from environmental sciences to photography whilst deciding what career to pursue, Eilean Friis-Lund made a last-minute decision to choose graphic design when registering at ECAL – “I knew nothing about this profession, everything had to be learned, everything was new, so it was quite exciting.” This initial mindset that directed Eliean into the field she now finds herself thriving in, is the same mindset that is responsible for her never-ending quest to find out more.

Eliean’s investigatory practice questions “the role of the tool” in design, specifically “in the conception of the printed object and the consequences on its materiality.” She looks at physical printing methods, the constraints they provide and “the playground they offer.” Eilean tells us to consider these restraints “much earlier in the design phase” rather than at “the end of a production chain”. In doing so one can “benefit from the advantages it offers” as well as getting your hands involved.

This came into play during a Risograph workshop run by Eilean and design collective Eurostandard at Sprint book fair; “the aim was to design a publication. One day of conception and one day of printing” in order to “impose radical temporal and methodological constraints on us.” The publication deconstructed the content from Io et glib “belonging to the Primo Moroni archive. An archive like a fragment of the social and political history of the 60s and 70s,” and a book which was later banned by Minister Malfatti.

READ the rest of the article published in It's Nice That (31.03.2020):

https://www.itsnicethat.com/articles/eilean-friis-lund-graphic-design-310320

https://www.eileanfriislund.ch

05.05.2020 - Ali-Eddine Abdelkhalek, l’artisanat digital en livraison depuis Neptune
MID
EXECAL, Association - Expires 31.08.2020
Conversation avec Ali-Eddine Abdelkhalek alias Aladdine 3000. Le suisse travaille l’image depuis sa sortie de l’ECAL à Lausanne en 2013. Depuis il a dirigé le collectif Faubourg823 et est membre du studio de design EUROSTANDARD. Ali-Eddine touche au clip, au design graphique, à la video-live et à la mode. L’artiste et designer nous a raconté la politisation progressive de sa pratique et son rapport à l’enseignement volontairement décalé. On a aussi parlé d’accès à la culture, du rôle pédagogique d’Internet et de pourquoi les arabes sont à la mode.

LIRE l'interview complète ici :

https://bit.ly/2IlGJ8K

https://www.instagram.com/aladdine3000/

05.05.2020 - Laure Gremion, Alix Szijarto - Rong Design Library X Pro Helvetia Shanghai Residency program (Hangzhou, China)
DI
EXECAL, Association - Expires 31.12.2020
We are glad to announce the finalists selected for the 2019-2020 Rong Design Library X Pro Helvetia Shanghai Residency Program. Upon joint discussion between Pro Helvetia design department and the library founder Zhang Lei, we chose to award the following four designers, Laure Gremion [ECAL alumna, BA-DI 2012], Joel Hügli, Karin Lorez (WEER), and Alix Szijarto [ECAL alumna, BA-DI 2017] with the residency.

LAURE GREMION
www.lauregremion.ch
Product Design, May 2020

Laure Gremion is a product designer born in Neuchâtel, Switzerland. After her studies at ECAL and Design Academy Eindhoven, she gained professional experience by working for Atelier Oï, designer Hector Serrano in Valencia and Unisto AG in St. Gallen. She currently works between Lausanne and Neuchâtel.

Driven by challenges and discoveries, Laure Gremion likes to stretch her limits by tackling complex and manifold subjects. Collaborations with professionals from technical backgrounds allow her to spice up her creations. Her projects led her to a 4-month residency at Swatch Art Peace Hotel in Shanghai in 2016. In addition, her work has been exhibited at various international events including the Salone del Mobile in Milan, Blickfang Selected and the World Economic Forum. In 2018, she won the Formforum Masterpiece prize for her chandelier «Céleste».

In China, she is eager to explore calligraphy paper in combination with her recent paper cutting project «Cactus», developing products such as curtains, window shades or lighting projects.

ALIX SZIJARTO
www.alix-s.net
Industrial & Product Design, September 2020

Alix Szijartois, born in 1994, is a Swiss designer currently working between London (UK) and Vevey (CH). After a bachelor degree with honour in Industrial & Product Design at ECAL/Ecole Cantonale d‘Art de Lausanne in 2017, she has worked with Doshi Levien and Barber & Osgerby on various light, furniture, textile and scenography projects while continuing to develop her personal projects. She aims at creating innovative objects using the best of man’s hand and machine abilities, challenging the constraints of materials and production processes. Curious and mindful of people’s daily life, she enjoys working on a wide range of projects exploring interactions between behaviour, form and function.

During her residency, she would like to continue to probe the limits between industry and craft, shape and function through studying traditional dyeing techniques and ceramic extrusion. The result of this residency will be a collection of everyday objects, celebrating the plurality of traditional fine craftmanship and innovative contemporary design.


RONG DESIGN LIBRARY RESIDENCY PROGRAM
This Residency Program is co-initiated by Rong Design Library and Pro Helvetia Shanghai, Swiss Arts Council. Rong Design Library is the first traditional material library in China. For the past five years, the library has invited 30 designers from more than 10 countries to avail the residency in a village near Hangzhou, China. The cooperation with Pro Helvetia Shanghai is a special project that falls under the umbrella of this residency program. The objective is to create a critical learning environment to stimulate the discovery and rethinking between traditional crafts and contemporary design. It offers residents opportunities to exchange, experience, devote time to their design practice within a dynamic and vibrant environment by cooperating with local artisans.

Pro Helvetia Shanghai will support these four selected Swiss designers to become Rong Design Library’s resident for the period 2019-2020. The candidates will be able to research and study Chinese traditional handicrafts and materials (bamboo, silk, mud, copper, paper, etc.), and combine the learnt techniques with contemporary design. The designers will benefit from visits to crafts workshops, networking opportunities, database resources from the design library, one local assistant, and advisory support from the co-founders of the library.

https://designswitzerland.ch/2019/10/17/rong-design-library-portraits-of-the-selected-designers/

http://www.designlibrary.cn

05.05.2020 - ➼ Revue de presse ECAL (archives) = ECAL press releases (archives)
Tous
EXECAL, Association - Expires 30.06.2026
Vous pouvez suivre et trouver les articles de presse consacrés à des alumni, à partir des archives ECAL datant de 2013.
https://www.ecal.ch/fr/1061/news-presse/revue-de-presse

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You can follow and find press articles about alumni from the ECAL archives since 2013.
https://www.ecal.ch/en/1061/news-press/press-releases

01.05.2020 - Qui est Julie Richoz, la designer sélectionnée pour les « Rising Talents Awards » ?
DI
EXECAL, Association - Expires 30.09.2020
Les cinq créateurs et le duo sélectionnés pour les « Rising Talents Awards » créent l’événement au salon Maison & Objet 2020. Une nouvelle génération hexagonale prometteuse, soutenue par de prestigieux parrains dont nous sommes allés recueillir les avis bienveillants. Rencontre.

D’abord assistante du designer Pierre Charpin, après avoir remporté son diplôme de l’Ecole cantonale d’art de Lausanne (Ecal), cette Franco-Suisse de 29 ans a créé son propre studio en 2012. Elle collabore avec les galeries Kreo à Paris et Libby Sellers à Londres. Son nom est déjà bien connu dans le monde du design à travers ses nombreuses créations pour les enseignes Tectona, Alessi, Louis Poulsen… « J’aime la simplicité sans être simpliste et je porte une attention particulière à la transformation de la matière », souligne Julie Richoz. Pour lalampe « Dyade » aux allures de mobile, elle a choisi le Corian sur lequel se réfléchit la lumière d’un anneau de Led. Les vases « Joliette », conçus en partenariat avec le Centre international de recherche sur le verre et les arts plastiques de Marseille (Cirva), associent, eux, le verre soufflé au verre thermoformé.

LIRE la suite de l'article paru dans Elle Décoration (20.4.2020) ici :

https://www.elle.fr/Deco/Reportages/Les-pros/Maison-Objet-Qui-est-Julie-Richoz-la-designer-selectionnee-pour-les-Rising-Talents-Awards-3831257

http://www.julierichoz.com

01.05.2020 - INT studio (David Colombini, Laura Perrenoud, Marc Dubois) présente «LCD Remote» pour (re)découvrir les collections du mudac et de l'Elysée
MID
EXECAL, Association - Expires 30.09.2020
L’Élysée et le Mudac se parcourent virtuellement, grâce aux couleurs

Le studio lausannois INT présente «LCD Remote», permettant de (re)découvrir les collections des deux musées.

On l’avait aperçu brièvement lors du week-end d’ouverture du MCBA, sur le nouveau site Plateforme10. L’installation «LCD», du studio lausannois INT – seconde structure du groupe Fragmentin, composée de David Colombini, Laura Perrenoud et Marc Dubois, lauréats en 2019 du Prix du rayonnement de la Fondation vaudoise pour la culture – aurait dû officiellement être inaugurée le 13 mars dernier, dans les arcades du quartier des arts.

Elle permettait de parcourir, en parallèle sur deux écrans, les collections du Musée de l’Élysée et du Mudac. Le visiteur choisissait librement une couleur sur un large cercle chromatique placé au-dessus de lui, pour révéler en même temps deux œuvres de la même teinte, appartenant aux deux institutions.

Coronavirus oblige, l’équipe n’a pas perdu le nord et vient de mettre en place, en un temps record, «LCD Remote», une version en ligne du projet, sur lcd.plateforme10.ch. Le résultat est hypnotique: on se laisse guider un peu sans but précis, parmi un millier de photographies et d’objets design, en cliquant quelque part sur l’arc-en-ciel virtuel, à droite de la fenêtre centrale.

Derrière les deux images principales, d’autres œuvres proches de la gamme chromatique forment une mosaïque. Et semblent attendre leur tour: il faudra bien faire son choix pour tomber dessus, tant les possibilités sont nombreuses.

«LCD Remote» surprend par les liens qui se tissent entre des pièces a priori radicalement opposées. Personne n’aurait l’idée de présenter conjointement une photographie de Sam Shaw, datant de 1957, avec Marilyn Monroe et Arthur Miller qui s’échappent en voiture, et une installation en verre d’un artiste inconnu comme «Headed Round The Cape» (2010).

Dépassant la première impression, les correspondances surgissent au-delà du choix chromatique. Le regard de l’actrice, rêveur et complice avec le photographe, répond à la légèreté de l’objet anonyme, dont la fonction paraît aussi abstraite que poétique.

Parfois, il suffit d’un heureux hasard pour percevoir autrement une parcelle du monde.

Article paru dans 24 Heures (23.04.2020)

https://www.24heures.ch/culture/arts-visuels/elysee-mudac-parcourent-virtuellement-grce-couleurs/story/24857428

http://lcd.plateforme10.ch

28.04.2020 - Carmen Grange & Margot Reymond se mesurent au coronavirus avec leur start-up BREEZ
DI
EXECAL, Association - Expires 30.09.2020
Les filles de l'équipe de Breez — Carmen Grange, Gaëlle Rey-Bellet, Margot Reymond et Hao Xu, qui vit à Shanghaï — ont recyclé leur savoir-faire pour adapter leur masque à la demande liée au virus. Leur modèle, avec deux types d’attaches différentes, tailles enfants et adultes, est un système à trois couches de tissu avec une partie molletonnée qui fait «barrière» pour un usage public. Design, il est certes moins technique que le masque antipollution prévu avec filtres au charbon et joint hermétique — produit en Chine —, qui protège aussi des pollens et des bactéries.

Mais le masque de pandémie, lavable à 60 ou 90 degrés, doit être produit en Suisse ou en Europe dès ces prochaines semaines et vendu au prix de 15 à 20 francs dans des magasins et via internet. Breez, qui travaille entre Yverdon (HEIG-VD) et les Ateliers de Renens, dans les locaux du master de science HES-SO (Innokick), compte trouver rapidement une entreprise capable de produire 500 masques par semaine. Un packaging spécial d’hygiène sanitaire est prévu.

Carmen Grange et Margot Reymond sont toutes deux diplômées de l'ECAL en Bachelor Design industriel en 2017.
Image: Olivier Vogelsang (24 Heures)

LIRE l'article complet paru dans 24 Heures (27 avril 2020) :

https://www.24heures.ch/economie/entreprises/Test-grandeur-nature-avant-de-produire-des-masques-antipollution/story/18099078

https://www.breez.ch

27.04.2020 - Sylvain Aebischer : SAMI Services et atelier pour la musique indépendante (La Verrerie)
CV, DI, Autre
EXECAL, Association - Expires 30.09.2020
SAMI est une association à but non lucratif basée entre Bulle et Vevey dont les prestations ont pour objectif de proposer une solution locale afin de faciliter la concrétisation et la valorisation de projets créatifs liés aux musiques indépendantes.

Située dans l’ancien Torpedo Institut de Jean Tinguely, cette plate-forme «DIY» et polyvalente offre la possibilité de travailler en direct et localement à un prix bas mais juste, adapté aux moyens du milieu.

Ce projet évolutif est dirigé par le bon sens pratique et l’intégrité artistique.

Prestations
- Sérigraphie
- Petite production
- Design
- Events
- Réseautage
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SAMI a été imaginé depuis 2017 puis fondé en 2019 comme un atelier idéal qui permette de partager ce qui m’intéresse le plus:

Trouver des solutions créatives et les fabriquer soi-même, si possible liées à la musique et si possible tous les jours.
C’est encore mieux quand tout ça est ludique, intelligent, éthique et partagé avec des personnes qui ont les mêmes envies.

Je suis Designer industriel & multimedia, musicien autodidacte (Darius, Dallas-Arbiter), chargé de production au Nouveau Monde et tout ça me sert au quotidien dans ce projet.

– Sylvain Aebischer –
[Diplômé ECAL, Bachelor Design industriel, 2013]

http://www.samiandco.ch/fr/

24.04.2020 - Julia Bünter : «Fiancées», des questions et des émotions avant le grand saut
CI
EXECAL, Association - Expires 31.08.2020
Dans la vie d’une femme, les semaines qui précèdent un mariage sont une période riche en émotions nouvelles, une période d’excitation, d’exaltation, de rêves, mais aussi de stress et parfois de doutes. Pour son premier long métrage, la jeune réalisatrice romande Julia Bünter, diplômée de l’ECAL (Ecole cantonale d’art de Lausanne), a choisi d’accompagner dans une démarche de cinéma direct trois jeunes Egyptiennes s’apprêtant à faire le grand saut.

Randa rêve, une fois mariée, d’ouvrir un grand studio de photographie; elle est musulmane, n’a pas enlevé son foulard devant quelqu’un depuis dix ans et appréhende le moment où elle se présentera nue devant Abdelrahman. Marize est chrétienne; elle suite des cours de préparation au mariage où sont également abordées les questions liées à la sexualité. Car pour elle et Ramy, une union nuptiale passe aussi par une relation déculpabilisée aux plaisirs de la chair. Batool, enfin, est comme son amoureux Bassam comédienne; le couple est le symbole d’une jeunesse égyptienne post-Printemps arabe. Il est à la fois moderne et fragile.

Une certaine universalité

Fiancées est un documentaire formidable. A la fois proche de ses personnages mais sans jamais se faire intrusive, la caméra de Julia Bünter ausculte avec beaucoup de sensibilité les états d’âme des trois futures épouses qui, tout en étant profondément ancrées dans leur société, portent à travers leurs parcours une certaine universalité. Dévoilé en avril 2019 à Nyon dans le cadre de Visions du Réel, le film a ensuite été salué par les festivals de Tirana (Prix du meilleur documentaire) et Bombay (Prix du meilleur montage).

Sorti dans les salles romandes quelques jours avant leur fermeture, il fait partie de ces œuvres fragiles rendues invisibles par la pandémie. Mais fort heureusement, Fiancées est aujourd’hui visible sur la plateforme de streaming Cinefile.ch, qui propose un vaste catalogue de titres qu’on peut louer à l’unité, mais aussi un avantageux abonnement (9 francs par mois pour 99 films par année) mettant régulièrement à disposition de nouveaux contenus, comme actuellement un cycle Eric Rohmer. A noter également que le site, comme d’autres, a mis en place un système de soutien aux salles indépendantes – elles sont actuellement environ 25 à proposer leurs coups de cœur.

«Fiancées», de Julia Bünter (Suisse, 2019), 1h20. Disponible en vidéo à la demande sur le site Cinefile.

https://www.letemps.ch/culture/fiancees-questions-emotions-grand-saut

https://fr.cinefile.ch/movie/24414-fiancées?streaming

24.04.2020 - Elio Panese et Iskander Guetta : Post-COVID-19, les modes de production refaçonnés par l’inventivité sociale
DI
EXECAL, Association - Expires 31.08.2020
Article cosigné par Iskander Guetta, designer industriel.

La situation dans laquelle la crise du coronavirus (COVID-19) a plongé nos sociétés constitue un laboratoire social particulièrement intéressant. Face aux changements sans précédents dans nos habitudes qu’ont constitué l’inaccessibilité de certains produits et services, la fermeture de la plupart des surfaces commerciales ou la mise au chômage technique dans de nombreux corps de métier, la société fait preuve d’une impressionnante résilience collective. La réorganisation rapide des individus ainsi que l’invention de nouvelles formes de productivités autonomes et solidaires afin de pallier le manque de ressources et services que fournissent habituellement les industries constituent des initiatives sociales d’une créativité remarquable.

Mais à l’heure où certains pays comme la Suisse entament une reprise progressive de leurs activités économiques, on remarque la volonté d’une grande partie des milieux économiques et de la droite ultralibérale de faire redémarrer l’économie sur le même modèle de l’avant-crise, écartant ainsi ces innovations sociales au bénéfice d’un retour au business as usual. Pourtant, cette crise a encore une fois levé le voile sur les graves limites du système économique capitaliste et de son mode de production. En plus de son impact social et environnemental néfaste déjà bien connu, son incapacité à faire face à la demande urgente de produits sanitaires essentiels et la mise à l’épreuve ratée de « sa faculté d’adaptation en cas de modification brutale de la situation » ont été flagrants.

Il est utile de rappeler que le sens étymologique de « crise » est « décider », « faire un choix ». En médecine, il qualifie la phase décisive d’une maladie pendant laquelle il est encore possible d’intervenir pour guérir le patient, à condition de prendre des décisions réfléchies. [1] Étymologiquement, crise (krisis) a la même racine que critique (kritikos, de krinein). Les deux termes sont liés; la critique consisterait donc à porter un jugement dans des situations de crises afin d’orienter le cours des choses.

La crise induite par le COVID-19 constitue donc une phase décisive qui nous donne l’occasion de réfléchir et de porter un jugement sur la situation afin d’intervenir et d’apporter les changements nécessaires à un système économique dont la crise révèle les limites. Nous appelons ici, comme beaucoup le font ailleurs, à tirer quelques leçons et à utiliser ce moment critique pour penser l’après-COVID-19 et éviter la reprise irréfléchie de l’économie sur le modèle d’avant-crise.

LIRE la suite de l'article publié sur le blog d'Elio Panese le 21 avril 2020 :

https://blogs.letemps.ch/elio-panese/2020/04/21/covid-19-modes-de-production-refaconnes-inventivite-sociale/

21.04.2020 - Meili Gernet - Lauréate d'un concours de dessins
DG
EXECAL, Association - Expires 31.08.2020
Suite à la fermeture temporaire de l’exposition Liberté d’impression, le Musée des beaux-arts du Locle (MBAL) et Le Temps lançaient il y a trois semaines, à l’instigation du dessinateur Patrick Chappatte, un grand concours de caricatures. Ouvert à tous et divisé en deux catégories (enfants jusqu’à 13 ans, adultes et adolescents), il a rencontré un vif succès.

Composé de deux collaboratrices du MBAL (Séverine Cattin et Morgane Paillard), de trois dessinateurs de presse (Chappatte du Temps, Vincent l’Epée d’Arcinfo et Herrmann de la Tribune de Genève) et d’un journaliste du Temps (Stéphane Gobbo), le jury a été impressionné par la diversité des approches thématiques et graphiques, lui permettant ainsi d’élaborer un palmarès varié – avec l’ajout de deux mentions spéciales. Outre leur publication dans le quotidien, les dessins retenus seront exposés au musée lors de sa réouverture. Parmi les prix figuraient également des livres et carnets de dessins dédicacés par Chappatte, des entrées au MBAL ainsi que des boîtes de crayons de couleur.

Adultes et adolescents – 2e prix
Meili Gernet, 30 ans, Lausanne

De par son format original et la vivacité de son trait, ce strip en 13 cases (dont nous ne montrons ici qu’un extrait) à l’élégante approche chromatique amène une narration plus lente, à l’image des rythmes de vie ralentis au temps du confinement.

https://www.letemps.ch/culture/temps-coronavirus-laureats-concours-dessin

https://www.maou.ch/fr/

18.04.2020 - Nicolas Haeni - A corner of home
PH
EXECAL, Association - Expires 31.08.2020
In the days that have passed and the days that are to come, we'll all be spending more time indoors. A Corner of Home collects photographic studies and new works made by artists in their immediate environments; small snapshots of the impulse to create.

Edited by Trine Stephensen and Joanna Cresswell

1. Where are you living at the moment and how has that environment shaped you creatively? Can you tell us about a favourite detail of this place and why?

I’m staying at my girlfriend’s place in Lausanne. I usually live in Paris but I escaped to Switzerland as soon as the lockdown started in France to be with my family. These days the whole apartment has become my studio. It is a nice, cozy flat, and I'm discovering every one of its corners; looking for objects that inspire me, and for ideas of installations.

2. How have you looked at the materials of home differently in the past weeks? Are there parts of it that have revealed themselves to you in new ways?

I'm looking at materials and objects around me the way I usually do. I've always been obsessed with everyday objects, because they tell stories about human habits. When I'm using an object for a picture, I'm using something that belongs to somebody and that has been eroded by them, so that becomes unique. Basically, I'm talking about people through their own objects. Of course some items are more interesting because of their shape, colour, strangeness and appeal to be a picture. I like to think that by using them for my sculptures, I give them another function or personality.

3. Tell us about how you’ve been using photography lately? What are you making or putting in front of the lens?

These last few days I’ve been working on a project I started since the beginning of my quarantine. It's called One sculpture a day keeps the virus away. The principle is to only use objects that I find at my girlfriend’s place and make one installation per day that I document by taking a photo and a video. The restrictions that the virus imposes on me fit well with my personal work and force me to be more creative, which is really exciting. Moreover, since I have a limited time to build the sculpture, it encourages me to be more spontaneous and reagent.

http://www.acornerwith.com/a-corner-of-home#/a-corner-of-home-nicolas-haeni

https://www.instagram.com/nicolashaeni/

18.04.2020 - Pour Sébastien Mettraux, en art, «il n’y a que deux thèmes: la vie et la mort»
AV
EXECAL, Association - Expires 31.08.2020
Le peintre, graveur et sculpteur vallorbier trouve l’inspiration dans le génie industriel nord-vaudois. Célébrant les noces de l’artifice et de la nature, il fait dialoguer le présent et le passé, révèle la poésie des objets et l’âme de la Suisse.

Les structures diaphanes auxquelles s’accrochent des aéronefs sont celles de Calvani, une Cité obscure de Schuiten et Peeters. Plongeant au cœur de cet enchâssement de serres gigantesques, on découvre le ballet immuable des engrenages. Une roue crantée tombe dans la nuit, provoquant un fiat lux diffus qui croît en embryon de filaments végétaux. De ce polype vert émerge une tige portant une modeste fleur rouge. Elle s’élève vers les charpentes métalliques dans l’accord éternellement recommencé de l’artifice et de la nature.

Présentée à la Maison d’Ailleurs dans le cadre de l’exposition Mondes (im)parfaits, cette installation numérique a été créée par le peintre, graveur et sculpteur Sébastien Mettraux. Passionné de mécanique et de biologique, il vit et travaille dans la gare de Vallorbe (VD). Ses fenêtres s’ouvrent sur de verts vallonnements; elles sont situées sous la monumentale horloge CFF, parfait symbole pour un créateur que le temps fascine et qui a fait du design de montres.

Sébastien Mettraux est né et a grandi à Vallorbe, «lieu atypique entièrement construit autour de l’industrie». Il y avait du minerai de fer, des forêts susceptibles d’alimenter une trentaine de hauts fourneaux. L’histoire métallurgique de la région détermine son œuvre.

Suite de l'article paru dans Le Temps (13.03.2020) :

https://www.letemps.ch/culture/sebastien-mettraux-art-ny-deux-themes-vie-mort

http://www.sebastien-mettraux.ch

18.04.2020 - Marko Stevic 'Tutti a casa' (portfolio photos)
PH
EXECAL, Association - Expires 31.08.2020
Un témoignage "Tutti a casa"

Portfolio - Les Lausannois n’ont jamais été aussi nombreux aux fenêtres et aux balcons. Le photographe Marko Stevic est parti à leur rencontre. De loin.

Se balader au gré des rencontres pour mettre en image l’être humain dans son espace architectural: Marko Stevic, 33 ans, en a fait son cheval de bataille depuis de nombreuses années. Bien avant sa formation à l’École cantonale d’art de Lausanne, le photographe a arpenté les rues de son enfance, dans le quartier de la Blancherie, à Chavannes-près-Renens, témoignant du quotidien des voisins ou d’inconnus. Avant le retour aux origines familiales: son père, Zarko, et sa mère, Liliana, sont arrivés de Serbie, il y a plus de quarante ans. Belgrade sera le sujet du travail de diplôme qu’il défend en 2011: le fils unique retrouve des proches connus durant les vacances et se laisse porter par le hasard. «L’architecture est à la fois belle et moche, explique Marko Stevic. Ma grand-mère habite d’ailleurs toujours dans un imposant immeuble à l’allure soviétique. Dans toutes mes photographies, je cherche à capter les contrastes entre les gens et les blocs, mais aussi entre la froideur des extérieurs et les décorations lumineuses des appartements.»

Suite de l'article paru dans 24 Heures (27.03.2020) :

https://www.24heures.ch/culture/arts-visuels/temoignage-tutti-casa/story/25465811

https://www.marko-stevic.ch/gallery/tutti-a-casa/

03.04.2020 - Le documentaire ‘’Sous la peau’’ de Robin Harsch, une ode à la tolérance
CI
EXECAL, Association - Expires 31.10.2020
Dans son documentaire Sous la peau, Robin Harsch [diplômé ECAL en cinéma, 2003] aborde de manière frontale et profondément intime le sujet encore assez peu évoqué de la transidentité. Cette dernière ne se manifeste pas obligatoirement par un besoin de changer de sexe ; ce qui est en jeu, c’est l’identité de genre, à savoir la façon dont la société perçoit quelqu’un comme masculin ou féminin. Une personne transgenre a été, comme tout le monde, assignée à un des deux genres dès sa naissance, mais se vit comme appartenant à l’autre. La transition leur permet de devenir à part entière un homme quand on est femme, ou une femme quand on est homme, ce qui implique un bouleversement profond et global de son être. Tandis que j’emploie assez naïvement durant notre interview des mots comme ‘désir’ ou ‘envie’ pour décrire ces jeunes, Robin Harsch me reprend très vite en précisant que « ce qu’il faut comprendre et ce que j’ai compris en faisant le film, c’est que ce n’est pas un désir, c’est un besoin. Ils sont nés comme ça, ce n’est pas une lubie, dès 4-5 ans ils ressentaient ça sans mettre de mot dessus. Ce n’est vraiment pas un choix. Ils détestent quand on dit « changement de sexe », parce que ça ne touche pas à l’essentiel, l’essentiel c’est le genre, c’est être un homme ou femme, ce qui est bien plus profond. »

Le cinéaste genevois a suivi trois jeunes durant les mois décisifs de leur transition. C’est au Refuge Genève, un espace d’accueil pour des jeunes LGBTIQ+ dans le besoin, qu’il les a d’abord rencontrés. Ils y reçoivent un soutien affectif, une présence, une écoute, par des personnes qui connaissent, l’ayant elles-mêmes vécues, le chemin tumultueux de la transition de genre.
(...)

https://epic-magazine.ch/sous-la-peau-robin-harsch-se-fond-dans-lintimite-du-genre/

https://www.rts.ch/play/tv/12h45/video/le-documentaire-sous-la-peau-du-realisateur-genevois-robin-harsch-une-ode-a-la-tolerance?id=11160066

https://vimeo.com/369841688

10.03.2020 - ➼ P. Egger, J. Vacheron, L. Archer: Digital Strategies in Genre-Defining Magazines (DSGDM) [Long term reference]
CV
EXECAL, Association - Expires 30.04.2030
Digital Strategies in Genre-Defining Magazines is a research initiated by the Master in Art Direction at ECAL and led by Philippe Egger, Joël Vacheron and Luke Archer. The project took place over a series of workshops, conferences and interviews between the autumn semester of 2013 and the spring semester of 2015.

DSGDM starts out from the observation that magazine production has undergone unprecedented growth since the 2000s, particularly in niche topics. Many of these genre-defining magazines developed their own approaches to a digital counterpart of the printed version, which often vary vastly, sometimes being led by a photographic approach, sometimes a graphic approach or alternatively a user experience approach. DSGDM focuses on these strategies, with the aim of creating an overview of the landscape of digital publishing. It also tries to identify the various roles within this landscape so that students may better place their own practice in this complex field.

Furthermore, leading figures from within the field of digital publishing, each with a specific practice, were invited to work with the students to explore new digital strategies for genre-defining magazines and beyond. At once a research report, an educational tool and an experimental platform, this website highlights these different approaches while offering a range of resources and original strategies.

The context of this project, that of editing and designing magazines, stems from the fact that it best describes the multi-facetted fields explored within the Art Direction master. The term “genre-defining magazines” derives from the exhibition titled "Paper Weight: Genre-defining magazines, 2000 to Now" at Haus der Kunst, which was one of the first comprehensive and defining events to highlight the re-emergence of independent publishing in recent years.

GUEST LECTURERS
Anthon Astrom
Laurenz Brunner
Jason Evans
Marc Kremers
Dan Michaelson
Alan Woo
Lukas Zimmer

PARTICIPANTS
Daniel Aires de Sena, Kim Andenmatten, Leonardo Azzolini, Sylvain Esposito, Maria Guta, Larissa Kasper, Laurence Kubski, Namsa Leuba, Eric Loizzo, Jessica Mantel, Jana Neff, Michaël Teixeira, Kyoungtae Kim, Maria Trofimova, Loris Olivier, Johannes Bauer, Sabina Vera Bösch, Christelle Boulé, Dmitry Bukreev, Ricardo Ferrol, Tobias Holzmann, Simon Mager, Charlotte Marcodini, Nicolas Polli, Jagoda Wisniewska, Heejae Yang

THEMES
The programme is divided into five parts, each focusing on a different aspect of design, image production and user experience. These themes are explored through workshops, interviews and critical tools.

COLOPHON
Researchers:
Philippe Egger
Joël Vacheron
Luke Archer

Header images:
MAAD Team

Portraits and workshop images:
Prune Simon-Vermot

Texts:
Joël Vacheron
Philippe Egger
Luke Archer

Interviews:
Joël Vacheron

Proofreading and translation:
Letizia Monti

Website design:
Philippe Egger
Luke Archer (Omnigroup)

Website programming:
Luke Archer (Omnigroup)

Typeface:
Terrazzo (ecal-typefaces)

Director:
Alexis Georgacopoulos

R&D supervisor:
Luc Bergeron

http://digital-strategies.ma-ad.ch

04.03.2020 - Julia Bünter : projection de son film "Fiancées" - Zinéma (Lausanne) 12 mars
CI
EXECAL, Association - Expires 31.08.2020
Projection Fiancées en présence de la cinéaste au Zinéma (Lausanne)
Jeudi 12 mars 2020, 20:00-23:00

VOIR détail dans le 2e lien web Facebook (tout en bas).
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Julia Bünter éclate de rire. Non, la cinéaste genevoise n’a pas suivi un grand amour au Caire, ni même traqué là-bas quelque aïeul perdu.

Après avoir accompli ses études à l’ECAL, et notamment un mémorable film de diplôme [en 2014], «Jour J» sur une femme qui veut avoir un orgasme avant 30 ans, la cinéaste a pourtant vécu trois ans dans la grouillante mégapole égyptienne. Comme ces voluptueux élixirs orientaux dont le sillage entête, la fréquentation au quotidien de presque trentenaires, comme elle, a modelé «Fiancées».

En attente d’officialisation, Batool et Bassam, comédiens, se dévoilent en répétition sur une scène, se déchirent comme un vieux couple dans sa cuisine. Marize et Ramy, chrétiens aisés, abattent le parcours classique, de la visite médicale au banquet nuptial. Randa et Abdelrahman, musulmans pratiquants, questionnent le règlement marital, l’égalité au sein du couple ou même l’usage du voile.

Tous se rejoignent sur l’envie de s’envoler du nid. «Soit trouver un appartement, sinon c’est impossible de se marier. Une vraie galère dans cette ville surpeuplée!»
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LIRE l'article complet paru dans 24 Heures (4 mars 2020) dans le 1er lien web plus bas.
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FIANCÉES follows the path of three women towards marriage. While capturing this turning point, the film draws a portrait of Cairo’s modern society, in which today's generation must face the pressure of unshakable tradition and their own desire for greater freedom.

Cairo, a city of more than 20 million people, has recently gone through multiple political, cultural and economic upheavals, forcing Egyptian society to reinvent itself. In this unstable context, FIANCÉES is an immersion into the daily lives of young Egyptians on the long path towards marriage.

Batool and Bassam are aspiring actors struggling to maintain a balance in their relationship. The wait for an apartment and their family’s pressure are weakening their harmony.
Marize and Ramy are Christians that have privileged backgrounds. Their dream is a perfect marriage and access to sexuality. They want to use contraception while following the traditions imposed by religion. They represent the youth that is both influenced by the western and traditional world.
Randa and Abdelrahman have a Muslim traditional background and wish for more freedom in their daily lives. Randa's claims about gender equality collide with the beliefs of Egyptian society.

http://www.fianceeslefilm.ch

https://www.24heures.ch/culture/cinema/fiancees-ailleurs/story/23874434

https://www.facebook.com/events/201597597573515/

29.02.2020 - Miguel Arjona: Zona Maco, un escaparate internacional para los estudiantes del Tec (Mexico city)
DI
EXECAL, Association - Expires 31.07.2020
Vivencia profesional fuera del aula, un objetivo del Tec

La Escuela de Arquitectura, Arte y Diseño tiene como meta que los estudiantes, al graduarse, cuenten con un portafolio sólido y experiencia exponiendo en foros profesionales.

“Los chicos se encuentran en un panorama en el cual ellos pueden tener esta vivencia de poder comercializar en un ambiente mercantil de diseño” señala Miguel Arjona, director de la carrera Diseño Industrial en campus Ciudad de México.

“Es un orgullo, siento que este es el primer paso para continuar con mi carrera, siendo estudiante y también como profesionista” dijo Patricio Serrano tras vender su primer pieza: Incensario.

La exposición, ubicada en el booth D218 de Zona Maco, fue presentada hasta el 9 de febrero en el Centro Citi Banamex.
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Professional experience outside the classroom, an objective of the Tec

The School of Architecture, Art and Design has as a goal that students, upon graduation, have a solid portfolio and experience exhibiting in professional forums.

"The young students are in a scenario in which they can have this experience of being able to market in a commercial design environment," says Miguel Arjona, director of the Industrial Design career at the Mexico City campus.

"It's a pride, I feel that this is the first step to continue my career, being a student and also as a professional," said Patricio Serrano after selling his first piece: Incense.

The exhibition, located in booth D218 in Zona Maco, was presented until February 9th at Centro Citi Banamex.
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Miguel Ángel González Arjona

Product designer based in Mexico City; his interest on the paradoxical perception of quality and the social evolution of dignified daily use products lead him to hold a Master of Advanced Studies on Design for Luxury and Craftsmanship at the École Cantonale d’Art de Lausanne (ECAL), in Switzerland in 2017.

Fundamental human reactions to the unexpected such as contemplation, prediction and amazement are his main exploratory interests to develop products that induce alternative ways of appreciation of things, adding new values to what could be considered ordinary.

This project was also developed with the Director of Department, Moisés Hernández, who also graduated from ECAL in Master's programme in Product Design in 2013.

https://tec.mx/es/noticias/estado-de-mexico/educacion/zona-maco-un-escaparate-internacional-para-los-estudiantes-del

https://www.miguelarjona.com

19.02.2020 - PASTOR/PLACZEK : ENTRE ART DIGITAL ET DESIGN SPÉCULATIF - LE POINT CONTEMPORAIN
AV, MID
Courtinat, Mélanie - Expires 31.01.2022
Lancé fin 2017, le studio Pastor/Placzek fondé par Mélanie Courtinat et Quentin Dubret produit des expériences digitales qui dissèquent les frontières entre virtuel et réel. Qu’il s’agisse de projets artistiques ou commerciaux, leur processus créatif est nourri par une approche du design interactif, de la réalité virtuelle (VR), augmentée (AR) et mixte (XR) super-singulière. En questionnant les particularités techniques et narratives de ces outils, ils participent activement à la médiation et à la pérennisation de ces médiums encore parfois appréhendés et stigmatisés par le milieu institutionnel des arts.

[...]
Vous utilisez principalement la VR, AR et XR. Y a-t-il une raison particulière qui vous a poussé à choisir ces médiums pour créer? Que vous permettent-ils que des médiums plus classiques ne vous permettent pas ?

Quentin: Le choix s’est fait naturellement en raison des libertés qu’offrent ces médiums. On a la chance de pouvoir réfléchir à des expériences qui s’appuient sur des technologies nouvelles et qui nécessitent de repenser les standards en terme de narration, de représentation et tout simplement de perception. On utilise notamment la VR ou l’AR non pas comme des fins en soi, mais comme des moyens d’anticiper leur convergence vers une réalité mixte. Cela explique notre choix délibéré de ne pas privilégier l’usage d’un médium au détriment d’un autre, mais de les exploiter dans une même direction.

Mélanie: La perception de l’espace que procure la VR est assez unique, mais la technologie en tant que telle est « lourde » dans le sens ou elle est fatalement en conflit avec son propre contexte. L’AR permet d’altérer la perception de soi voire de l’environnement, mais la surface employée, en l’occurrence un téléphone, est contradictoire avec la notion d’immersion.

Nous ne cherchons donc pas vraiment à évangéliser une technologie en particulier qui justifierait notre pratique, mais nous essayons au contraire de produire une expérience qui insiste sur le caractère immersif, en tenant compte des différentes faiblesses inhérentes aux médiums.

Quentin: En réalité, notre objectif consiste à tenter d’abolir la physicalité des dispositifs interactifs pour reconsidérer ce que l’on définit aujourd’hui comme surfaces.

[...]

Quel est le plus gros défi quand il s’agit de faire disparaître la physicalité lors de la conception d’une expérience interactive et quel est votre processus créatif dans ce cas là ?

Mélanie: C’est le fait de rendre malgré tout l’interaction perceptible qui constitue le principal enjeu. S’il faut considérer la nécessité du dispositif interactif dans toute expérience immersive, il n’est pas pour autant nécessaire de le placer au centre. Une partie de notre travail consiste à explorer les manières de traiter ce dispositif notamment au travers de choix en terme d’UX ou de gameplay pour faire en sorte qu’il soit le plus « liquide » possible lorsqu’on en fait l’expérience, et ce qu’il s’agisse d’un jeu en VR, d’un filtre AR ou d’une installation.

Ce qui compte, c’est que la personne en contact avec l’expérience perçoive immédiatement sa propre idiosyncrasie, qu’elle développe instinctivement une relation, un engagement, au travers de sa propre interaction plutôt qu’on l’oriente sur sa façon d’interagir, qu’on explicite ce principe par l’ajout d’un dispositif supplémentaire.

http://pointcontemporain.com/pastor-placzek-entre-art-digital-et-design-speculatif/

11.12.2019 - Mélanie courtinat: Pastor/Placzek questions the notion of surface through its interaction design work
MID
EXECAL, Association - Expires 30.09.2020
Interaction designer Mélanie Courtinat [ECAL graduate in Media & Interaction Design, 2017] and creative director Quentin Dubret immediately started working together after first meeting in late 2017, forming the Paris-based creative studio Pastor/Placzek. “We realised we shared the same views on the use of technology and interactions in digital arts,” the studio tells It’s Nice That. “Working with technology allows us to explore and experience an in-between state where the ‘realness’ is digitally altered,” the studio explains.

Having worked with brands like Dolce & Gabbana and on artistic projects with make-up artist Cupid’s Vault, the studio’s goal is to focus on what it calls “liquid interactivity” in their projects. The studio’s first interactive VR project, I Never Promised You a Garden, turned into a manifesto about interactivity. At its core, although interaction design has become more widely utilised in a range of creative and immersive projects, many of these forays into digital reality projects are still highly device-dependent.

Full article published by It's Nice That: link below.

Photo: Pastor/Placzek: Dolce & Gabbana

https://www.itsnicethat.com/articles/pastor-placzek-digital-241019

https://pastorplaczek.com

11.12.2019 - Amélie Demay : Club Savonnettes
DI
EXECAL, Association - Expires 31.01.2025
CLUB SAVONNETTES

Il vous manque un cadeau d'anniversaire ? Le CLUB SAVONNETTES est là !
Offrez un savon, 100% naturel, entièrement fait main, cruelty free (ce sont les potes qui testent).

Au choix :
MARLA, se coince entre les doigts comme une bague, parfaite pour un savon main.
TYLER, se grippe comme un point américain ou un gant, idéal pour une douche rapide.
BOB, se roule sur le corps, il masse, il gomme, de quoi buller dans un bon bain.

Prix sur demande, en fonction des frais de port et en édition limitée.
Commande par message : amedemay@gmail.com
ou via mon site : www.ameliedemay.com

[Amélie Demay a obtenu son Bachelor en Design industriel et de produits à l'ECAL en 2018]

https://www.ameliedemay.com/club-savonnettes

https://www.instagram.com/amelie_demay/

02.12.2019 - Alex Tran : pneumoscope primé au concours 'Challenge Innovation by Design'
DI
EXECAL, Association - Expires 30.09.2020
Renens se positionne fermement comme un havre pour les designers et les start-up en soutenant une compétition annuelle dont le but est de faire dialoguer ces deux univers. Lancé en 2017 par la Haute École d’ingénierie et de gestion d’Yverdon (HEIG-VD) et par l'ECAL, le challenge Innovation by Design a primé deux équipes composées de créatifs et d’innovateurs, le 19 novembre dernier, pour sa troisième édition.

Désignés ex aequo parmi cinq équipes participantes, les lauréats ont montré qu’ils pouvaient améliorer le design d’un produit en l’espace de quelques jours de collaboration. Les faveurs du jury, composé notamment du syndic de Renens, sont allées à Nebulo Systems, une start-up de l’EPFL qui a fait équipe avec deux designers, Salomé Doucet et Fernando Rivero, pour repenser un appareil qui dégage de la fumée afin de perturber les tentatives de cambriolage.

Dans la seconde équipe gagnante, les designers Alex Tran [diplômé ECAL, BA-DI 2019] et Tiago Neves Dias ont mis leurs compétences au service d’un projet des Hôpitaux universitaires de Genève. Ils ont redessiné un stéthoscope intelligent développé par une équipe de deux médecins et deux ingénieurs. L’appareil permet de capter le son de la respiration de patients et d’aider au diagnostic de maladies pulmonaires grâce à l’intelligence artificielle. «L’utilisation d’un stéthoscope classique demande la compétence d’un médecin pour analyser ces sons. Notre pneumoscope pourra être utilisé par des agents de santé qui n’ont pas cette expertise», explique Alexandre Perez, ingénieur et responsable technique du projet. À terme, l’appareil est destiné en particulier aux pays en développement, mais pourra aussi être utilisé en Suisse, en pharmacie.

«Nous avons développé un prototype purement fonctionnel, mais sans penser à l'interaction entre l’humain et la machine», détaille Alexandre Perez. C’est là que sont intervenus les designers. «Nous avons dû trouver des solutions pour que l’utilisation de l’appareil soit intuitive», explique Alex Tran.
(...)

Image: Pneumoscope / Tiago Neves

Article complet paru dans 24 Heures (29.11.2019) :

https://www.24heures.ch/vaud-regions/lausanne-region/renens-prime-creatifs-boostent-innovation/story/31875851

http://alextran.ch

22.11.2019 - ➼ Louise Paradis : TM RSI SGM 1960-90 RESEARCH ARCHIVE [long term reference]
DG
EXECAL, Association - Expires 31.12.2025
TM RSI SGM 1960-90 RESEARCH ARCHIVE
http://www.tm-research-archive.ch
This website is derived from an exhaustive research within ECAL led by Louise Paradis (2012) on the Typographische Monatsblätter (TM) focusing on the issues from 1960 till 1990.

The Typographische Monatsblätter was one of the most important journals to successfully disseminate the phenomenon of ‘Swiss typography’ to an international audience. With more than 70 years in existence, the journal witnessed significant moments in the history of typography and graphic design. Its contributors include some of the most influential designers.

This project was initiated by Louise Paradis, with the guidance of François Rappo and Roland Früh, as part of her Master degree in Art Direction at the ECAL/University of Art and Design Lausanne, Switzerland. The project continued with the financial support from ECAL and the University of Applied Sciences and Arts Western Switzerland (HES-SO).

Book published by Lars Müller Publishers.

https://www.lars-mueller-publishers.com/30-years-swiss-typographic-discourse-typografische-monatsblätter-0

29.09.2019 - ➼ Prix & distinctions décernés aux alumni ECAL = ECAL Alumni Awards & Distinctions
Tous
EXECAL, Association - Expires 31.12.2025
Vous pouvez suivre et (re)trouver les Prix et distinctions récompensant les alumni, à partir des archives ECAL datant de 2011.
https://www.ecal.ch/fr/1064/news-presse/prix-distinctions

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You can follow and find the Alumni Awards and Distinctions from the ECAL archives since 2011.
https://www.ecal.ch/en/1064/news-press/awards

Photo prétexte : ECAL/Marie Rime